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FRANCE

Affaire Karachi : Takieddine mis en examen pour la troisième fois

Texte par Dépêche

Dernière modification : 24/04/2012

Ex-intermédiaire lors de négociations de contrats d'armement, le businessman franco-libanais Ziad Takieddine a été mis en examen pour la troisième fois dans le cadre de l'affaire Karachi. Cette fois-ci, pour blanchiment de fonds.

AFP - L'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine, depuis des mois au coeur du volet financier de l'affaire Karachi, a été mis en examen une troisième fois dans ce dossier mardi, cette fois pour blanchiment de fonds liés à des contrats d'armement.

Déjà mis en examen en 2011 pour complicité et recel d'abus de biens sociaux et faux témoignage, M. Takieddine a dénoncé "un acharnement ridicule" de la justice estimant suspecte une mise en examen "entre les deux tours de la présidentielle".

"Ma mise en examen est inconstitutionnelle et je ne répondrai plus aux convocations" du juge Renaud van Ruymbeke, a-t-il déclaré en annonçant à la presse cette nouvelle mise en examen, à l'issue à son audition, la troisième depuis début avril.

"Les juges évitent de chercher là où se trouve" le détournement d'argent, a-t-il ajouté, en réitérant ses accusations contre le clan chiraquien qui aurait selon lui détourné 1,5 milliard de francs de commissions liées à des contrats d'armement, après 1995. Il a appelé à "éradiquer" un "système de corruption en place depuis 1995" en France, se prononçant pour le "tout sauf Sarkozy" à l'élection présidentielle.

Les juges Roger Le Loire et Renaud van Ruymbeke enquêtent sur un éventuel détournement de commissions sur des contrats d'armement avec l'Arabie Saoudite (Sawari II) et le Pakistan (Agosta) au profit de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995.

Le 5 avril, ils ont obtenu l'élargissement de leur enquête à de possibles faits de blanchiment aggravé de 1993 à mars 2012, dans un réquisitoire contesté par la défense de M. Takieddine. "Il vise des faits supposés de blanchiment antérieurs à la loi de 1996, il est donc entaché de nullité", a déclaré à l'AFP Me Samia Maktouf, qui veut saisir la chambre de l'instruction de la cour d'appel pour en demander l'annulation.

Maison à Londres


Me Maktouf conteste aussi l'accusation de complicité et recel d'abus de biens sociaux au détriment des deux sociétés, signataires des contrats d'armement, DCNI (Agosta) et Sofresa (Sawari II).

Les commissions versées dans le cadre de ces contrats, légales à l'époque, l'ont été par le Pakistan et l'Arabie saoudite, plaide-t-elle, estimant qu'aucune des infractions dont est accusé M. Takieddine n'est constituée.

Plusieurs commissions rogatoires de 2011 en France et à l'étranger ont mis au jour des mouvements bancaires jugés suspects par les magistrats.

L'enquête suisse fait apparaître en particulier un versement de fonds, lié à des contrats d'armement avec le Pakistan et l'Arabie Saoudite, à partir d'un compte bancaire d'un homme d'affaires libanais, Abdul Rahman El-Assir, sur celui d'un dignitaire koweïtien.

Selon cette enquête, les sommes ont immédiatement été retirées en espèces au bénéfice d'une connaissance commune de MM. El-Assir et Takieddine.

Les juges s'intéressent aussi à 28 millions de francs transférés entre février 1995 et juillet 1996, sur ordre de M. Assir, par le compte de la société Mercor (liée au contrat Agosta), sur celui de la société Fitzroy de M. Takieddine. Ces fonds auraient permis à M. Takieddine d'acheter une maison à Londres, selon un document consulté par l'AFP.

M. Takieddine, qui admet son intervention dans le contrat Sawari II, nie tout rôle avec le Pakistan. Plusieurs témoins ont toutefois affirmé qu'il avait été imposé à la dernière minute, avec M. El-Assir, dans la négociation du contrat Agosta.

Dans ce dossier tentaculaire, l'ex-ministre Renaud Donnedieu de Vabres a également été mis en examen, de même que deux proches de Nicolas Sarkozy, Nicolas Bazire et Thierry Gaubert.

 

Première publication : 24/04/2012

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