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EUROPE

La reine Beatrix demande au gouvernement de dissoudre le Parlement

Texte par Dépêche

Dernière modification : 12/09/2012

Deux jours après l'annonce de la démission du gouvernement du Premier ministre Mark Rutte, la reine Beatrix a demandé la dissolution de la chambre basse du Parlement pour permettre la tenue d'élections législatives le 12 septembre.

REUTERS - La reine Beatrix des Pays-Bas a demandé au Premier ministre Mark Rutte de dissoudre la chambre basse du parlement afin de permettre la tenue d’élections législatives le 12 septembre après l’éclatement de la coalition au pouvoir, incapable de s’entendre sur des mesures d’austérité budgétaire.

Cette décision, annoncée par un communiqué du gouvernement mercredi, ouvre une période d’instabilité politique dans l’un des pays les plus solides financièrement de la zone euro, l’un des quatre derniers à toujours bénéficier d’un triple A de la part des agences de notation.

Le gouvernement sortant ayant été l’un des plus fervents partisans de la rigueur budgétaire au sein de la zone euro, elle constitue en outre un facteur supplémentaire d’inquiétude pour les investisseurs, qui doutent de la capacité des Européens à surmonter le poids de leurs dettes.

La coalition soutenant depuis septembre 2010 le gouvernement minoritaire de Mark Rutte a éclaté en raison du rejet par le parti islamophobe et eurosceptique de Geert Wilders de mesures d’austérité destinées à ramener le déficit public sous la barre des 3% du PIB.

Mark Rutte a sollicité mardi le soutien de l’opposition afin d’entériner ces mesures censées ramener les comptes publics des Pays-Bas dans les clous fixés par le pacte de stabilité de l’Union européenne.

Les principaux partis d’opposition ont cependant refusé son paquet de 14 à 16 milliards d’euros d’économies. Le Premier ministre dispose désormais de moins d’une semaine pour tenter de convaincre de plus petites formations afin de pouvoir présenter son plan budgétaire à l’UE avant le 30 avril.

Dans un climat de rejet croissant en Europe de la politique d’austérité menée à travers le continent, les partis néerlandais de gauche ont souligné que les efforts destinés à ramener le déficit public de 4,6% à 3% du PIB en 2013 seraient néfastes à la population comme à l’économie des Pays-Bas.

Le gouvernement de centre-droit formé par les libéraux (VVD) de Mark Rutte et les chrétiens-démocrates (CDA) a tenu 18 mois grâce au soutien du Parti pour la Liberté (PVV) de Geert Wilders à la Chambre des représentants.

Après sept semaines de vaines tractations, Geert Wilders a provoqué la chute du cabinet au cours du week-end en refusant de soutenir les mesures d’économies envisagées par Mark Rutte.

Ces élections seront les cinquièmes en 10 ans aux Pays-Bas.

 

Première publication : 25/04/2012

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