Dernière modification : 27/04/2012 

- Cédéao - Guinée-Bissau - Mali


La Cédéao annonce l'envoi de forces militaires au Mali et en Guinée-Bissau

Réunis jeudi à Abidjan, les chefs d'État de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ont annoncé l'envoi de soldats de la force militaire régionale au Mali et en Guinée-Bissau pour y "sécuriser" la transition.

Par Myriam BOUNAFAA (vidéo)
Dépêche (texte)
 

AFP - L'Afrique de l'Ouest a décidé jeudi d'envoyer des forces militaires au Mali et en Guinée-Bissau pour appuyer les processus de transition après des coups d'Etat, et exigé le retrait des putschistes dans ces deux pays.

A l'issue d'un sommet extraordinaire à Abidjan, les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) ont annoncé le déploiement "immédiat" d'une force régionale au Mali, où le putsch du 22 mars a favorisé la chute du Nord il y a un mois aux mains de rebelles touareg et de groupes islamistes armés, notamment Al-Qaïda au maghreb islamique (Aqmi).

Il s'agit d'aider à "sécuriser les organes de la transition et le gouvernement intérimaire" de Bamako et de "parer à toute éventualité dans l'hypothèse de l'usage de la force pour le recouvrement de l'intégrité territoriale du Mali", a expliqué le président de la commission de la Cédéao, Désiré Kadré Ouédraogo.

Pas question, pour le moment, d'envoyer des soldats combattre en plein désert du Nord malien, comme la Cédéao en brandit la menace depuis plusieurs semaines contre les groupes armés de la zone.

"On attend les négociations d'abord. Le premier contingent" veillera à sécuriser la transition, "mais il n'est pas exclu que des unités combattantes soient envoyées plus tard" en cas d'échec des discussions, a précisé M. Ouédraogo.

La période de transition politique à Bamako après le putsch est fixée à 12 mois, et devra se clore par des élections présidentielle et législatives, indique encore le communiqué final.

Les dirigeants ouest-africains ont tiré un coup de semonce à l'intention de la junte, appelant ses membres à "retourner dans les casernes" et mettant en garde "contre toute action arbitraire et unilatérale", passible de "sanctions individuelles ciblées".

Ultimatum à la junte en Guinée-Bissau

A la suite d'un accord conclu le 6 avril entre Cédéao et putschistes, des autorités civiles de transition ont été installées, notamment un gouvernement formé mercredi et dirigé par le Premier ministre Cheick Modibo Diarra.

Mais les militaires ont montré qu'ils n'entendaient pas se laisser mettre hors-jeu, et ils ont fait arrêter des responsables politiques et militaires, avant de les libérer.

La Cédéao a par ailleurs insisté sur le droit au retour d'exil du président déchu Amadou Toumani Touré (ATT), exilé au Sénégal.

Pour la Guinée-Bissau, pays abonné aux coups d'Etat et devenu une plaque tournante du trafic de drogue entre Amérique latine et Europe, le sommet a décidé de "déployer avec effet immédiat un contingent" après le putsch du 12 avril.

"Cinq cents à six cents hommes" seront déployés, fournis par au moins quatre pays (Nigeria, Togo, Côte d'Ivoire et Sénégal).

L'objectif est de faciliter le retrait de la mission militaire angolaise de quelque 650 hommes présente depuis 2011 et contestée par l'état-major bissau-guinéen, et d'"assister la sécurisation du processus de transition".

Une transition qui doit durer 12 mois et se clore aussi par des élections, selon la Cédéao.

Exigeant "la restauration immédiate de l'ordre constitutionnel", l'Afrique de l'Ouest a lancé un ultimatum de 72 heures au "commandement militaire" (junte), faute de quoi seront imposées des sanctions diplomatiques et économiques au pays et des "sanctions ciblées" sur ses membres, "sans exclure les poursuites" de la Cour pénale internationale (CPI).

Elle exige enfin "la libération immédiate et sans condition" du Premier ministre Carlos Gomes Junior et du président par intérim Raimundo Pereira arrêtés lors du putsch.

Une délégation de la junte composée de trois hauts gradés s'est rendue à Abidjan à l'invitation du chef de l'Etat ivoirien Alassane Ouattara, président en exercice de la Cédéao, et a rencontré des ministres.

Une dizaine de présidents participaient au sommet, en présence de représentants de la France, de l'Union européenne, des Etats-Unis et de l'Algérie.

"Notre réaction ferme et l'engagement de nos alliés sont plus que jamais vitaux pour que notre sous-région ne bascule dans le terrorisme et la criminalité transnationale", avait averti M. Ouattara à l'ouverture. "La sécurité de l'Europe et des Etats-Unis commence désormais au Sahel et dans le Golfe de Guinée".

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(7) Réactions

réaction

Nous sommes victimes de la propagande des médias occidentaux et en particulier France24 que nous nous préparons à poursuivre en justice nous jeunes songhoy du Nord Mali. Elle venait de dire que les communautés du nord ont adhéré au MNLA; chose qui n'est pas vrai et c'est faux. Est-elle allée à Gao? Ce qu'elle oubli les pauvres populations de Gao sont entre les armes et la pression mais aussi les intimidations.

VIGILANCE

VIGILANCE VIGILANCE ,la cedeao sait tres bien qu´a bamako nul n a besoin de securisation.
ces gens veulent cautionner la partition de notre pays en envoyer une force d interposition le temps pour les rebelle d assoir leur position et de s organiser, sinon pourquoi ne pas envoyer ces soldats au nord comme ils l avaient deja mentionné et oú les populations sont deja dans l insecurite, la 1ere action du gouvernement de transition dont l objetif principale est et demeure la reconquete du nord , devrait etre le refus d un complot ,j en appel a tous les maliens malien de refuser toute forme d´ envoie de soldats etranger sur notre territoire.

ouattara

il n'est pas capable d'assurer la sécurité dans le pays où il a fait la guerre pendant dix ans avant que la france lui offre la primature..pas capable de désarmer ses tueurs personnels et il prétend règler les problemes des autres pays.. (rire) et ne laissez pas dire que laurent gbagbo est un dictateur sans les preuves le procès est en cours . quand va-t-on comprendre que c'est ouattara le putchiste qui est le dictateur le plus grand de l'afrique de l'ouest ? qui lui a vendu les armes en 2002 pour faire cette rebellion pendant dix et dont se servent encore actuellement ses hommes pour attaquer les populations ? ne serait ce pas la france ?? à voir

le coup d'etat en Guinée

je pense la cedeao doit être ferme vis à vis la junte on ne peut plus accepter le coup d'etat en Afrique sinon les militaires des autres Etat feront la même chose et il n'y aura plus de la démocratie en Afrique

ENVOIE DE SOLDATS SÉNÉGALAIS; IVOIRIENS; NIGERIENS ET AUTRES

LA CEDEAO ENCOURAGE VRAISEMBLABLEMENT LE VA EN GUERRE; CECI PEUT ETRE DICTE PAR LES OCCIDENTAUX POUR LIBÉRER LEUR OTAGES; FAIRE UNE GUERRE A LA VA VITE ET PAR PROCURATION EST UNE CHOSE ABSURDE .....DANS CETTE RÉGION SAHÉLIENNE AU CLIMAT DIFFICILE EST SEULEMENT UN SUICIDE COLLECTIF ....NOS FRÈRES SOLDAT DES PAYS QUI VONT ENVOYÉ LES SIX CENT PREMIER SOLDATS DOIVENT SE PRÉPARER AU PIRE......AU DEUIL SELON MOI.

bonjour

je n'approuve pas l'intervention militaire de la cedeao au mali,surtout sachant que cette organisation est manipulé
par les mains invisibles qui ne font que la dicter ce qu'elle
doit faire,la cedeao n'a pas de solution à notre crise mais plutot de problemes à en ajouter,et parce qu'elle n'a jamais resolu une crise sous regionale dans le passe,eh bien je suis favorable un peu cas meme qu'elle nous fournisse des armes et logistiques pour que nos porteurs de tenu prennent le destin du mali en main et aillent affronter les bandits armes au nord.

On attendait que ça !!!!

On attendait que ça !!!!

 
 
 
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