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FRANCE

Les finances rock’n roll de Johnny Hallyday

Texte par Aude MAZOUÉ

Dernière modification : 26/04/2012

Johnny Hallyday devrait la somme de 9 millions d'euros au fisc français, selon un article du Canard Enchaîné paru mercredi 25 avril. La société commerciale de la rock star aurait pris quelques libertés avec la fiscalité française.

"Ce soir, ma vie recommence", a déclaré Johnny Hallyday mardi soir, la veille du lancement de sa tournée à Los Angeles. Et les ennuis aussi, serait-on tenté d’ajouter. Mercredi 25 avril, Le Canard Enchaîné lance un pavé dans la marre en révélant le redressement fiscal dont le chanteur fait l’objet s’élevant à 9 millions d’euros. Interrogé sur les récentes allégations du journal, "l’idole des jeunes" affirme qu'il aura bien du mal à rembourser une somme aussi conséquente. "S'il faut leur donner 9 millions d'euros, va falloir qu'ils attendent parce que je ne les ai pas" se confie-t-il. Et le chanteur de conclure : "Qu'on me laisse faire mon métier tranquillement. C'est ce que je sais faire de mieux".

 "Un réseau complexe de sociétés au fonctionnement plutôt baroque"

Le fisc n’en restera évidement pas là. Au terme d’une longue investigation menée depuis le mois de décembre 2010, la brigade nationale des enquêtes fiscales fait état de troublants petits arrangements avec la loi française. Exilé en Suisse depuis 2006 pour ses revenus personnels, le rockeur déclare toutefois tous les revenus de ses activités commerciales sous le drapeau français. Les conclusions du fisc dévoilent, toujours selon le Canard, l’existence d’"un réseau complexe de sociétés au fonctionnement plutôt baroque". L’enquête aurait mis à jour des transferts d’actifs de sa société française vers une société luxembourgeoise du nom de Nerthus Invest SA. Fondée en 2007 par l’avocat Renaud Belnet, la société compte parmi ses actionnaires une entité dénommée Gedar SA, domiciliée à Monrovia, au Liberia. Autre information divulguée par le journal satirique : la société est gérée par Raphaël Docquier, expert-comptable luxembourgeois, auteur d’un mémoire sur le "blanchiment d’argent" présenté en 2004… aux étudiants de l’Université catholique de Louvain !

"C’est un chanteur abandonné"

Autre preuve que l’affaire est prise au sérieux : les proches abandonnent Johnny les uns après les autres. Si Nicolas Sarkozy a pu bénéficier du soutien de la rockstar durant sa campagne en 2007, le chanteur aurait peut-être souhaité un appui du candidat-président. Johnny Hallyday a en effet révélé la veille de la polémique dans le "Républicain Lorrain" qu’il n’aurait pas dû s’engager à ses côtés. "Je l’ai fait à tort. Je ne me mêlerai plus jamais de politique."

Pierric Carbonneaux Le Perdriel, son fondé de pouvoir, dont le bureau a été perquisitionné en décembre 2010, a fait savoir au Canard Enchaîné qu’il "quitterait ses fonctions dans les sociétés de M. Hallyday dans un délai d’un mois." Son avocate, Virginie Lapp, a, de son côté, déclaré ne pas être au courant de l’affaire et ajouté ne pas vouloir l'être.

Les ventes des billets ne décollent pas

Des révélations qui tombent mal. Les recettes engrangées par le chanteur ne rentrent pas aussi vite que ses banquiers le voudraient. Les tracas financiers de l’idole des jeunes ne datent pas d’hier. Le Elvis français a toujours eu la répputation de flamber en s’achetant pêle-mêle voitures de sport, yachts et belles villas sans "vivre comme un comptable". Si le chanteur affirme à qui veut l’entendre qu’il est "complètement détaché des valeurs matérielles qui pourrissent et empoisonnent les individus" et que "[son] argent [lui] sert surtout à être libre", il va bien devoir renouer avec la réalité de sa situation financière. Le magazine Challenges précise d’ores et déjà que le taux de remplissage des salles qui accueillent sa nouvelle tournée ne suffira pas à assurer à Johnny Hallyday la somme nécessaire. Ses trois soirées au Stade de France sont à ce jour loin d’être remplies et la tournée qui doit débuter le 16 mai prochain et comptabiliser 56 dates au total a d’ores et déjà coûté plusieurs millions au producteur du chanteur.

Même s'ils ne recouvrent pas la totalité de la créance, les bénéfices perçus pourraient aller au fisc. Selon Marylène Bonny-Grandil, avocat à la cour, "l’appréhension des sommes qui seraient dues dans le cadre de la future tournée française de Johnny Hallyday par le fisc est possible". Heureux de retrouver son public, le chanteur a affirmé qu’il n’était pas encore prêt à prendre sa retraite. Le fisc pourrait effectivement ne pas lui en laisser le choix.

 

Première publication : 26/04/2012

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