Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Présidentielle : Le Gabon suspendu à la décision de la Cour Constitutionnelle

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Attentats aux États-Unis: la peur du terrorisme ravivée (partie 2)

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Mort d'un homme noir tué par la police aux États-Unis: racisme ou dérapage ? (partie 1)

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Quelle politique mener à l'égard des réfugiés en Europe ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Budget de l'État 2017 : le grand bluff ?

En savoir plus

TECH 24

La dictature des algorithmes

En savoir plus

FOCUS

Adulé ou conspué : Jeremy Corbyn, une figure qui divise le Labour au Royaume-Uni

En savoir plus

#ActuElles

Pénélope Bagieu raconte en BD l'histoire de 15 héroïnes culottées

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Djihad" ou l'art comme rempart à l'extrémisme

En savoir plus

Economie

L'influent "The Economist" juge François Hollande "dangereux"

Texte par Dépêche

Dernière modification : 27/04/2012

"The Economist", magazine britannique proche du milieu des affaires, a pris position, par défaut, en faveur de Nicolas Sarkozy pour la présidentielle française. L'hebdomadaire juge en effet François Hollande "dangereux" pour l'économie européenne.

AFP - The Economist, l'influent hebdomadaire britannique du monde des affaires, estime qu'une élection de François Hollande à la présidence serait "mauvaise pour son pays et pour la France" et qualifie le candidat socialiste d'"homme plutôt dangereux". 

Sous le titre "Le dangereux M. Hollande", l'éditorial du numéro à paraître vendredi vote pour le rival du candidat socialiste, le président de droite sortant Nicolas Sarkozy.

"Si nous avions une voix le 6 mai, nous la donnerions à M. Sarkozy, non tant pour ses mérites que pour écarter M. Hollande", déclare-t-il.

"Bien que vous ne le devineriez jamais à la vue des programmes sur lesquels les candidats ont fait campagne", ironise l'hebdomadaire, "la France a un besoin criant de réforme".

"La dette publique est élevée et en hausse, l'Etat n'a pas connu d'excédent budgétaire depuis plus de 35 ans, les banques sont sous-capitalisées, le chômage est persistant et corrosif et, à 56% du PIB, l'Etat français est le plus gros de tous les pays européens", résume The Economist.

"Le programme de M. Hollande est une bien piètre réponse à tout cela", écrit l'hebdomadaire. Il cite en exemples les voisins de la France qui ont eux "mené de véritables réformes" et accusant le candidat de parler "beaucoup de justice sociale et pratiquement pas de la nécessité de créer des richesses".

The Economist voit en revanche "un très bon point" dans l'opposition du candidat socialiste à "la sévère contraction budgétaire dirigée par l'Allemagne et qui étrangle les chances de rétablissement de la zone euro". Mais pour ses éditorialistes, "il le fait pour de mauvaises raisons et il fera probablement tant d'autres erreurs que la prospérité de la France (et de la zone euro) serait mise en péril".

"Il s'agit principalement d'une résistance au changement et d'une détermination à préserver le modèle social français à tout prix", estime The Economist.

"M. Hollande ne propose pas de ralentir l'ajustement budgétaire pour adoucir le chemin des réformes: il propose de ne pas réformer du tout. Il n'est pas étonnant que la chancelière d'Allemagne Angela Merkel ait dit qu'elle ferait camapagne contre lui", écrit-il.

Mais "tous les chanceliers allemands ont fini par apprendre à dresser le président du pays voisin et M. Hollande serait un partenaire moins versatile que M. Sarkozy", se rassure l'hebdomadaire libéral.

"Une chose est certaine: un président français si hostile au changement minerait la volonté de l'Europe de mener les réformes douloureuses qu'elle doit à terme adopter pour que l'euro survive. Cela fait de lui un homme plutôt dangereux", conclut l'éditorial.

Première publication : 27/04/2012

  • PRÉSIDENTIELLE FRANÇAISE

    François Hollande et Nicolas Sarkozy poursuivent leur duel à distance

    En savoir plus

  • ZONE EURO

    Après Hollande, Draghi s'attaque à l'austérité "made in Berlin"

    En savoir plus

  • PRÉSIDENTIELLE FRANÇAISE

    Hollande réitère sa volonté de renégocier le traité budgétaire européen

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)