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EUROPE

Municipale de Londres : "Ken le rouge" contre "Boris le bouffon", acte II

Texte par Julien PEYRON

Dernière modification : 30/04/2012

L’actuel maire de Londres, Boris Johnson, et son prédécesseur, Ken Livingstone, se disputent un nouveau mandat à la tête de la capitale britannique. Les deux hommes misent sur leur personnalité atypique pour l’emporter.

Si sept candidats sont en lice pour l’élection municipale de Londres qui se déroulera le 3 mai, la campagne se résume à un duel entre le maire sortant, le fantasque Boris Johnson, et son prédécesseur, Ken Livingstone. Les deux favoris du scrutin, qui s’étaient déjà affrontés en 2008, n’affichent que mépris l’un pour l’autre, s’accusant régulièrement d’incompétence, quand ils n’en viennent pas aux insultes. Le dernier incident en date a eu lieu début avril, au siège de la station de radio londonienne LBC. “Vous êtes un p… de menteur”, aurait lancé Boris Johnson à destination de son rival travailliste, quelques minutes après un débat enflammé à l’antenne. “Selon les personnes présentes, leur visage était aussi rouge que les bus de Londres”, rapporte Michael Deacon, journaliste au "Daily Telegraph".

Plus que leur programme, c’est la personnalité des deux favoris qui divise les électeurs, alors que se profile cet été un évènement majeur dans la capitale britannique : les Jeux Olympiques.

Les larmes de Ken

Premier maire élu de Londres en 2000, Ken Livingstone est connu pour son positionnement politique très à gauche, qui lui a valu le surnom de “Ken le Rouge”. Pour mener campagne, il met l’accent sur son expérience à ce poste et les réformes qu’il a entreprises dans les années 2000. C’est notamment à lui que les Londoniens doivent la “Congestion charge” - taxe de circulation -, qui instaure depuis 2003 un péage urbain pour toutes les voitures circulant dans le centre-ville.

Mais sa crédibilité a été sérieusement entamée suite à la révélation d’un montage financier légal qu’il a mis en place dans le but de payer moins d’impôts. Il a également récemment fait l’objet de moqueries pour avoir versé quelques larmes lors de la première diffusion publique de son clip de campagne. Le célèbre tabloïd “The Sun” a estimé que ces pleurs étaient davantage dus aux sondages, qui lui sont défavorables, qu’à son émotion lorsqu’il a visionné la vidéo.

Boris le décoiffé

En poste depuis 2008, Boris Johnson est également un homme politique atypique. Celui qui, en 2004, promettait des épouses à forte poitrine et des gros 4x4 aux Britanniques qui votaient conservateur, n’a pas perdu sa verve une fois en poste.

The Guardian” a ainsi recensé l’ensemble des groupes qu’il est susceptible d’avoir offensé ces dernières années par ses remarques déplacées : “Les habitants de Liverpool, les habitants de Portsmouth, les Irlandais, les habitants de Papouasie Nouvelle-Guinée, les homosexuels, les musulmans, les Noirs...”. Il lui a par ailleurs été reproché de tarder à rentrer de vacances l’été dernier, lorsque les émeutes embrasaient certains quartiers de Londres.

Mais les Londoniens se sont pris d’affection pour celui qu’ils surnomment affectueusement Boris le bouffon. En quatre années à la tête de la ville, il est parvenu à imposer sa gouaille et sa tignasse blonde, lui qui tient à apparaître décoiffé à chaque apparition publique. “Une manière de toujours se présenter comme s’il avait dormi tout habillé”, ainsi que le présente un récent portrait publié dans le "New York Times".

Sa principale réforme consiste en un système de bicyclettes en libre service, similaire au système Vélib’ parisien. Les vélos, aussitôt rebaptisés “Boris Bike” par les Londoniens, ont rencontré un franc succès dans une ville connue pour ses embouteillages monstres et ses lignes de métro régulièrement en réparation.

Un maire au pouvoir limité

Le bilan de Boris Johnson peut s’avérer bien maigre au regard de ce qu’entreprennent certains maires des grandes mégalopoles mondiales. Contrairement à son homologue new-yorkais, qui a pu réformer sa ville en profondeur notamment dans le domaine de l’éducation, le maire de Londres ne dispose que d’un pouvoir restreint, rappelle “The Economist”. Le magazine estime ainsi que “le maire de Londres a beaucoup de pouvoir en ce qui concerne les transports, un peu moins de pouvoir en matière de logement et de planification. Il n’a pratiquement pas de pouvoir dans les domaines de l’éducation et de la santé”.

Des prérogatives limitées qui expliqueraient la piètre qualité des débats et des prétendants, selon l’influent magazine britannique. “Si le poste de maire doit devenir un travail sérieux et attirer des candidats sérieux, cela [les pouvoirs du maire, ndlr] doit changer.”

Première publication : 30/04/2012

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