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Moyen-orient

Une vingtaine de morts après une série d'attentats à Idleb

Vidéo par Pauline GODART

Texte par Dépêche

Dernière modification : 30/04/2012

Au lendemain de l'arrivée à Damas du chef de la mission d'observation de l'ONU, une série d'explosions a provoqué la mort d'une vingtaine de personnes à Idleb (nord-ouest). La majorité des victimes seraient des membres des forces de sécurité.

AFP - Des attentats meurtriers ont visé lundi les forces de sécurité syriennes à Idleb (nord-ouest), au lendemain de l'arrivée du général norvégien Robert Mood, chef de la mission d'observation de l'ONU en Syrie où les violences ont fait au moins 70 morts ce week-end.

"Plus de 20 personnes, en majorité des membres des forces de sécurité, ont péri dans de fortes explosions qui ont secoué la ville d'Idleb", a affirmé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

"Une explosion a visé un centre des renseignements aériens et l'autre un centre des renseignements militaires", a précisé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, président de l'OSDH.

Les médias officiels ont, pour leur part, annoncé un bilan de neuf morts, dont un officier, et près de 100 blessés, parmi les civils et les forces de l'ordre lors de "deux attentats suicide terroristes à la voiture piégée" dans deux quartiers résidentiels.

Des images de corps humains déchiquetés et ensanglantés ont été diffusées par la télévision d'Etat qui a également montré des immeubles résidentiels endommagés par l'explosion et des habitants sous le choc. "C'est ça la liberté qu'ils demandent?", a hurlé l'un d'eux s'en prenant à l'Arabie saoudite et au Qatar, qui ont appelé à armer les rebelles en Syrie.

Certains scandaient "Dieu, la Syrie, Bachar et c'est tout!", en soutien au président Bachar al-Assad, qui ne reconnaît pas l'ampleur de la contestation dans le pays et affirme lutter contre des "bandes terroristes armées".

"On ne veut pas des observateurs", a lancé une femme à la télévision, alors que l'ONU en a pour l'instant dépêché 30 pour surveiller un cessez-le-feu officiellement en vigueur depuis le 12 avril mais continuellement ignoré malgré les engagements du régime et des rebelles.

Deux observateurs sont d'ailleurs stationnés à Idleb, à Deraa (sud) ainsi qu'à Hama et Homs (centre).

A son arrivée dimanche à Damas, leur nouveau chef, le général Mood, a lancé un appel au calme: "Les observateurs ne peuvent pas résoudre seuls tous les problèmes (...), toutes les parties doivent arrêter les violences et donner une chance" au plan Annan.

"Nous allons travailler à l'application complète du plan Annan en six points, accepté par le gouvernement syrien. Pour y parvenir, nous avons maintenant 30 observateurs sur le terrain, nous allons doubler ce chiffre pendant les prochains jours", a-t-il ajouté.

Le nombre des observateurs devrait passer à 100 d'ici un mois, avant d'atteindre 300 membres, conformément à une résolution votée à l'unanimité il y a une semaine par le Conseil de sécurité de l'ONU.

Cette mission, d'une durée initiale de trois mois, s'annonce périlleuse pour les observateurs qui doivent être déployés sans armes à travers le pays.

En attendant, les violences de samedi et dimanche ont fait 70 morts, dont 47 civils tués par les troupes gouvernementales, selon l'OSDH.

Dans la nuit de dimanche à lundi, la télévision d'Etat a accusé des "bandes terroristes armées" d'avoir attaqué à la roquette le siège de la Banque centrale à Damas et une patrouille de police dans le quartier de Roukneddine, faisant état de quatre policiers blessés.

Selon la chaîne, ces attaques visaient à "entraver le plan" de l'émissaire international Kofi Annan, qui cherche à mettre fin aux violences dans un pays en proie depuis mars 2011 à un mouvement de contestation sans précédent réprimé dans le sang.

Les Comités locaux de coordination (LCC, opposition) ont accusé le régime d'être derrière "des explosions qui ont coûté la vie à des dizaines de Syriens" ces derniers mois, attribuant également aux autorités les "explosions suspectes" devant la Banque centrale, à Roukneddine et devant les bureaux de la télévision officielle.

Le Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition, a également vu la main du régime derrière ces attaques pour lesquelles il a réclamé une enquête internationale.

L'OSDH a en outre fait état d'une explosion près de Damas, visant un véhicule militaire, évoquant des blessés parmi des habitants.

Sur le mont Hermon, dans le sud-est du Liban voisin, un skieur a été blessé par des tirs en provenance de Syrie.

Après avoir accusé samedi les Nations unies d'"encourager les terroristes", la presse officielle syrienne a affirmé dimanche que le réseau extrémiste Al-Qaïda était derrière les attentats qui ont fait des dizaines de morts ces derniers mois, en particulier à Damas et à Alep (nord).

Par ailleurs, l'avocat des droits de l'Homme Anouar Bounni a annoncé à l'AFP que la militante Yara Chammas, 21 ans, qui encoure la peine de mort pour "appartenance à une organisation secrète", a été libérée sous caution jusqu'à son procès.

La Syrie est en proie depuis mars 2011 à une révolte populaire de plus en plus militarisée face à la répression. En 13 mois, les violences ont fait plus de 11.100 morts dans le pays, en majorité des civils, selon l'OSDH.


 

Première publication : 30/04/2012

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