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Afrique

Tentative de contre coup d'État avortée à Bamako

©

Vidéo par Inès OLHAGARAY

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 01/05/2012

Des affrontements armés ont opposé lundi soir à Bamako d’anciens militaires putschistes à la garde présidentielle, loyale à l'ex-président Amadou Toumani Touré. Des combats qui fragilisent un peu plus la difficile transition démocratique du pays.

Le Mali peine à sortir de la crise politique qu’il traverse. Pis, il y replonge. Dans la nuit du lundi au mardi 1er mai, des tirs nourris ont été échangés dans la capitale Bamako entre des militaires de l’ex-junte au pouvoir depuis le 22 mars et des "bérets rouges", membres de la garde présidentielle fidèles au président déchu Amadou Toumani Touré (ATT).

Au même moment, la radio-télévision d’État (ORTM), l’aéroport et la caserne de Kati, un camp militaire proche de la capitale abritant le quartier général de l’ex-junte, subissaient également des attaques. Plusieurs personnes auraient péri. Ce déchaînement de violence a pour origine, selon les journalistes sur place, l’arrestation, un peu plus tôt, d’Abidine Guindo, ancien chef d’état-major particulier du président ATT.

Seconde journée consécutive de violences à Bamako

REUTERS - Des fusillades nourries ont éclaté mardi à Bamako pour la seconde journée consécutive entre la junte militaire au pouvoir au Mali et des fidèles,
semble-t-il, de l'ancien président Amadou Toumani Touré, ont rapporté des témoins.

Selon des journalistes de Reuters, des coups de feu ont retenti en provenance du bâtiment de la télévision publique malienne (ORTM).

La junte "maîtrise" la situation

Jusque tard dans la nuit, la situation semblait extrêmement confuse dans la capitale et ses alentours, les loyalistes et les ex-putschistes affirmant, chacun de leur côté, contrôler les zones de combats et  l’ORTM – le centre névralgique du pouvoir. Ce n’est que tôt ce mardi matin que les choses se sont clarifiées. "Il y a eu plusieurs revirements de situation dans la nuit. Un journaliste sur place avait d’abord confirmé le contrôle du bâtiment par les loyalistes. Mais dans la matinée, un porte-parole de l'ex-junte est apparu à l’antenne, signifiant de fait, la maîtrise de la situation par le camp putschiste", explique Marine Olivesi, correspondante de FRANCE 24 à Bamako.

Entouré de quelques militaires plus âgés, ce représentant a accusé "des individus mal intentionnés" de les avoir attaqués afin de "déstabiliser le processus de retour à l'ordre constitutionnel normal". Dans la foulée, l’homme promet de "poursuivre activement" les responsables de ces actes.

Transition démocratique difficile

"Il semblerait que la junte ait repris la main à Bamako"

Ces combats fragilisent encore un peu plus le Mali à l’heure où les efforts diplomatiques pour mener à bien sa transition démocratique semblent s’enliser. Ils surviennent d’ailleurs à la veille d’une rencontre qui était prévue à Ouagadougou, finalement annulée, entre d’ex-putschistes et le président burkinabé Blaise Compaoré, médiateur dans la crise malienne.

Selon Marine Olivesi, c’est précisément le dialogue difficile entre l'ex-junte et le nouveau gouvernement [composé du président Diacounda Traoré investi le 12 avril et de son Premier ministre Cheick Modibo Diarra] qui aurait mis le feu aux poudres. Depuis plusieurs jours le torchon brûlait entre les deux camps, incapables de s’entendre sur le plan de sortie de crise de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

"Chasser la junte du pouvoir"

Le 26 avril, le capitaine Sanogo, chef de l'ex-junte, a rejeté la décision prise à Abidjan d'envoyer des soldats de la Cédéao dans son pays pour sécuriser la transition après le putsch du 22 mars. Il s’est également opposé à une période de transition de 12 mois, jusqu’à la tenue d'élections présidentielle et législatives, souhaitant s’en tenir au délai initial de 40 jours.

Des objections qui auraient pu susciter l'impatience d'anti-putschistes, estime Marine Olivesi. Non seulement certains membres de l'ex-junte, dont le capitaine Sanogo, rechignent à abandonner le pouvoir, mais les militaires continuent par ailleurs d’imposer leurs conditions faisant peser de lourdes incertitudes quant à l’issue du processus de transition. "Les refus de Sanogo ont jeté un froid sur les négociations. Certaines personnes ont peut-être voulu promptement chasser les putschistes du pouvoir", avance-t-elle.

Quoi qu’il en soit, ces nouveaux rapports de force n’augurent rien de bon dans un pays en proie au délitement. Car outre ces dissensions politiques internes, le Mali doit faire face à la menace islamiste et touareg. Des groupes armés avaient profité du chaos provoqué par le putsch pour renforcer leurs positions dans le nord du pays qu’ils occupent aujourd’hui totalement.

Première publication : 01/05/2012

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