Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Le groupe Total frappé au coeur par le décès de son PDG

En savoir plus

SUR LE NET

États-Unis : des costumes "Ebola" pour Halloween critiqués en ligne

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Ce que veut la Turquie"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Les yeux doux d'Angela Merkel"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Ebola : Jim Yong Kim, président de la Banque mondiale, appelle à la mobilisation

En savoir plus

DÉBAT

La capitale française fait-elle le pari des arts ?

En savoir plus

DÉBAT

L'Allemagne à la rescousse du budget français ?

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

Drame du "cercueil volant" en Côte d'Ivoire et un riche couple sauve des migrants en mer

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Traité transatlantique : les consommateurs lésés ?

En savoir plus

  • Christophe de Margerie : disparition d’un patron Total

    En savoir plus

  • Justice : Oscar Pistorius condamné à cinq ans de prison

    En savoir plus

  • Quand les virus mortels fascinent Hollywood

    En savoir plus

  • Confusion autour de la tenue du procès de Simone Gbagbo mercredi

    En savoir plus

  • Un présumé terroriste canadien abattu après avoir fauché deux militaires

    En savoir plus

  • Kobané résiste à l'EI, le Premier ministre irakien se rend à Téhéran

    En savoir plus

  • Ligue des Champions : à Nicosie, le PSG veut consolider sa première place

    En savoir plus

  • Mort du PDG de Total Christophe de Margerie

    En savoir plus

  • Le Mondial-2022 au Qatar se jouera en hiver, tranche Blatter

    En savoir plus

  • Ebola : Jim Yong Kim, président de la Banque mondiale, appelle à la mobilisation

    En savoir plus

  • Yémen : l’irrémédiable ascension des Houthis, nouveaux maîtres de Sanaa

    En savoir plus

  • Oscar de la Renta, le célèbre styliste des Premières dames, est mort

    En savoir plus

  • Ankara va faciliter le passage des peshmerga vers Kobané

    En savoir plus

  • Ebola : le transport aérien, dossier épineux de la gestion de l’épidémie

    En savoir plus

  • Procès des journalistes en Papouasie : "Ils n’ont pas commis de faute très grave"

    En savoir plus

  • Tout ce que vous pensez savoir sur Ebola... et qui est faux !

    En savoir plus

Amériques

Les cinq accusés du 11-Septembre devant la justice militaire de Guantanamo

Vidéo par France 2

Texte par Dépêche

Dernière modification : 06/05/2012

Khaled Cheikh Mohammed (photo), le cerveau autoproclamé des attentats du 11-Septembre, et ses quatre co-inculpés ont comparu pour la seconde fois ce samedi devant un tribunal militaire d'exception de Guantanamo. Ils encourent la peine de mort.

AFP - Près de onze ans après les attentats du 11-Septembre, leur cerveau autoproclamé et quatre de ses complices ont été mis en accusation samedi à Guantanamo pour le meurtre de 2.976 personnes, après avoir défié la justice militaire par leurs prières et leur mutisme.

Vêtus de tuniques blanches, coiffés pour certains d'un turban de la même couleur, les cinq hommes ont gardé le silence toute la journée, assis dans la salle d'audience à une certaine distance les uns des autres.

Au terme d'une audience de plus de 13 heures, où les suspects ont joué la montre, dans une tentative apparemment concertée de retarder l'échéance, ils ont été accusés du meurtre de chacune des 2.976 victimes des attaques de 2001 aux Etats-Unis.

Khaled Cheikh Mohammed, un Pakistanais de 47 ans, qui a revendiqué la paternité des attentats "de A à Z", son neveu de la même nationalité Ali Abd al-Aziz Ali, mais aussi les Yéménites Ramzi ben al-Chaïba et Wallid ben Attach et le Saoudien Moustapha al-Houssaoui encourent la peine de mort.

Ils ont été accusés de "complot, attaques sur des civils, blessures intentionnelles, meurtres et violation du droit sur la guerre, destruction, détournement d'avions et terrorisme", a annoncé le procureur, le général Mark Martins.

Ils n'ont pas annoncé s'ils plaideraient coupable ou non coupable.

L'audience s'est achevée avec la lecture des 88 pages de l'acte d'accusation.

Assis depuis 09H30 (13H30 GMT) dans la salle de tribunal spécialement conçue à leur intention, les cinq hommes ont passé la journée le regard rivé sur leurs genoux, se penchant de temps à autre pour chuchoter.

Certains lisaient un livre qui semblait être le Coran ou se passaient le périodique "The Economist". Deux d'entre eux se sont levés et se sont agenouillés pour prier, provoquant une interruption des débats. Le juge militaire a décidé par deux fois de suspendre l'audience pour leurs prières soulignant que c'était "un droit mais dont ils ne pouvaient néanmoins abuser".

"L'accusé refuse de répondre", a répété inlassablement le juge James Pohl, pour chacun des cinq accusés qui refusaient, tour à tour, de répondre à ses questions sur leur représentation.

Seul le Yéménite Ramzi ben al-Chaïba a rompu le mutisme de ses co-inculpés pour protester contre le traitement que l'armée américaine réserve à ces détenus de "haute valeur".

"L'ère de Kadhafi est finie, mais on a Kadhafi ici", a subitement crié le Yéménite Al-Chaïba, dans une évocation évidente des traitements subis pendant leur détention dans une prison secrète de la CIA et depuis leur transfert à Guantanamo. "Vous allez nous tuer et dire ensuite qu'on s'est suicidés", a-t-il encore lancé.

Très calme, Khaled Cheikh Mohammed, mieux connu sous les initiales anglaises KSM, portait une longue barbe teinte au henné. Il a été vu la dernière fois devant un tribunal militaire le 21 janvier 2009, après l'investiture de Barack Obama, qui avait suspendu la justice militaire d'exception très critiquée.

Son avocat David Nevin a indiqué que son client était "extrêmement préoccupé par l'équité de cette procédure". Le juge a voulu s'assurer que c'était "par choix" qu'il ne répondait pas.

L'échange qui a suivi a été censuré pendant plusieurs minutes par l'autorité militaire.

Dix journalistes et le même nombre de proches des victimes, séparés par un rideau et sans possibilité de communiquer avec l'extérieur, ont assisté à l'audience derrière une paroi vitrée où les débats sont retransmis avec un différé de 40 secondes permettant la censure des déclarations sensibles.

Cinquante autres membres des médias, un record, ont fait le déplacement à Guantanamo et regardaient les débats sur un écran avec le même différé.

Les accusés ont refusé de porter le casque de traduction simultanée, leurs avocats prétendant que cela leur rappelait leurs tortures.

Michael Schwartz, l'avocat du Yéménite Wallid ben Attach a obtenu que son client, le seul qui était menotté en début d'audience, soit détaché en raison de la "douleur" provoquée par les menottes.

Très virulente, l'avocate civile de Ben Attach, Cheryl Borman, la seule femme de l'équipe de défense, toute de noire vêtue et portant le hijab, a dénoncé "ce qui s'est passé ce matin et pendant les huit dernières années". "Ces hommes ont été maltraités", a-t-elle fustigé.

Un porte-parole du Pentagone Todd Breasseale a indiqué à l'AFP que cette procédure de mise en accusation aurait dû prendre entre deux et trois heures, au lieu de plus de treize heures.

Mais "le procès du siècle" comme l'appellent certains observateurs, pourrait ne pas commencer avant mai 2013.

 

Première publication : 05/05/2012

  • ÉTATS-UNIS

    Plus de dix ans après le 11-Septembre, un autre World Trade Center domine désormais New York

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    Les cinq suspects du 11-Septembre mis en accusation le 5 mai

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    La justice militaire veut la peine de mort pour les accusés du 11-Septembre

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)