Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

#StopDjihadisme

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Timbuktu" et "Saint Laurent" en lice pour le César du meilleur film

En savoir plus

À L’AFFICHE !

La Shoah racontée dans le cinéma et la littérature

En savoir plus

FOCUS

Allemagne : qui sont les manifestants du mouvement "Pegida"?

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

"L'émirat jihadiste" d'une prison libanaise et des enfants en lutte pour leur cours de récré

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Terrorisme : qui est Sajida al-Rishawi ?

En savoir plus

DÉBAT

Victoire de Syriza en Grèce, un test pour l'Europe

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile japonaise réclame la libération de Kenji Goto

En savoir plus

DÉBAT

Syrie : Kobané reprise par les Kurdes, un symbole fragile ?

En savoir plus

asie

Le Japon stoppe son dernier réacteur nucléaire en service

Vidéo par Marie LINTON

Texte par Dépêche

Dernière modification : 05/05/2012

Plus d'un an après la catastrophe de Fukushima, le Japon a décidé, pour des raisons de maintenance, d'arrêter le dernier réacteur en service dans le pays. Le gouvernement promet de proposer un nouveau plan énergétique à long terme durant l'été.

AFP - Le processus d'arrêt du dernier réacteur actif au Japon a débuté samedi, en vue d'une campagne de maintenance de plusieurs mois, réduisant à néant la part de l'énergie nucléaire dans l'électricité nippone un peu plus d'un an après la catastrophe de Fukushima.

Hokkaido Electric Power (Hepco), l'une des neuf compagnies régionales de l'archipel, a indiqué avoir commencé à stopper le réacteur Tomari 3, dernière unité active des 50 que compte le Japon.

A la suite du séisme et du tsunami qui, le 11 mars 2011, ont engendré un énorme accident dans le complexe atomique Fukushima Daiichi, submergé par une vague de 14 mètres de haut, onze réacteurs, sur 37 en fonctionnement, ont été subitement arrêtés dans les centrales du nord-est.

Deux autres présentant des risques à Hamaoka (centre) l'ont été plus tard sur ordre du gouvernement.

Par la suite, toutes les autres unités ont successivement été stoppées pour des campagnes d'entretien, obligatoires tous les 13 mois d'activité en continu.

Le redémarrage de tous les réacteurs viables stoppés pour maintenance ou à cause des séismes est conditionné à de nouveaux tests de résistance (notamment vis-à-vis des catastrophes naturelles) et à l'approbation des autorités locales, ce qui retarde l'échéancier habituel.

Le gouvernement a validé la possibilité de redémarrer deux réacteurs de l'ouest, mais a promis qu'il ne passerait pas en force sur ce sujet, la population étant beaucoup plus réticente depuis l'accident de Fukushima, la pire catastrophe nucléaire depuis celle de Tchernobyl (Ukraine) en 1986.

Aucun calendrier n'a en conséquence été avancé, mais le gouvernement promet de proposer un nouveau plan énergétique à long terme durant l'été.

Afin de compenser l'absence totale d'énergie nucléaire, qui représentait avant le drame de Fukushima près de 30% de la production d'électricité du pays, les opérateurs sont contraints d'augmenter massivement leurs importations de pétrole et de gaz naturel liquéfié pour doper leurs centrales thermiques.

Les citoyens et entreprises nippones sont quant à eux priés de réduire leur consommation d'électricité pour éviter des coupures massives inopinées.


 

Première publication : 05/05/2012

  • UN AN APRÈS FUKUSHIMA

    Le Japon se cherche un modèle énergétique

    En savoir plus

  • JAPON

    Les autorités ouvrent partiellement le no man's land autour de Fukushima

    En savoir plus

  • UN AN APRÈS FUKUSHIMA

    Le Japon rend hommage aux victimes de Fukushima

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)