Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

FOCUS

Législatives en Grèce : un scrutin décisif

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Manchester City-Côte d'Ivoire au Mondial : Yaya Touré se confie à FRANCE 24

En savoir plus

#ActuElles

Sport : à quand la parité ?

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Libération des humanitaires à Bangui : Le chef anti-balaka Andilo ne sera pas relâché

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Abdallah, "grand défenseur des femmes" selon Christine Lagarde

En savoir plus

TECH 24

Alan Turing, le casseur de codes

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Lassana Bathily, un héros désormais français

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Taux de croissance en Chine : "7,4%, c'est un taux de croissance dont on rêverait!"

En savoir plus

BILLET RETOUR

France : près de quatorze ans après la catastrophe d’AZF, des questions en suspens

En savoir plus

EUROPE

Les socialistes du Pasok sanctionnés, les extrêmes confirment leur percée

Vidéo par Inès OLHAGARAY

Texte par Dépêche

Dernière modification : 07/05/2012

Nouvelle démocratie (droite) figure en tête du scrutin mais ne recueille que 18,8 % des suffrages. Les socialistes du Pasok (13,2 %) sont balayés par la gauche radicale du Syriza, qui obtient 16,5 %. L'extrême droite fait aussi une percée historique.

AFP - Les deux partis pro-austérité, la Nouvelle-Démocratie (droite) et le Pasok (socialiste), ne rassemblent que 149 sièges sur les 300 du Parlement, sous la majorité absolue, après le dépouillement de 99% des bulletins, selon les chiffres publiés lundi par le ministère de l'Intérieur.

Selon ces résultats quasi définitifs, les deux partis, la ND avec 18,8% des suffrages (108 sièges) et le Pasok avec 13,2% (41 sièges), ne pourraient former un gouvernement de coalition qu'avec l'appui d'un troisième parti.

Ces deux partis, piliers du bipartisme en Grèce depuis 38 ans, et tenus responsables de la crise que traverse le pays, ont connu une débâcle historique lors des élections législatives de dimanche.

Les cinq autres partis ayant réussi à atteindre le seuil de 3% nécessaire pour entrer au parlement, sont tous hostiles, à des degrés divers, à la politique d'austérité draconienne infligée à la Grèce depuis deux ans.

Ils raflent 151 sièges dans la nouvelle assemblée, soit un peu plus de la moitié, et incluent la formation néo-nazie Chryssi Avghi (Aube dorée) qui obtient pour la première fois des députés.

Selon l'agence grecque Ana (semi-officielle), la publication des résultats définitifs sera proclamée à 13h00 par le président du parlement sortant. Dans la foulée, le chef de l'Etat Carolos Papoulias appellera Antonis Samaras, dirigeant de la droite Nouvelle-Démocratie, dont le parti est arrivé en tête du scrutin, pour lui confier la tâche de former un "gouvernement qui jouisse de la confiance du parlement", selon la Constitution.

M. Samaras aura trois jours pour tenter de mettre en place son cabinet.

S'il échoue, M. Papoulias doit remettre "ce mandat exploratoire" pour la formation d'un gouvernement au dirigeant du deuxième parti, soit à Alexis Tspiras, chef de la gauche radicale du Syriza, qui a créé la surprise en obtenant un score de 16,5% des suffrages soit 52 sièges au parlement contre 4,6% aux législatives en 2009.

Les partis pro-austérité, alliés depuis novembre au sein d'un exécutif de transition, risquent d'avoir le plus grand mal à trouver un partenaire pour un gouvernement de coalition parmi les cinq autres partis anti-austérité du parlement qui ont déclaré être contre la poursuite de la rigueur, exigée par les créanciers du pays, UE et FMI.

Outre Chryssi Avghi, on trouve parmi eux le parti Grecs indépendants, constitué il y a quelques semaines par le dissident de la ND Panos Kammenos (10,6%), les communistes du KKE (8,4%) et le parti de la gauche démocratique (Dymar, 6,1%) pro-européen et peut-être le plus compatible avec les conservateurs et les socialistes.


Première publication : 06/05/2012

  • GRÈCE

    Témoignages d'électeurs grecs : "Ça ne peut plus durer"

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)