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FRANCE

Le mariage, passage obligé pour les locataires de l'Élysée ?

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 12/05/2012

La nouvelle première dame, Valérie Trierweiler, partage la vie de François Hollande sans qu'ils soient mariés. Ce statut pourrait, dans certains pays étrangers, poser quelques difficultés, même si le protocole n'est pas si rigide qu'il n'y paraît.

"Tout simplement fière d'accompagner le nouveau président de la République et toujours aussi heureuse de partager la vie de François", écrit sur son compte Twitter la nouvelle première dame, Valérie Trierweiler, le 6 mai, jour de la victoire de François Hollande à l'élection présidentielle. Mais à l’Élysée, "accompagner le nouveau président de la République" sans être mariée à lui risque de se révéler parfois compliqué pour la journaliste de Paris Match et de Direct 8. Surtout lors de déplacements à l’étranger.

La compagne du président Hollande devra se frayer une place dans le protocole et risque de découvrir à ses dépends les critères qui régissent l’accueil d’un chef de l’État. Car une femme non-mariée n’est pas reçue avec les mêmes égards qu’une femme mariée dans des pays comme l’Arabie Saoudite, l’Indonésie ou l’Inde. Valérie Trierweiler écarte le problème d’un revers de la main : "Je ne suis pas sûre que cela pose tant [de problèmes] que ça. Peut-être pour une visite chez le pape ? Franchement, ce n'est pas du tout un aspect qui me soucie (...). Cette question du mariage est avant tout un aspect de notre vie privée", a-t-elle déclaré à l’AFP.

Cécilia Sarkozy provoque la polémique à Washington en 2007

Dans l’agenda du président nouvellement élu figurent déjà plusieurs déplacements à l’étranger. François Hollande doit d’abord se rendre à Berlin, où il est attendu peu après son investiture au début de la semaine prochaine, pour y rencontrer la chancelière Angela Merkel. Il s’envolera ensuite aux États-Unis, où il doit assister à son premier G8, les 18 et 19 mai, puis, dans la foulée, à un sommet de l’Otan. Au début de ce séjour outre-Atlantique, il est convié partager un déjeuner avec le président américain Barack Obama. Pas de raison, a priori, pour que la présence de sa compagne, Valérie Trierweiler, pose le moindre problème... ni que le scandale de l’été 2007 se reproduise : Cécilia Sarkozy, alors en instance de rupture avec Nicolas Sarkozy, avait prétexté une angine blanche pour échapper au pique-nique organisé par le couple George Bush père. Une angine qui ne l’avait pour autant pas empêchée de sortir faire du shopping avec ses amies...

Plusieurs fois par le passé, Nicolas Sarkozy a fait les frais de son statut marital. Lorsqu’il a demandé audience auprès du Saint-Père en 2010, le chef de l’État n’était pas accompagné de son épouse Carla Bruni-Sarkozy. Ils ne sont pas "en situation catholiquement régulière", explique alors le service de presse du Vatican. Comprenez : leur mariage n’a pas été célébré à l’église. Le Saint-Siège avait également passé au crible la délégation présidentielle. "Lorsqu’une visite d’État ou une visite privée est annoncée, des tractations entre le nonce apostolique et le service de protocole de l’Elysée s’engagent, la liste des membres de la délégation est épluchée", raconte un porte-parole du Vatican, qui a souhaité conserver l’anonymat. "Pour le cas des homosexuels, c’est grave s’ils se déclarent ouvertement comme tel. S’ils le cachent, ça passe. C’est une petite hypocrisie du Vatican". C’est ainsi qu’un ambassadeur de France nouvellement nommé auprès du Saint-Siège a été refusé par le Vatican en 2008…

Autre pays, autres mœurs : en Égypte, Nicolas Sarkozy avait pu voyager avec Carla Bruni en décembre 2007, trois mois avant son mariage, et rencontrer le couple présidentiel alors en poste, Hosni et Suzanne Moubarak. "Effectivement, il y a eu un régime spécial et cela n’a pas posé de problème", reconnaît un diplomate souhaitant garder l'anonymat. "Le protocole est par principe très souple. Personne ne voudrait que son hôte perde la face, sauf à y trouver un intérêt diplomatique. Ce qui compte, c’est l’intérêt qu’a un pays à recevoir un chef de l’État dans telle ou telle condition, et ce que l’opinion publique en dira. Les règles du protocole sont invoquées a posteriori, pour avaliser des décisions d’ordre politique".

La pression politique incitera peut-être François Hollande et Valérie Trierweiler à se marier. Mais François Hollande, après 30 années passées en concubinage avec Ségolène Royal, ne s’est jamais montré très attaché aux liens du mariage. Après tout, l’histoire de France fourmille de précédents : Louis-Napoléon Bonaparte était resté célibataire durant toute la durée de son mandat à la présidence de la République, entre 1848 et 1852 ; quant à Gaston Doumergue, président de 1924 à 1931, il s’est marié douze jours avant la fin de son mandat. "Ce n’est pas un choix que l’on fait sous prétexte qu’on devient président de la République", a résumé François Hollande durant sa campagne électorale, tout en laissant ouverte l'éventualité d'un mariage.

 

 

Première publication : 08/05/2012

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