Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

À L’AFFICHE !

Cannes 2017 : "Les proies", avec Nicole Kidman, sixième long métrage de Sofia Coppola

En savoir plus

FOCUS

En Espagne, le parc paradisiaque de Doñana meurt de soif

En savoir plus

FACE À FACE

Ferrand épinglé par "Le Canard enchaîné" : un premier couac pour Macron ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Manchester meurtrie par l'un de ses enfants"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Réforme de la loi travail : les choses sérieuses commencent

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"L'organisation Etat islamique cible des enfants"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Les "faux disparus" de Manchester

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Cannes 2017 : Berenice Bejo, le Festival en porte-bonheur

En savoir plus

LE DÉBAT

Attentat à Manchester : l'organisation EI revendique l'attaque

En savoir plus

L'opinion de
Caroline DE CAMARET

Caroline DE CAMARET
Rédactrice en chef Europe

Croissance contre rigueur : un "pacte" silencieux ?

Le 10-05-2012

Pas même intronisé président, François Hollande voit défiler les hauts responsables européens à son QG de campagne à Paris. Mercredi, s’y présentait le président du Conseil européen, le Belge Herman Van Rompuy, suivi jeudi par le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, patron de l’Eurogroupe.

Viennent-ils lui rappeler que la chancelière allemande, Angela Merkel, avec qui ils ont pris langue de longue date, a dit "nein" à toute renégociation du pacte budgétaire ? Sont-ils venus tâter le terrain de son fameux mémorandum sur la croissance ? L’affrontement franco-allemand n’est pas encore certain, un "pacte silencieux" toujours possible.

Car certains des quatre points hollandais ne sont pas forcément pour déplaire à l’Allemagne, qui pourrait consentir un pas en direction du nouveau locataire de l’Elysée : faisable, la recapitalisation de la Banque européenne d’investissement pour financer de grands projets ; souhaitable, l’utilisation rapide des fonds structurels européens inutilisés ; ultime outil mais moins du goût des Allemands, les "eurobonds de projets", qui communautariseraient la dette à venir.

La crise politique en Grèce apporte chaque jour un peu plus d’eau au moulin des défenseurs d’une "initiative de croissance" pour contrer les effets dramatiques des cures d’austérité. Cette impasse grecque doit d’ailleurs être discutée au prochain sommet de l’Eurogroupe : il réunira à Bruxelles, lundi 14 mai, les 17 ministres des Finances, dont le Français, démissionnaire, François Baroin !

D’où l’urgence ressentie pas des leaders européens de la famille conservatrice, qui l’ont boudé jusqu’ici, de "voir" Hollande : et ce, avant sa première rencontre avec Angela Merkel à Berlin, le 15 mai, avant le dîner des chefs d’Etat et de gouvernement du 23 mai avec au menu la croissance… Et surtout en aval du sommet final des 28 et 29 juin, où l’on espère que le "pacte de croissance" sera finalisé !

Les négociations et marchandages ont-ils commencé ? L’accent mis sur la croissance aurait l’avantage de rassurer les marchés sur la capacité de rebond de l’Europe… et surtout les peuples européens, que les dirigeants du Vieux Continent, dans leur efforts pour résoudre la quadrature du cercle de l’endettement, ont eu tendance à oublier !
 

COMMENTAIRE(S)