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FRANCE

La guérilla des Farc formule des exigences pour la libération du journaliste Roméo Langlois

Texte par Dépêche

Dernière modification : 13/05/2012

Selon un communiqué diffusé dimanche, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) seraient prêtes à libérer le journaliste français Roméo Langlois, capturé le 28 avril, en présence d'un représentant de François Hollande.

AFP - La guérilla marxiste des Farc a proposé de libérer le journaliste français Roméo Langlois, capturé le 28 avril en Colombie, pour le remettre à une délégation humanitaire et un représentant du président français François Hollande, dans un communiqué diffusé dimanche.

Les Forces armées révolutionnaires de Comlobie (Farc) "ont fait part aujourd'hui leur disposition à relâcher le journaliste français Roméo Langlois", dans un message publié par l'agence cubaine Prensa latina et repris sur le compte Twitter de l'agence colombienne Anncol, proche de la guérilla.

Dans ce message signé par sa direction nationale, les Farc proposent de faire appel, outre à un représentant français, au comité international de la Croix-Rouge (CICR), et à ex-sénatrice colombienne Piedad Cordoba, méditatice auprès de la guérilla, au nom de la "sécurité" du journaliste.

"Pour garantir encore plus sa vie et sa sécurité", la guérilla propose de "le remettre dans un lieu sûr à une commission comprenant la Croix-Rouge internationale, l'ex-sénatrice Piedad Cordoba et un représentant personnel du nouveau président français François Hollande", précise le communiqué.

Correspondant de la chaîne France 24, M. Langlois, 35 ans, a été capturé lors d'un combat entre les Farc et une brigade de l'armée qu'il accompagnait pour un reportage sur une opération anti-drogue dans le département de Caqueta, fief de la guérilla dans le sud du pays.

La rébellilon l'avait initalement qualifié de "prisonnier de guerre", au motif qu'il portait un casque et un gilet pare-balles de l'armée, liant sa remise en liberté à l'organisation d'un débat sur l'information en Colombie.

Fondée en 1964, la guérilla des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie), la principale du pays, compte encore 9.200 combattants, repliés dans les régions de montagne et de forêt. Elle s'était engagée en février dernier à renoncer à la pratique des enlèvements contre rançon.

"Appréhender au milieu d'un combat quelqu'un revêtu de l'uniforme de l'ennemi ne remet en rien en cause cet engagement. Seule une vision franchement biaisée pourrait parler d'un otage", a souligné les Farc dans le message publié dimanche.

Première publication : 13/05/2012

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