Dernière modification : 14/05/2012 

- Manifestations - Québec - Université


Un "printemps érable" souffle sur les universités québécoises

Un "printemps érable" souffle sur les universités québécoises

Au Québec, alors que la contestation estudiantine contre la hausse des frais de scolarité entre dans sa 13e semaine, le mouvement semble avoir désormais dépassé le simple cadre scolaire pour se muer en une crise sociale profonde. Explications.

Par Charlotte BOITIAUX (texte)
 

Le mouvement de contestation étudiant québécois serait-il en passe de devenir l'une des plus importantes crises sociales que la province francophone ait jamais connues ? Depuis treize semaines, quelque 170 000 étudiants-grévistes manifestent, sans relâche, contre la hausse des frais de scolarité (+ 75 % sur cinq ans) décrétée par le gouvernement du Premier ministre Jean Charest. Et depuis treize semaines, les autorités de la province canadienne jouent la fermeté. Si les facultés québécoises sont réputées pour leur politique de modération concernant les coûts de scolarité - par rapport au reste du Canada -, pas question pour le gouvernement de fléchir sur cette réforme jugée "cruciale". "C’est l’avenir du Québec qui se joue", a insisté à plusieurs reprises Jean Charest, qui entend ainsi rivaliser avec les meilleures universités nord-américaines.

Depuis la mi-février donc, c’est une guerre d’usure qui oppose les deux partis. Car les étudiants, non plus, ne comptent rien lâcher, quitte à perdre un semestre et invalider leur année d'études. Tour à tour, les trois principales associations étudiantes (Classé, Feuq, Fecq), fers de lance du mouvement, ont rejeté en bloc les "compromis" proposés par le gouvernement pour désamorcer le conflit : l’étalement de la hausse des frais de scolarité, la proposition d’une "bonification" des bourses étudiantes, la réduction des frais annexes…

Les "mains tendues" de Jean Charest, Premier ministre du Québec

"Un climat de changement social"

En s’enlisant, le conflit s’est peu à peu métamorphosé. Dépassant le simple cadre scolaire, il s’est désormais mué en une crise plus profonde, qui a mis en pleine lumière les craintes de milliers de jeunes de voir disparaître leurs acquis sociaux au profit du "tout libéral". "C’est là leur grande réussite", note Martin Lukacs, journaliste d'opinion au Guardian : "Ils ont fait comprendre que ce conflit dépassait une simple question de comptabilité pour devenir une réfutation d’un programme d’austérité imposé à travers le monde."

Au sein du cercle étudiant, on commence également à prendre la mesure d’un mouvement - désormais qualifié de "printemps érable" par les médias. Les étudiants eux-mêmes se définissent comme la pointe émergée d’un mouvement plus large qui souhaite contrer les inégalités grandissantes de la société. "Après quatre, cinq, six semaines de grève, […] il y a eu un bouillonnement des idées. […] Cela crée un climat de changement social. […]Vous nous donnez un monde qui n’est pas si beau que ça. Laissez-nous au moins l’améliorer en nous laissant faire des études", se défendait récemment Gabriel Nadeau-Dubois, étudiant et membre de la Classé. "Les étudiants se rendent compte que les droits de scolarité, c’est la pointe de l’iceberg néolibéral", affirme de son côté Jérémie Bédard-Wien, l'un des organisateurs de l’association universitaire.

Et la rencontre avec cet "iceberg" a rapidement mené à une radicalisation du mouvement. Loin des manifestations pacifiques du début, les rassemblements des étudiants sont devenus le théâtre d’affrontements violents avec les forces de l’ordre. Jets de pierre, largage de gaz irritants et assauts de la police anti-émeutes sont devenus monnaie courante. De quoi mettre "en péril la paix sociale", s’inquiète Gérald Tremblay, le maire de Montréal, capitale économique de la province. Le conflit est allé "trop loin", selon lui.

"Votre lutte est une lutte de civilisation"

C’est pourtant un mal nécessaire, estime de son côté Jacques Hamel, sociologue à l’université de Montréal, interrogé par l'AFP. "Bourdieu [éminent sociologue français du XXe siècle, ndlr] serait ravi. […] Il vous dirait : 'Votre lutte est une lutte de civilisation pour essayer de sauvegarder les services publics […] qu’on cherche aujourd’hui à ruiner'." Même son de cloche - encore une fois - de la part du journaliste d'opinion du Guardian, qui a clairement choisi son camp dans cette contestation historique. "Toute une génération de Québécois est en train d’apprendre une leçon qui ne s’enseigne pas sur les bancs de l’école : la violence sous-tend toutes les inégalités de la société. Et le pouvoir ne cède jamais sans bataille."

Le pouvoir québécois va-t-il céder face à cette fronde inédite ? Certaines rumeurs pronostiquent la tenue d’élections législatives anticipées comme seule solution possible pour sortir de l’impasse. Une issue qui pourrait avantager Jean Charest, selon Pascale Dufour, politologue à l’Université de Montréal. Il faut dire que, conforté par des sondages qui lui assurent, à hauteur de 58 %, le soutien de la population dans cette période de crise, Jean Charest pourrait se permettre, selon la politologue, de tirer profit de ces tensions en "laissant pourrir complètement la situation". Une façon de dévier l’attention des Québécois vers les problèmes de violences engendrés par les manifestations. Et ainsi régler la question "dans l'arène électorale plutôt que dans la rue."

Le Premier ministre Charest se moque des émeutes à Montréal

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(13) Réactions

ilfaut travailler

de partout dans le monde gueures à n`en plus finir, no jeunes
qui n`ont pas à se cassé les reins.
voyant venir la des études faut faire quelque choses de différent,faut faire sortir le pour.le schiste, la grand-mère,le chien, les enfants qui peuvent marcher,les syndicats,les profs son payer pour marcher eux seul ont la vérité ce sont nos éducateurs qui forme l`éducation dans nos écoles universitées ca ces nos éducateurs...payer paradeurs et
LES GRÈVISTES CE CHERCHE UN MARTYR.............

grève étudiante au Québec

je dois dire moi aussi que je suis assez déçue que France24, chaîne d'information où la section internationale est généralement assez riche, ai attendu 3 mois après le début du conflit pour en parler, j'aurai cru qu'au moins un article serait publié à ce sujet déjà en mars, mais faut croire qu'il faut qu'une situation dégénère dans un pays (= manifs de plus en lus violentes à Montréal) pour qu'elle daigne y prêter attention ...

Mouvement étudiant au Québec: disproportion par rapport enjeux

Le mouvement est le fruit d'une minorité (30% de tous les étudiants); ces derniers sont très bien articulés et très motivés; et ceci uniquement dans la région de Montréal.
Tous les citoyens reconnaissent le droit à la contestation; la manière est toutefois disproportionnée. En effet, les étudiants ne paient que 13% de leurs frais scolaires, le Gouvernement demande un effort jusqu'à 18% (et croyez le ou non) après une hausse graduelle sur 7 ans (50¢ par jour). Pire: ils veulent (voire exigent) la gratuité à 100% :(
Ce sont les travailleurs (entre autres de modestes ouvriers) qui paient actuellement plus de 85% des coûts. Les actions violentes (dont la désobéissance civile) sont disproportionnées par rapport aux enjeux. De plus, incroyable d'entendre ces étudiants crier à l'injustice parce que les Autorités veulent empêcher de manifester le visage caché.
Bien sûr, tout devrait être gratuit; le problème la Société québecois (et d'autres au Canada) est simple: nous n'avons a pas les moyens, chacun devrait contribuer aux efforts sociaux.
Enfin, plus de 60% de la population endosse le courage du Gouvernement à ne pas plier (encore une fois) devant certains groupes d'étudiants.
PS Le parti Québécois (PQ) est complètement déconecté!
Je me sens bien vieux et j'ai le vertige devant le fossé des générations; je ne comprends pas ces jeunes très gâtés par la vie et la richesse du Canada et du Québec. Ils jouent un jeu dangereux pour eux-même et pour l'ensemble de la Société. Vraiment triste....

Reponse a Mr Dankin

Mr,

Le Québec ce n'est pas la France. Oui le Québec a sa propre langue et d'ailleurs il existe un dictionnaire du Français du Québec. C'est beau d'affirmer des choses qui ne se vérifient pas. Il y'a plus de Français de France qui rêvent d'aller vivre au Québec que de Québécois d'aller en France ou en Europe francophone...Pourquoi? Trouver l’erreur, hahaha.... Vive le Québec et vive son individualité! Molière et Balzac et alors? Et vous? Connaissez vous les célèbres auteurs Québécois qui sont enseignes dans les écoles Québécoises? Mais ou va le monde?lol!

reponse a Alexandre Mathieu

Pourquoi vous êtes en colère!
Est ce que tu as vus les Grand parents de l'une des accusée, qui est pas une étudiante à l'UQAM et en sociologie, comment ils se sont réagies, et même la grande mère qui a dit est ce que c’est l’entrainement, et pourquoi il y a un vigile devant le palais de la justice de Montréal par un groupe des mouvements étudiante.
Vous pouvez mentir, mais vous ne pourrez jamais effacer la vérité.
À beau mentir qui vient de loin!

Il n'y a aucune preuve que

Il n'y a aucune preuve que des étudiants soient auteurs de ces bombes fumigènes, ce ne sont que des accusations lancées à tort et à travers par des petits chroniqueurs et éditorialistes travaillant dans des médias dont les patrons sont contre le mouvement étudiant. Si vous croyez que le Canada détient une démocratie qui permet une représentations juste et équitable des événements dans les médias, détrompez-vous.

EDUCATION AU QUEBEC

Au Québec on enseigne le Francais ?!80% des étudiants dans la province du Québec en secondaire ne connaissent pas MOLIERE encore moins BALZAC
les écoles au Québec enseignent le JOUAL un patois de la langue Francaise des campagnes mélangées avec l'Anglais
Une grande majoritée de sa population ne savent pas écrire en langue Francaise !( Population de souche Francaise je ne parle pas des premières nations ni des nouveaux immigrants )
C'est la province du Canada qui compte le plus d'analphabètes !et d'assistés sociaux

Après les blessés, les morts à venir.

Grève étudiante et une bombe fumigène et tombent des accusations de terrorisme formulées par le ministère de la justice. Ceci a le mérite de mettre en évidence l'incompétence de certains dirigents et avocats au ministère de la justice.
Attention: lorqu'une bombe puante sera lancée,ce gouvernement Charest croira en une attaque d'Al-Qaîda. Le gouvernement canadien risque de paniquer et de faire appel à l'OTAN pour raser les principales villes... les USA ont déjà demandé aux américains d'éviter cette zone canadienne.
Charest fera t-il tuer des étudiants pour faire sa politique absurde?

rentabiliser les universités

Vouloir capitaliser sur le dos d'étudiants devient le cheval de bataille des politiques . Une école peut elle générer des profits et devenir rentable ?

 
 
 
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