Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

"Dans l'ombre de Bouteflika"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Le Nigéria face à Boko Haram

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Ali Benflis répond aux attaques d’Abdelaziz Bouteflika

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Booty Looting", un pillage chorégraphié de Wim Vandekeybus

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Bras de fer entre Washington et Téhéran autour d’un ambassadeur

En savoir plus

SUR LE NET

San Francisco : une nouvelle agression liée aux Google Glass

En savoir plus

FOCUS

Les Taïwanais divisés vis-à-vis de la Chine

En savoir plus

LES ARTS DE VIVRE

Cuisine durable

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCONOMIE

Déficit public : la France tiendra-t-elle ses engagements?

En savoir plus

  • Naufrage d’un ferry en Corée du Sud : des centaines de disparus

    En savoir plus

  • Vladimir Poutine : "L'Ukraine est au bord de la guerre civile"

    En savoir plus

  • La police de New York ferme une unité secrète chargée d'espionner les musulmans

    En savoir plus

  • Démission du puissant chef des renseignements saoudiens

    En savoir plus

  • "Injustices et corruption alimentent le cycle de violences au Nigeria"

    En savoir plus

  • Violences sexuelles dans l'armée : Le Drian prône la "tolérance zéro"

    En savoir plus

  • La justice indienne reconnaît l’existence d’un troisième genre

    En savoir plus

  • Kiev passe à l'offensive contre les pro-russes dans l'Est

    En savoir plus

  • Ali Benflis : "La présidence à vie en Algérie, c’est terminé"

    En savoir plus

  • Les prisonniers d'Abou Ghraib transférés face à la menace djihadiste

    En savoir plus

  • Des travaux d'intérêt général pour Silvio Berlusconi

    En savoir plus

  • Vidéo : Yasmina Khadra appelle les Algériens à "chasser" le régime

    En savoir plus

  • Réforme des régions : la Bourgogne et la Franche-Comté sur la voie de la fusion

    En savoir plus

  • Reportage : à Horlivka, les insurgés s'emparent des bâtiments officiels

    En savoir plus

  • Un an après les attentats, Boston rend hommage à ses victimes

    En savoir plus

  • L'incendie de Valparaiso pourrait encore durer plusieurs jours

    En savoir plus

  • Hillsborough : 25 ans après, Liverpool demande toujours justice pour les victimes

    En savoir plus

  • Amnesty International accuse l'Algérie de violer les droits de l'Homme

    En savoir plus

FRANCE

L'hommage à Jules Ferry, premier faux pas de François Hollande ?

©

Texte par Charlotte BOITIAUX

Dernière modification : 14/05/2012

François Hollande rendra hommage, mardi, à Marie Curie, prix Nobel de physique et de chimie, mais aussi à Jules Ferry, fondateur de l'école républicaine... et fervent partisan du colonialisme. Une initiative qui crée la polémique.

François Hollande n'a pas encore pris ses fonctions qu'il doit déjà affronter sa première polémique. Dans la foulée de la cérémonie de passation de pouvoir à l'Élysée, mardi 15 mai, le nouveau chef de l'État a décidé de rendre hommage à Marie Curie et Jules Ferry, l'ex-candidat socialiste à la présidentielle ayant placé l’éducation et la jeunesse au cœur de sa campagne électorale. Mais, si honorer la prix Nobel de physique (1903) et de chimie (1911) fait consensus, sa volonté de déposer une gerbe au pied de la statue du promoteur de l'école laïque, gratuite et obligatoire au jardin des Tuileries, à Paris, fait, en revanche, grincer des dents.

À lui seul, Jules Ferry incarne, en effet, deux idéaux aujourd'hui très opposés. À la fin du XIXe siècle, sous la IIIe République, il fut, certes, le père fondateur de l'école républicaine. Mais le ministre de l’Instruction publique, qui devint par la suite président du Conseil, fut également un farouche partisan de l'expansion coloniale de la France et défendait l'idée d'une hiérarchie des races, très répandue dans la société de l'époque nourrie de préjugés racistes. Une prise de position qui l’opposa d'ailleurs vivement, dans les années 1880, au député Georges Clemenceau, régulièrement scandalisé par ses propos sur la prétendue "mission civilisatrice" des Blancs.

Numéro d’équilibriste mémoriel

Pour François Hollande, la difficulté de l'exercice réside donc dans la manière d'honorer la mémoire de Jules Ferry sans occulter le volet plus sombre de sa politique. Un numéro d’équilibriste qui s'annonce compliqué... Certains intellectuels se sont déjà indignés, en effet, de cette initiative qu’ils jugent aussi maladroite qu’anti-républicaine. Tel est par exemple le cas de Luc Ferry, qui fut ministre de l'Éducation lorsque Jean-Pierre Raffarin était Premier ministre. "J’aurais plutôt célébré Clemenceau que Jules Ferry […]. [Ce dernier] fut non seulement un grand colonisateur, mais c'est aussi quelqu'un qui fonde la colonisation sur une vraie théorie raciste. De même qu'il faut éduquer les enfants, il faut éduquer les Africains, c’est ça l'idée", a-t-il ainsi déclaré lundi sur France Inter.

Moins virulent mais tout aussi sceptique, Louis-Georges Tin, le président du Conseil représentatif des associations noires (Cran) de France estime, lui, qu’honorer un défenseur de la supériorité de la race blanche est plutôt malhabile. "Certes, François Hollande peut tout à fait saluer en Jules Ferry le fondateur de l'école républicaine, mais il devrait aussi rappeler, en même temps, la part d'ombre de cet homme et de toute une partie de l'Histoire de France", a-t-il déclaré via un communiqué.

L’hommage récurrent à Pétain

Pour Patrick Lozès, l’ancien président du Cran et militant de la cause noire en France, en revanche, la polémique est vaine. Si Jules Ferry est un personnage ambigu, la façon dont résonnent aujourd'hui ses propos permettent de mettre en lumière les progrès réalisés par la société depuis la fin du 19e siècle. "Certes, il faut rappeler, sans jamais les passer à la trappe, les stéréotypes dans lesquels nombre de nos gloires nationales se sont abîmées, mais ces dérapages indiquent aussi que nul n’est parfait et que l’Histoire est complexe, tout autant que les êtres humains !"

Effectivement : pendant leurs mandats, le général de Gaulle, Georges Pompidou, Valéry Giscard d’Estaing, François Mitterrand n'ont-ils pas tous - jusqu'en 1993 -, déposé une gerbe de fleurs sur la tombe du maréchal Pétain, héros de la bataille de Verdun en 1916, mais aussi chef de l’État français sous le régime collaborationniste de Vichy ?

 

Première publication : 14/05/2012

  • FRANCE

    Passation de pouvoir entre Sarkozy et Hollande : la sobriété pour mot d’ordre

    En savoir plus

  • FRANCE

    Valérie Trierweiler, une future Première dame de caractère

    En savoir plus

  • FRANCE

    Ces femmes qui pourraient entrer au gouvernement de François Hollande

    En savoir plus

Comments

COMMENTAIRE(S)