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FRANCE

Christiane Taubira, garde des Sceaux "indépendante"

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 21/05/2012

La députée de Guyane, âgée de 60 ans, fait son entrée dans le gouvernement Ayrault en tant que garde des Sceaux. Elle devra mettre en œuvre les mesures phares du quinquennat alors qu'elle hérite d’un ministère au budget amputé.

La nomination de Christiane Taubira à la chancellerie est l’une des surprises du premier gouvernement du quinquennat de François Hollande. Un choix politique triplement avantageux pour le président : c’est une femme – essentielle pour atteindre la parité –, un symbole de la diversité – elle est Guyanaise – et de l’ouverture – elle est issue de la famille des radicaux de gauche. Cette économiste de profession, qui a fêté ses 60 ans en novembre dernier, est considérée comme un électron libre dans le milieu politique. Elle a débuté sa carrière comme militante indépendantiste, avant de fonder en 1993 le parti Walwari ("éventail", en amérindien), qu’elle préside depuis.

Passation de pouvoir entre ministres

De Cayenne à la place Vendôme

Députée de Guyane depuis 1993 et conseillère régionale depuis 2010, elle fut également membre du Parlement européen de 1994 à 1999. Elle revendique de nombreux faits d’armes en politique, le plus éloquent étant la loi du 10 mai 2001, qu’elle a rédigée, concernant la reconnaissance de la traite négrière et de l’esclavage comme crimes contre l’humanité.

En 2002, candidate à la présidentielle pour le Parti radical de gauche (PRG), elle recueille 2,32 % des voix au premier tour. Ce score lui vaudra des commentaires acerbes, certains la rendront responsable de la défaite surprise du candidat socialiste, Lionel Jospin, victime de la dispersion des voix de gauche.

En 2005, avec Arnaud Montebourg et Laurent Fabius, elle défend le "non" au traité constitutionnel européen. Deux ans plus tard, elle échoue à rassembler le nombre de parrainages suffisant pour la présidentielle et se rallie à la candidature de Ségolène Royal, dont elle devient conseillère "déléguée à l’expression républicaine". Au lendemain de l’élection, remportée par Nicolas Sarkozy, elle aurait été approchée par l’entourage du nouveau président pour intégrer le gouvernement d’ouverture.

Lors de la primaire socialiste de 2011, elle se range aux côtés d’Arnaud Montebourg, représentant de l’aile gauche du Parti socialiste, avant d’apporter son soutien à François Hollande durant sa campagne pour la présidentielle. Ce dernier, le 17 mai, lui attribuera le ministère de la Justice, que certains voyaient destiné au maire de Paris, Bertrand Delanoë. Christiane Taubira déclarait lors de la passation de pouvoir ce jeudi 18 mai "le président de la République a exprimé trois principes concernant la justice : il s'est engagé à la rendre accessible à tous les citoyens (...), plus efficace et indépendante".

De nombreux dossiers sur le feu

La nouvelle garde des Sceaux devra peser lors des arbitrages budgétaires à Bercy afin de défendre un ministère financièrement mis à mal sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Mais elle devra, dans un premier temps, regagner la confiance des magistrats et des avocats, sérieusement ébranlés par la réforme de la carte judiciaire, visant à réduire considérablement le nombre de juridictions.

Deux réformes du dernier quinquennat pourraient être rendues caduques : la création de tribunaux correctionnels pour les mineurs de 16 à 18 ans et l’introduction d'un jury populaire, toujours en correctionnelle, opération jugée coûteuse et chronophage pour les magistrats.

La surpopulation carcérale sera un autre cheval de bataille : au mois d’avril,  les prisons françaises comptaient 67 161 détenus pour environ 57 000 places. En cause : les peines plancher qui contribueraient à remplir les cellules de petits délinquants, et le manque de centres éducatifs fermés pour les mineurs délinquants.

En projet, également, la réforme du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) afin que les nouveaux membres soient désormais nommés par le Parlement. François Hollande s’est aussi engagé à ce que les procureurs ne puissent plus être choisis contre l’avis du CSM, comme ce le fut cas avec Philippe Courroye à Nanterre.

Autre dosssier délicat, la réforme constitutionnelle qui avait déchainé les passions pendant la campagne présidentielle : le droit de vote des étrangers aux élections locales. Une question qui divise les Français.

Première publication : 17/05/2012

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