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Economie

Facebook : après l'emballement médiatique, débuts en Bourse mitigés

Vidéo par Stéphanie DE SILGUY

Texte par Dépêche

Dernière modification : 19/05/2012

L'action Facebook a connu vendredi des débuts agités sur le Nasdaq. Le titre a effacé ses gains enregistrés dans les premiers échanges, n'affichant à la clôture qu'une hausse de 23 cents de son prix d'introduction (38 dollars).

AFP - Tout le tapage entourant l'entrée en Bourse du géant des réseaux sociaux sur internet Facebook s'est terminé vendredi sur une déception, le titre n'ayant arraché qu'une maigre progression de 0,61% pour finir la séance à 38,23 dollars, 23 cents au-delà du cours d'introduction.

La clôture est intervenue après une demi-heure d'échanges très serrés où le cours est redescendu jusqu'à son cours d'introduction de 38 dollars, sans jamais toutefois casser ce seuil.

"Il est difficile d'imaginer ce qui serait arrivé si les banques n'étaient pas intervenues", a commenté l'analyste Lou Kerner, fondateur du Social Internet Fund.

Déjà dans les minutes suivant les premiers échanges publics à 15h30 GMT, l'action était passée d'une hausse de plus de 12% à l'ouverture à 0%, les banques pilotant l'opération parvenant toutefois toujours à éviter de passer sous les 38 dollars. Le titre avait ensuite repris provisoirement de la hauteur.

Pour Darren Hayes, professeur à l'université Pace et ancien banquier d'investissement, "la négativité globale du marché a mis un éteignoir sur l'opération".

"Je crois que les actions étaient offertes à un prix équitable, mais aujourd'hui les actions s'échangeaient sur la peur et non sur l'appétit", renchérissait M. Kerner.

La journée avait pourtant débuté en fanfare.

Le jeune patron fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, avait fait retentir à distance la cloche d'ouverture du Nasdaq, depuis le siège de Menlo Park (Californie) où il avait invité ses employés à passer la nuit en "hackathon" (marathon de codage informatique).

"Mais souvenez-vous, restez concentrés et continuez à produire!", avait-il lancé aux centaines de personnes rassemblées en plein air à l'aurore.

A New York, la journée a été plus difficile. Les tous premiers échanges avaient été retardés d'une trentaine de minutes en raison manifestement de difficultés de la plateforme Nasdaq à gérer cette opération record.

En fin de journée, l'autorité des marchés financiers, la SEC, a annoncé qu'elle allait examiner cet incident "pour déterminer ses causes et les mesures à prendre".

Selon M. Kerner, les difficultés ont été à la fois le fait de la plateforme d'échange et des banques pilotant l'opération, au premier rang desquelles Morgan Stanley.

Facebook mettait sur le marché 421 millions d'actions, pour une opération à 16,02 milliards de dollars, la plus grosse pour une valeur internet, la deuxième plus grosse pour une valeur américaine tous secteurs confondus, qui le valorisait à 104 milliards de dollars.

Le Nasdaq a annoncé qu'il y avait eu près de 576 millions d'échanges, un record.

Pour Gerard Hoberg, professeur de finances à l'Université du Maryland, la performance médiocre pourrait s'expliquer par le fossé séparant d'un côté les petits porteurs voulant leur part d'une marque très grand public et de l'autre les milieux financiers. "Les professionnels qui ont examiné les chiffres derrière Facebook avaient plus de doutes", explique-t-il.

"Facebook a réalisé une performance terne parce que la direction n'a pas répondu aux questions" sur ses performances et ses perspectives, a réagi Trip Chowdhry, analyste chez Global Equities Research.

Facebook a enregistré en 2011 un chiffre d'affaires de 3,7 milliards de dollars, en décélération, pour un bénéfice net de 668 millions de dollars, et n'a pas caché aux investisseurs qu'il peinait à rentabiliser la migration de ses utilisateurs sur les appareils portables.

Facebook, lancé il y a huit ans dans une chambre d'étudiant à Harvard, a récupéré dans l'opération 6,84 milliards de dollars, le solde revenant à des actionnaires initiaux.

M. Zuckerberg, 28 ans, n'a vendu que les actions qui lui permettront de payer les impôts liés à cette opération, en conservant une participation de 18,4%, et 55,8% des droits de vote. 

Première publication : 18/05/2012

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