- BCE - Crise économique - Économie européenne - Mario Draghi - Zone euro
Selon Mario Draghi, l'Union européenne "vit un moment crucial de son histoire"
Au lendemain du sommet des Vingt-Sept à Bruxelles, le président de la Banque centrale européenne a déclaré, lors d'un discours dans une université italienne, que la crise de la dette avait révélé les "faiblesses" de l'Union européenne.
AFP - L'Union Européenne vit "un moment crucial" de son histoire, a estimé jeudi à Rome le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi, qui a rappelé la "nécessité" d'un pacte pour la croissance à côté du pacte de discipline budgétaire.
"Nous vivons un moment crucial dans l'histoire de l'Union" dont la crise de la dette a révélé les "faiblesses", a-t-il déclaré lors d'une intervention devant des centaines d'étudiants à l'université de la Sapienza.
"Nous sommes désormais arrivés au point où le processus d'intégration européenne a besoin d'un saut courageux d'imagination (bien imagination) politique pour survivre", a-t-il insisté.
Comme il l'a déjà indiqué à plusieurs reprises, M. Draghi a rappelé la "nécessité d'un growth compact", un pacte pour la croissance "à côté du fiscal compact", le traité renforçant la discipline budgétaire.
Ce pacte pour la croissance repose sur des "réformes structurelles" notamment du marché du travail mais aussi sur la "relance des investissements publics" grâce au renforcement de la Banque européenne d'investissement et à la reprogrammation de fonds structurels européens.
Il ne s'agit pas en effet de creuser les déficits publics car "il n'y a pas de croissance soutenable sans comptes publics en ordre", a-t-il martelé.
Avant son arrivée, une soixantaine d'étudiants ont manifesté devant l'Université afin de protester contre la politique de rigueur imposée aux pays de l'Union européenne. Ils arboraient des banderoles et distribuaient des fac-similé de billets de cinquante euros sur lesquels on pouvait lire: "Non à la BCE, non à l'austérité".
Il a en revanche été accueilli triomphalement à l'intérieur de l'amphithéâtre, archi-comble.
M. Draghi participait à un hommage à l'économiste Federico Caffé, qui fut l'un des grands disciples européens de John Maynard Keynes, l'économiste britannique qui, dans les années 30 aux Etats-Unis, avait recommandé les programmes de grands travaux financés par l'Etat pour relancer l'économie.




























Réagissez à cet article
(2) Réactions
Faire du Roosevelt : court-circuiter les banques
L'Europe reste un grand projet porteur d'avenir pour les populations des pays membres, mais il a été détourné par la financiarisation de l'économie et de la politique.
Les sacrifices que l'on demande aux peuples ne servent qu' à sauver les banques !
Voir la mesure n° 1 du manifeste ROOSEVELT 2012 : la BCE pourrait tout à fait prêter directement aux états au taux de 0,02% (via la BEI ou la CDC - art.21 et 23.1) sans en changer les statuts ni les traités européens (voir l'article paru dans Le Monde et dans El Pais en janvier - validé par des responsables de la BCE).
Cela reviendrait à court-circuiter les banques, d'où la pression des lobbies bancaires pour ne pas adopter cette mesure !
sans blagues
Et on paye ces technocrates une fortune pour nous sortir de telles évidences, de tels lieux communs !!!!