Dernière modification : 25/05/2012
- François Fillon - Jean-François Copé - Législatives françaises 2012 - Politique française - UMP
Présidence de l’UMP : Copé et Fillon à couteaux tirés
La guerre des chefs de l’UMP aura bien lieu. En remettant en cause le leadership de Jean-François Copé, l’ancien Premier ministre François Fillon a ouvert la bataille pour la présidence du parti avant même les élections législatives.
La guerre larvée au sommet de l’UMP a fini par éclater au grand jour. À moins de trois semaines du premier tour des législatives qui s’annoncent difficiles pour la droite, François Fillon et Jean-François Copé ont déterré la hache de guerre en vue du contrôle de leur formation politique.
"Quelle hypocrisie enfin !"
C’est l’ancien Premier ministre qui a ouvert les hostilités en déclarant, lors d’un entretien au Figaro Magazine à paraître vendredi 25 mai, que l'UMP n'avait plus de "leader naturel" depuis la défaite de l’ancien président Nicolas Sarkozy. "Il y aura une compétition" pour la présidence de l'UMP, avance François Fillon. Et pour lever les derniers doutes sur ses ambitions, il précise: "Je prendrai toute ma part avec d'autres, à cette compétition". Si son nom n’a pas été cité, l’actuel secrétaire général de l’UMP ne pouvait que se sentir visé par l’attaque implicite de l’ancien locataire de Matignon. En déplacement électoral en Alsace le 23 mai, Jean-François Copé a d’ailleurs répliqué en réponse à des journalistes venus l’interroger sur les propos de François Fillon. "Vraiment, j'invite tous mes amis, toutes générations confondues, toutes sensibilités confondues à l'UMP à suivre ce chemin de la sagesse qui consiste à ne se mobiliser que dans la perspective des élections législatives", laissant sous-entendre que l’heure de la guerre des chefs n’avait pas encore sonné.
Jeudi matin, le ton est encore monté d'un cran entre les deux protagonistes. "Quelle hypocrisie enfin !", s'est exclamé sur les ondes de RTL l'ancien Premier ministre, candidat UMP dans la 2e circonscription de Paris, comme on lui rappelait la réponse de son rival appelant à la sagesse. "Jean-François Copé fait parfaitement son travail mais il ne peut prétendre être le leader de cette formation sans qu'il y ait eu un débat démocratique et que les militants se soient prononcés", a-t-il encore ajouté.
Sur Europe 1, le député-maire de Meaux a pour sa part assuré ne pas se sentir visé par cette offensive. "Je ne crois pas que cela me soit adressé, a-t-il sèchement riposté. Chacun ses mots, les miens sont des mots positifs pour ce qui concerne mes amis et ma famille politique". Si ce duel fratricide pour le contrôle de l'UMP était attendu et annoncé, il devait, de l’avis des experts de l’arène politique française, n'intervenir au plus tôt qu'au lendemain des législatives. "C'est très, très mauvais pour l'UMP, ça peut avoir un effet démobilisateur sur une partie de son électorat, on ne peut pas exclure non plus qu'une partie de ses électeurs puisse aller sur un vote Front national", juge Dominique Reynié, qui dirige la Fondation pour l'innovation politique, interrogé par l’AFP.
Juppé : "la priorité des priorités, c'est l'unité"
Sans surprise, cette passe d’armes publique n’a pas tardé à provoquer une cascade de réactions du côté de l’UMP. L'ancien ministre des Affaires étrangères Alain Juppé, également pressenti pour briguer la tête de l’UMP, a lancé jeudi 23 mai un appel à l'unité. "J'espère qu'il s'agit simplement de paroles malencontreuses", a-t-il déclaré à des journalistes à Bordeaux, ville dont il est maire. "Nous sommes engagés dans une bataille législative qui peut nous conduire à la victoire, la condition de cette victoire c'est bien sûr d'être rassemblés", a-t-il dit avant de souligner que la priorité des priorités était l'unité. Un autre ténor du parti, l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a commenté la polémique sur son compte Twitter. "L'annonce d'une compétition à l'UMP est inopportune. Le temps des ambitions personnelles n'est pas venu. Priorité au collectif", a-t-il écrit.
Mais certains membres de l’UMP ont explicitement attaqué la nature et le timing de cette sortie musclée de François Fillon. Très remonté, le député de Paris Bernard Debré trouve "ridicule, lamentable et dangereux" cette guerre des chefs. "J'ai dit à Fillon : "François, il faut fermer sa gueule (...) Fillon n'est pas plus leader naturel que Copé", a-t-il assuré sur Sud Radio. L’ancienne garde des Sceaux Rachida Dati, dont l’inimitié envers François Fillon est de notoriété publique, fut l’une des premières à lancer la contre-offensive. Invitée sur BFMTV, elle a jugé les déclarations de Fillon "désagréables et très déloyales vis-à-vis de Jean-François Copé", qui "est le chef de l'UMP, qui a mobilisé pour la campagne présidentielle de manière très acharnée".
Acharnée, la bataille pour le contrôle de l’UMP le sera. Jusqu’ici l'ex-Premier ministre reste plus populaire que son rival, recueillant la préférence de 27 % des Français pour diriger la formation fondée en 2002, devant Alain Juppé (20 %) et Jean-François Copé (13 %), selon un sondage Ifop pour Sud Ouest publié le 12 mai. Toutefois, ce ne sont pas les Français qui trancheront mais les adhérents de l’UMP. Selon les statuts du parti, le congrès qui doit élire son nouveau président doit intervenir entre le 15 septembre et le 15 novembre.
Pendant ce temps au Parti socialiste, le ton est à l’ironie. "Dès qu’ils perdent, ils s’entretuent, cela aurait était un miracle que cette guerre des chefs ne se déclenche qu’après les législatives, c’est dans leur nature de se bouffer le nez", commente François Loncle, député PS de l’Eure, contacté par FRANCE 24. Et de conclure : "Cela ne change rien pour nous, nous sommes concentrés sur les législatives, même s’il est amusant de compter les points dans le camp d’en face".




























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(19) Réactions
M. Copé ne sera pas élu.
M. Copé ne sera pas élu.
M. Copé ne sera pas élu.
M. Copé ne sera pas élu.
la guerre des chefs a
la guerre des chefs a commencé ,mais à mon avis RACHIDA DATI ET FRAN9OIS FILLON DEVRAIENT SE TAIRE CAR ILS ONR ECHOUE .
QUAND A FRANCOIS COPPE IL N A NI LA CARRURE NI LA PERSONNALITE D UN HOMME D ETAT
Copé et Fillon à couteaux tirés
Il y en a marre des coups de manchette lancés sur France 24 et par les autres éméteurs pseudo officiels de ragots pseudo officiels visant à déstabiliser le parti UMP, seul déscendant du gaulisme et de la Vè république dont Mitterand (votre vénérable Président s'est largement inspiré).Même Mitterand a accapté les "avancées de chirac" quand il était son 1er ministre.
Ni l'un ni l'autre
Je vote Juppé ou Baroin...
guerre des chefs
Je ne savais pas que monsieur "corrida" était aussi populaire! En fait dans ce pays ceux qui sont le plus appréciés sont ceux qui ne disent rien mais attendent leur heure (pas celle du groupe qu'ils sont censés représenter)tapis dans l'ombre (un peu comme la murène). Coppé est allé au charbon pendant la campagne. Il s'est fortement impliqué et a montré beaucoup de pugnacité et de conviction dans son combat.Comme disait De Gaulle: "les Français ont la mémoire courte"!!!
partialité de la presse
Pourquoi les journalistes parlent ils des tensions à droite mais ne parlent pas des difficultés pour les députés socialistes sortants de laisser leur place à des candidats d'Europe Ecologie les Verts au nom de tractations faites pour les élections présidentielles
Tous les Français sont censés être "égaux" devant l’impôt. L’article 13 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen rappelle que les impôts "doivent être également répartis entre tous les citoyens en raison de leurs facultés". Voilà, le principe inscrit dans notre constitution, mais en réalité, certains bénéficient de passe-droits très avantageux, c’est le cas des journalistes. Ces derniers bénéficient encore aujourd’hui d’une "niche fiscale" créée en 1934.
Une déduction d’impôt corporatiste coûteuse pour les contribuables ! Inscrite à l’article 81 du code général des impôts, cette disposition permet aux journalistes de déduire directement 7 650 euros de leur revenu imposable pour « les frais inhérents à leur fonction ». Peu importe que l’activité de journaliste soit exercée à temps plein ou à temps partiel ! Peu importe que le journaliste soit détenteur d’une carte de presse ou non !
Concrètement, un journaliste gagnant 3 000 euros par mois verra, grâce à ce dispositif, le montant de ses impôts être divisé par près de deux. Il ne paiera que 2125 € d’impôts par an, alors qu’un autre contribuable avec les mêmes revenus que lui sera imposé à hauteur de 4 153 euros. Le manque à gagner pour l’Etat est, dans cet exemple, de 2028 € par journaliste.
Un privilège qui n’a plus de justifications !
A l’origine, cette mesure se justifiait en raison de l’impossibilité pour la plupart des journaux français d’après guerre de disposer des ressources financières suffisantes pour rembourser l’intégralité des frais professionnels. Dans ce contexte, l’Etat a accepté d’assumer ces défraiements. Cependant, depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, les conditions salariales des journalistes ont évolué. Désormais, les frais professionnels de la plupart d’entre-eux sont pris en charge par leurs journaux. Les journalistes peuvent donc cumuler les remboursements effectués par leur entreprise et celui de l’Etat ! Une garantie anti-contrôle fiscal Ce double remboursement est d’autant plus scandaleux que l’article 81 du Code général des impôts précise que les frais professionnels des journalistes « sont toujours réputés utilisés conformément à leur objet et ne peuvent donner lieu à aucune vérification de la part de l’administration ». Cela veut donc dire que les défraiements de journalistes ne peuvent faire l’objet d’aucun contrôle fiscal !
Et les journalistes en veulent plus : -40% d’impôts pour usage de mascara ! Dernièrement, les journalistes de l’audiovisuel ont réclamé le droit à un abattement fiscal de 40 % de leur revenu, dont 10% au titre du remboursement des « frais esthétique ». Pour reprendre notre exemple d’un journaliste gagnant 3 000 euros par mois, si cette mesure était appliquée, il ne paierait plus que 1 180 euros d’impôts soit 2 973 euros de moins qu’un autre contribuable disposant des mêmes revenus... Les stars du JT apprécieront cette attention. Les mieux payés de nos "stars du petit écran" profiteront d’un cadeau fiscal pouvant atteindre 80 000 euros. Signez la pétition !Durant la campagne présidentielle, François Hollande a reçu des représentants syndicaux de journalistes et n’a écarté aucune de leurs revendications. Cela explique sans doute la bienveillance d’une grande partie des médias vis-à-vis de sa campagne.
Alors que le nouveau gouvernement s’apprête à élaborer une loi de finance rectificative prévoyant des augmentations d’impôts et la suppression de nombreuses "niches fiscales" dont certaines bénéficient aux familles, nous exigeons de Pierre Moscovici, le nouveau ministre de l’économie, des finances et du commerce extérieur qu’il mette fin à ces privilèges exorbitants qui bénéficent aux seuls journalistes.
Pourquoi voter pour le
Pourquoi voter pour le représentant d'un parti qui va se déchirer sitôt les élections terminées et qui de ce fait pourrait rallié un courent qui ne me correspond pas. Je vais donc voter blanc au législative, la défaite engendre des appétits équerrent
la "guerre des chefs"..
Quelle déception mais aussi la tristesse voire la colère 'une telle situation.Monsieur Fillon par votre action prématurée vous perdez beaucoup de votre prestige et de votre efficacité.Mon regret, comme bien d'autres est profond.
Y a t-il un francais encore assez naif...
pour penser que nos cher politiciens aient autre chose en tete que leur petite carriere, pour les mener au poste qui leur assurera de joli avantages a vie...
Pour eux la pension de retraite n'est pas calculee sur les 20 meilleures annees, il suffit d'avoir ete ministre une fois pour etre peinard plus tard...
Que dire du president et de son siege au conseil du 3eme age a vie et a 12000euros/mois!
Un bien beau parachute dore pour Mr Hollande qui pourtant n'aime pas les riches...
Commme quoi la royaute a disparu mais les privileges restes.