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Moyen-orient

Le Conseil de sécurité de l'ONU condamne les tueries de Houla

Vidéo par Sammy BERRAHMOUN

Texte par Dépêche

Dernière modification : 28/05/2012

Les 15 pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont condamné dimanche les tirs à l'arme lourde de l'armée syrienne qui ont fait au moins 108 morts à Houla, dans le centre du pays. L'émissaire international Kofi Annan est attendu à Damas ce lundi.

Kofi Annan rencontrera Bachar al-Assad à Damas mardi

Le médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie Kofi Annan doit rencontrer mardi à Damas le président syrien Bachar al-Assad, a déclaré à l'AFP un haut responsable syrien.

"M. Annan arrivera lundi à Damas où il rencontrera le ministre des Affaires étrangères Walid Mouallem et sera reçu mardi par le président Assad", a indiqué ce responsable sous couvert d'anonymat.

M. Annan, nommé le 23 février, a effectué une première visite en Syrie le 10 mars, à l'issue de laquelle il a obtenu des autorités et des opposants un engagement à respecter un plan de paix en six points, prévoyant notamment un cessez-le-feu entré en vigueur le 12 avril mais violé quotidiennement.          

AFP - Le Conseil de sécurité de l'ONU a condamné dimanche le gouvernement syrien pour le massacre de Houla (centre de Syrie) qui a fait au moins 108 morts selon les observateurs de l'ONU sur place.
              
Dans une déclaration adoptée à l'unanimité à l'issue d'une réunion d'urgence à New York, les 15 pays membres ont dénoncé "une série de bombardements par les tanks et l'artillerie gouvernementale contre un quartier résidentiel".
              
Le Conseil a exigé que Damas cesse immédiatement d'utiliser des armes lourdes dans les villes syriennes rebelles et qu'il retire ses forces de ces villes, conformément au plan de paix du médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe Kofi Annan.
              
Les 15 pays ont réaffirmé leur soutien aux efforts de M. Annan et l'ont chargé de transmettre "dans les termes les plus clairs" leurs exigences au gouvernement syrien.
              
Selon Damas, M. Annan doit effectuer lundi sa deuxième visite dans le pays depuis le début de sa mission il y a trois mois.
              
La Russie avait dans un premier temps mis en doute la responsabilité de son allié syrien, avant de se joindre à ses 14 partenaires.
              
Le chef des observateurs, le général norvégien Robert Mood, a indiqué au Conseil par vidéoconférence que 108 personnes au moins avaient été tuées à Houla, atteintes par des éclats d'obus ou exécutées à bout portant, dont 49 enfants, et que 300 avaient été blessées.
              
Ce massacre, survenu dans la nuit de vendredi à samedi, a provoqué un tollé international.

Damas réfute "toute responsabilité"
              
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jihad Makdissi, a réfuté "totalement toute responsabilité gouvernementale dans ce massacre terroriste qui a visé les habitants".
              
L'ambassadeur syrien à l'ONU Bachar Jaafari a critiqué un "tsunami de mensonges" visant son pays.
              
Damas a annoncé la création d'une commission d'enquête conjointe de l'armée et de la justice sur ces violences, les pires depuis l'entrée en vigueur théorique le 12 avril du cessez-le-feu prévu dans le cadre du plan Annan. La commission doit publier ses conclusions dans trois jours.
              
Après sa première visite à Damas le 10 mars, M. Annan avait obtenu un engagement du régime et des opposants à respecter un plan de paix prévoyant un cessez-le-feu, un retrait des armes lourdes des villes et un dialogue politique.
              
Ce plan a été sérieusement mis à mal par le massacre de Houla.
              
Le chef démissionnaire du Conseil national syrien (CNS), Burhan Ghalioun, a appelé dimanche le peuple syrien à prendre les armes si la communauté internationale n'intervient pas par la force contre le régime.
              
"J'appelle le peuple syrien à mener la bataille de la libération et de la dignité en comptant sur ses propres forces, sur les rebelles déployés à travers le pays et sur les brigades de l'Armée syrienne libre" (ASL), a-t-il déclaré.
              
Samedi, l'ASL avait prévenu qu'elle ne respecterait plus le plan Annan. "A moins que le Conseil de sécurité de l'ONU ne prenne des décisions d'urgence pour protéger les civils, le plan Annan ira en enfer", avait affirmé l'ASL.
                  
"Houla, nous nous sacrifierons pour toi"
              

Les observateurs de l'ONU constatent des tirs à l'arme lourde

 

Les observateurs de l’ONU présents en Syrie ont confirmé que des obus d’artillerie et de blindés avaient bien été tirés sur un quartier de la ville de Houla, où une centaine de personnes ont péri vendredi, a déclaré le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon dans une lettre adressée dimanche au Conseil de sécurité.
 
Ban Ki-moon a ajouté que les observateurs de l’ONU avaient également observé des blessures par balles sur certains corps, ce qui pourrait aller dans le sens de combats à l’arme à feu mentionnés devant la presse par le numéro deux de l’ambassade de Russie à l’ONU, Alexandre Pankine, qui avait laissé entendre que les insurgés pourraient être à l’origine de la tuerie.
Dimanche, 48 personnes, dont 33 pour la seule ville de Hama (centre), pour la plupart des civils, ont trouvé la mort dans des violences à travers le pays, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
              
Des manifestations ont eu lieu également à Alep (nord), Idleb (nord-ouest), Deraa (sud) et à Damas pour dénoncer le massacre de Houla.
              
"Houla, ne t'inquiète pas, par mon sang, par mon âme, nous nous sacrifierons pour toi", ont scandé les manifestants dans la province de Hama.
              
En 14 mois, la répression en Syrie a fait plus de 13.000 morts, selon un nouveau bilan de l'OSDH.
              
Dans un communiqué, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est dit "écoeuré" par les massacres en Syrie. Il a accusé l'Iran et son allié le mouvement chiite libanais Hezbollah d'en être les complices.
              
Des Libanais chiites enlevés le 22 mai en Syrie, au risque d'intensifier la contagion de la crise syrienne au Liban, sont toujours aux mains de leurs ravisseurs, a indiqué dimanche à l'AFP l'opposition syrienne, laissant entendre qu'il ne s'agissait pas de simples civils. Les autorités libanaises avaient annoncé leur libération vendredi soir.

 

Première publication : 28/05/2012

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