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Afrique FRANCE

Pouria Amirshahi, candidat PS : "Les Français de l'étranger doivent avoir les mêmes droits"

Texte par Julien PEYRON

Dernière modification : 01/06/2012

Le secrétaire national du PS à la coopération, à la francophonie, à l'aide au développement et aux droits de l'Homme se présente dans la 9e circonscription de l’étranger. Il se défend d'être un candidat parachuté.

FRANCE 24 : Pour la première fois, les Français de l’étranger vont élire des députés à l’Assemblée nationale. Qu’est-ce que cela va changer concrètement pour eux ?

Pouria Amirshahi  : C’est une avancée majeure, les Français de l’étranger vont enfin être représentés aussi pleinement que ceux de France. Grâce à ces nouveaux députés, toutes les lois votées demain auront leur prolongement pour les Français résidant hors de France. Je tiens d’ailleurs à rappeler que cette réforme est portée depuis 2004 par le Parti socialiste et qu’elle figurait dans le programme de la candidate socialiste Ségolène Royal en 2007.

Au cours de cette campagne, vous avez formulé de nombreuses propositions. Quels seraient les grands axes de votre programme, si vous ne deviez en retenir que quelques-uns ?

P.A. : Je me bats tout d’abord pour que les Français de l’étranger aient les mêmes droits que le reste de leurs compatriotes, et notamment en matière d’éducation, de fiscalité, de protection sociale et de service public. Pour qu’enfin ils soient des Français à part entière.

Puis je compte m’appuyer sur les Français de l’étranger et la société civile pour favoriser les échanges à différents niveaux, d’université à université, d’entreprise à entreprise, d’association à association. Toutes ces initiatives sont aujourd’hui éparpillées. Les Français de l’étranger sont les meilleurs ambassadeurs de la France dans le monde, ils doivent servir davantage à entretenir de bonnes relations entre la France et leur pays de résidence.

Certains de vos rivaux ont remis en cause votre légitimité. Le fait de ne pas être né dans l'un des pays de la 9e circonscription fait-il de vous un candidat parachuté ?

P.A. : Je connais l’Afrique depuis 20 ans. En tant que secrétaire national du Parti socialiste à la coopération, à la francophonie, à l'aide au développement et aux droits de l'Homme, j’ai été amené à parcourir cette circonscription, où j’ai tissé un large réseau de relais, de connaissances et d’amis, parfois même issus d’un bord politique différent du mien. Ces attaques ne sont guère surprenantes de la part d’une droite de plus en plus différentialiste, qui distingue les Français en fonction de leur sang et non de leur citoyenneté. Moi, je n’ai jamais défendu le droit du sang. De plus, il n’y a pas de honte à figurer dans la liste des grands hommes politiques qui ont un jour décidé de briguer en mandat dans une circonscription dont ils ne sont pas originaires : Léon Blum, François Mitterrand, François Hollande, Martine Aubry, Michel Rocard ou même Jacques Chirac, pour ne citer qu’eux.

Le nouveau ministre délégué au Budget, le socialiste Jérôme Cahuzac, s’était prononcé, fin 2010, en faveur d’un système de double imposition pour certains Français de l’étranger. Quelle est votre position et celle du Parti socialiste sur cette question ?

P.A. : La position du PS, de ses candidats et du président de la République est claire : il n’y aura pas de mise en place d’un système de double imposition pour les Français de l’étranger. Les seules réformes fiscales en ce sens que nous défendons sont ciblées, elles concernent le Luxembourg, la Suisse et la Belgique. Dans mon parti, comme dans les autres, il faut avoir l’honnêteté de reconnaître que tous ne sont pas toujours au fait des questions relatives aux Français de l’étranger. Ce sera aussi le rôle des nouveaux députés de sensibiliser leurs collègues à ces enjeux.

Si vous êtes élu, comment comptez-vous collaborer avec Yamina Benguigui, qui a été nommée ministre déléguée aux Français de l’étranger dans le gouvernement Ayrault ?

P.A. : La ministre déléguée aux Français de l’étranger est chargée de porter certaines réformes auprès du gouvernement. Une relation de confiance doit s’établir entre elle et les députés des Français de l’étranger. J’ai la chance de déjà bien la connaître, je suis tout disposé à travailler en bonne intelligence avec elle.

Candidats de la 9e circonscription :
1. M. Bertrand VITU : Remplaçant : Mme Rachida EL AMRANI.
2. M. Yves PAUMIER. Remplaçant : M. Guy PIROD.
3. Mme Laetitia SUCHECKI. Remplaçant : M. Jean LEMAIRE.
4. M. Yannick URRIEN. Remplaçant : M. Matthias HEBERT.
5. M. Karim DENDENE. Remplaçant : Mme Véronique BRIGAUD.
6. M. Alexandre FOULON. Remplaçant : M. Tristan CALAS.
7. Mme Frédérique RUGGIERI. Remplaçant : M. Patrick COLLIER.
8. Mme Alexandra PIEL. Remplaçant : M. Franck LEVESQUE.
9. Mme Sihame ARBIB. Remplaçant : Mme Leïla BALI.
10. Mme Aicha GUENDOUZE. Remplaçant : M. Fode SYLLA.
11. M. Alain LE MOULLEC. Remplaçant : M. Mohamed KHATIRI.
12. Mme Khadija DOUKALI. Remplaçant : M. André DUCLOS.
13. M. Pouria AMIRSHAHI. Remplaçant : Mme Martine VAUTRIN DJEDIDI.
14. M. Zine-Eddine M'JATI. Remplaçant : Mme Laurence BONNETERRE-BERNOUSSI.

Première publication : 30/05/2012

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