Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

Teddy Riner : "Je suis allé chercher ma deuxième médaille d’or avec les tripes"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Rio c'est parti, Lille c'est fini !

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Mort d'Adama Traore : la troisième autopsie n'aura pas lieu

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Burkini : le Conseil d'état tranche, le débat politique continue

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

L'offensive turque en Syrie - Arrêté anti-burkini suspendu

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Les secrets de l'Hôtel des Invalides

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Fiscalité, épargne, travail : les promesses économiques du candidat Sarkozy

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Le patriotisme économique prôné par Montebourg peut-il fonctionner ?

En savoir plus

FOCUS

Présidentielle au Gabon : bataille électorale à Port-Gentil

En savoir plus

FRANCE

Le parachutage de Claude Guéant passe mal à Boulogne-Billancourt

Texte par Charlotte BOITIAUX

Dernière modification : 31/05/2012

La plus grande ville des Hauts-de-Seine, historiquement à droite, a du mal à digérer le parachutage de Claude Guéant, ancien ministre de Nicolas Sarkozy, jugé "trop droitier".

Il croyait sans doute avoir décroché une circonscription en or. L’ancien ministre de l’Intérieur Claude Guéant, candidat aux élections législatives à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), va tenter, le 10 juin prochain, de briguer le siège de député actuellement occupé par Pierre-Christophe Baguet, le maire UMP de la ville. Mais la partie est loin d’être gagnée. Car dans la 9e circonscription des Hauts de Seine, berceau du sarkozysme (la ville a voté à plus de 65 % pour Nicolas Sarkozy lors de la présidentielle), une majorité d’habitants s’apprêteraient à glisser dans l’urne le bulletin Thierry Solère, le candidat dissident issu du même parti.

C’est du moins, ce qu’affirme ce maire-adjoint de Boulogne qui se définit lui-même comme le représentant d’une "droite modérée". "Sincèrement, je pense être en très bonne position dimanche 10 juin" affirme-t-il à FRANCE 24. L’homme a de quoi être confiant. Fort de ses 62 % obtenus au second tour des élections cantonales de 2011, soutenu par deux anciens maires (UMP) de la commune, Jean-Pierre Fourcade et Pierre-Mathieu Duhamel, ce père de famille de 40 ans compte désormais sur son ancrage local pour faire tomber son concurrent. Et selon lui, Claude Guéant cumule trois handicaps : "Il ne connaît pas les Boulonnais, il commence une carrière de député à 67 ans et il incarne une droite dure", énumère-t-il. "Moi, j’ai la légitimité du terrain. Claude Guéant a celle de l'étiquette".

La droite "humaniste"

Dans les rues de la ville, il traîne, en effet, comme un petit air d’insurrection face à un candidat dont le parachutage et surtout les "clins d’œil au Front national" en ont exaspéré plus d’un. "Je vote à droite, mais pour une droite humaniste, pas pour un homme qui méprise les étrangers et les stigmatise à tout bout de champ, qui centre ses discours sur le halal ou sur les civilisations", explique Mathieu, un étudiant en droit, rencontré au marché, rue Escudier (nord de la ville).

Fait notable : même à gauche, on se dit prêt à glisser le bulletin Solère dans l’urne pour contrer Guéant. "Je n’ai jamais voté à droite, mais soyons réaliste, la gauche n’a aucune chance de passer dans cette ville. Alors quitte à ce que la droite repasse, je préfère faire barrage à Claude Guéant", affirme Anne-Marie Massuyeau, une Boulonnaise d’une soixantaine d’années, socialiste dans l’âme. A ses côtés, tout aussi virulente, une de ses amies, conclut : "Vraiment, ça serait une honte qu’un homme aussi abject que lui devienne député grâce au vote de ma ville !"

 

 

Première publication : 31/05/2012

  • LÉGISLATIVES FRANÇAISES

    Rachida Dati renonce à se présenter contre François Fillon à Paris

    En savoir plus

  • FRANCE - LÉGISLATIVES

    La "bataille homérique" entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen est lancée

    En savoir plus

  • LÉGISLATIVES FRANÇAISES

    L'UMP et le Front national, entre guerre ouverte et œillades discrètes

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)