Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Du "Brexit" au "Borexit"

En savoir plus

POLITIQUE

« Le Brexit est un vote xénophobe, il révèle une coupure du Royaume-Uni en deux »

En savoir plus

POLITIQUE

"L’Europe est une famille de peuples, libres de vivre ensemble ou de partir"

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Brexit : "Chacun doit mener sa vie comme il l'entend"

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Matthew McConaughey en pleine guerre de Sécession dans "Free State of Jones"

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : à Porto Rico, le virus Zika se propage à grande vitesse

En savoir plus

L'ENTRETIEN DE L'INTELLIGENCE ECONOMIQUE

Quand les séries télé fabriquent des héros géopolitiques

En savoir plus

UNE COMÉDIE FRANCAISE

François Hollande, un président en campagne

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

Année noire pour le tourisme en Turquie

En savoir plus

Un reportage tourné par nos correspondants sur un sujet qui fait l’actualité dans leur pays, suivi du décryptage de notre invité. Du lundi au vendredi, à 14h15.

FOCUS

FOCUS

Dernière modification : 31/05/2012

Accablés par l'austérité, les Irlandais pourraient rejeter le pacte budgétaire européen

Près de 3 millions d’Irlandais sont appelés à se prononcer sur le pacte budgétaire européen, ce jeudi 31 mai. Ce référendum - le seul en Europe - risque d’être lourd de conséquences pour un traité qui doit contraindre les États-membres à observer un strict équilibre budgétaire.

Donné largement vainqueur par les sondages, le "Oui" au pacte budgétaire européen a vu son avance fondre comme neige au soleil ces derniers jours ; de quoi inquiéter sérieusement la coalition gouvernementale (le parti de centre droit Fine Gael et les travaillistes), qui a investi l’ensemble de son capital politique dans ce référendum.

Par ailleurs, près d’un électeur sur quatre se déclare indécis. Trois sondages publiés dimanche donnaient entre 16% et 27% d’indécis, et un Irlandais sur trois ne comprend pas le pacte budgétaire.

La participation va peser dans l’issue du référendum. Selon la plupart des analystes, si moins de la moitié des électeurs inscrits se rend aux urnes, le "Oui" peut être en danger.

"If you don’t know, vote no"

Les Irlandais, fréquemment consultés sur les questions européennes, ont un dicton populaire: "Si vous ne comprenez pas, votez non". C’est ce qui est arrivé lors des premiers référendums sur les traités de Nice et de Lisbonne, avant que les électeurs changent d’avis lors d’une seconde consultation, dans les deux cas.

En cas de rejet, l’Irlande votera-t-elle deux fois sur ce traité fiscal ? Le Premier ministre Enda Kenny a dit qu’il n’en était pas question. Mais une partie de l’opinion, dont le groupe de pression de droite Libertas, appelle à voter "Non", en attendant que l’UE ait trouvé un accord sur un pacte de stabilité et de croissance destiné à créer des emplois.

Il existe cependant une différence fondamentale entre ce pacte budgétaire et les traités européens précédents. L’Irlande n’a pas de veto, la ratification par douze États membres suffit à l’application du traité fiscal. Techniquement, la zone euro pourrait donc continuer à avancer sans l’Irlande.

Contexte difficile

Mais un "Non" irlandais pourrait avoir un effet désastreux pour le pays et pour l’Europe. "Voter non n’a aucun avantage, mais de graves conséquences. La première serait une remise en cause de la stabilité de notre monnaie et de la zone euro dans son ensemble", explique à FRANCE 24 Lucinda Creighton (Fine Gael), secrétaire d’État aux affaires européennes.

Le vice-Premier ministre irlandais Eamon Gilmore (Labour) est, quant à lui, persuadé que les Irlandais "comprennent que ce traité est nécessaire pour stabiliser l’euro, pour favoriser l’investissement et créer des emplois".

Mais les partisans du "Oui" ont fait campagne dans un contexte défavorable. Prés de 15% de la population active est au chômage. Après 3 ans de récession, une économie placée sous la tutelle de l’Europe et du FMI, avec hausse des impôts et réduction drastique du budget de l’Etat, la population est devenue allergique au discours sur les mérites de l’austérité.

"La politique d’austérité est un échec cuisant ici", estime la numéro deux de Sinn Féin, Mary Lou McDonald, dont le parti a mené la campagne du "Non" avec les autres formations de la gauche radicale. "Seuls le commerce et la croissance peuvent nous sauver, les Irlandais le savent bien mais ils ont besoin d’un gouvernement qui ait le courage de l’admettre".

Ce traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance a été signé le 2 mars par les chefs d'État et de gouvernement de 25 pays membres de l'Union européenne - à l'exception du Royaume-Uni et de la République tchèque. Les pays qui ratifient ce traité fiscal devront notamment s’assurer que leur dette est réduite à 60% de leur Produit Intérieur Brut (PIB).

Par Hervé AMORIC

COMMENTAIRE(S)

Les archives

30/06/2016 États-Unis

Vidéo : à Porto Rico, le virus Zika se propage à grande vitesse

Le virus Zika se propage rapidement à Porto Rico depuis quelques semaines. L'inquiétude concerne en particulier les femmes enceintes qui peuvent donner naissance à des enfants...

En savoir plus

29/06/2016 Bolivie

Le lithium bolivien : une arlésienne ?

La Bolivie est un pays pauvre qui a pour ambition de devenir un poids lourd de l'extraction et du raffinement du lithium. Le pays possède en effet les plus grandes réserves de la...

En savoir plus

28/06/2016 France

Face à la radicalisation dans les prisons, la France fait appel aux aumôniers musulmans

Comment lutter contre la radicalisation dans les prisons, qui prend de plus en plus d'ampleur ? Pour enrayer ce phénomène, les autorités françaises ont fait appel à des aumôniers...

En savoir plus

27/06/2016 Royaume-Uni

Vidéo : atteints d'une hépatite C, des Occidentaux partent se faire soigner en Inde

L'hépatite C touche 130 à 150 millions de personnes dans le monde et serait la cause chaque année de 500 000 décès. Depuis quelques années, un médicament miracle breveté par un...

En savoir plus

23/06/2016 Royaume-Uni

Brexit : l'immigration, un thème majeur de la campagne

C'est le grand jour pour les Britanniques, qui votent pour ou contre la sortie de leur pays de l'Union européenne. La campagne, d'un côté comme de l'autre, a été mouvementée,...

En savoir plus