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Les opposants syriens menacés par des logiciels malveillants
Des logiciels espions tentent de piéger les opposants syriens sur Internet. Les pirates informatiques d’Anonymous soutiennent les manifestants québécois. Et un réseau social chinois instaure un « permis à points » pour ses utilisateurs.
Les opposants syriens menacés par des logiciels malveillants
Simurgh est un logiciel très prisé des internautes en Syrie et Iran qui souhaitent surfer anonymement sur la Toile et accéder aux sites bloqués dans leurs pays. Il est notamment utilisé par les dissidents pour contourner la censure en ligne.
Mais d’après une équipe de chercheurs de l’université de Toronto, une version compromise de ce programme circule sur Internet. Un code y a été ajouté pour en faire un cheval de Troie qui envoie à un tiers des données sur l’activité de l’utilisateur.
Depuis le début de la révolte syrienne, de nombreux logiciels malveillants ont été conçus pour piéger les cyberactivistes, qui utilisent largement les réseaux sociaux pour s’organiser, témoigner de leur mobilisation et dénoncer la répression. Ainsi, sur Facebook ou sur Youtube, les opposants à Bachar el-Assad sont régulièrement la cible de tentatives de hameçonnage visant à leur voler leurs identifiants et leurs mots de passe. Des informations qui pourraient ensuite être utilisées pour infiltrer les réseaux de l’opposition.
Ces attaques seraient menées par l’armée électronique syrienne, composée de pirates informatiques au service du régime de Damas. Et de leur côté, les opposants bénéficient également du soutien de groupes de hackers comme Telecomix qui, depuis l’Europe, leur donnent des conseils pour sécuriser leurs communications sur Internet.
Les Anonymous mobilisés au Québec
Le groupe de pirates informatique Anonymous exprime sa solidarité avec les manifestants québécois. Pour protester contre une loi d’urgence qui restreint la liberté de manifester, ils appellent dans cette vidéo publiée mardi au boycott du grand prix de Formule 1 qui doit se tenir à Montréal du 8 au 10 juin.
La veille, un message en anglais avait été publié pour attaquer l’organisateur de cet événement sportif, Bernie Ecclestone. Il lui est reproché de ne pas tenir compte du respect des droits de l’homme pour sélectionner les pays hôtes des compétitions, en référence notamment au Grand Prix de Bahreïn.
Et c’est également lundi que les Anonymous sont parvenus à pirater le site de la police de la ville de Montréal, qui est critiqué ces dernières semaines pour ses interventions musclées lors des manifestations étudiantes. Un des hackers a menacé, sur Twitter, de diffuser leurs bases de données, sans suite pour l’instant.
Le 19 mai déjà, une première vidéo de soutien à la révolte étudiante avait été diffusée par les Anonymous, assortie d’un message d’avertissement au gouvernement québecois.
D’autres opérations avaient suivi, avec le piratage de plusieurs sites officiels : ceux du Parti libéral du Québec au pouvoir et de l’Assemblée nationale ont été rendus inaccessibles dans un premier temps, puis celui de la Sécurité publique a été « revisité » pour afficher un temps le slogan des hacktivistes. Et ce sont aujourd’hui les sites associés au Grand Prix du Canada qui sont menacés.
Chine : un « permis à points » sur les réseaux sociaux
80 points pour chaque internaute, puis des points en moins à chaque infraction et la fermeture éventuelle du compte si le crédit tombe à 0. Sina Weibo, l’équivalent chinois de Twitter, vient de mettre en place ce système pour tenter de lutter contre la propagation de rumeurs en ligne. Après la fin de l’anonymat pour des centaines de millions d’internautes, les mesures restrictives se multiplient donc sur les réseaux sociaux chinois en cette période de transition politique sensible pour le pouvoir communiste.
La tendance du jour sur les réseaux sociaux
« Amercia », au lieu d’America… C’est la surprenante faute d’orthographe qui s’est glissée dans l’application pour smartphone de Mitt Romney, candidat républicain à l’élection présidentielle aux États-Unis. Une erreur embarrassante pour son équipe de campagne qui est loin d’être passée inaperçue sur les réseaux sociaux, d’autant plus que les utilisateurs peuvent prendre des photos avec, en toile de fond, le slogan qui contient la faute de frappe. Et les internautes, parmi lesquels de nombreux partisans de Barack Obama, s’en donnent à cœur joie pour se moquer de cette maladresse.
La vidéo du jour
Au cinéma, la mode est aux adaptations, de livres, de bandes dessinées ou de jeux-vidéos. C’est ce qui a poussé le collectif d’artistes américains Warialasky à créer une fausse bande-annonce pour le film inspiré de Tétris. Le cultissime jeu qui consiste à imbriquer des pièces pour les faire disparaître n’ayant pas vraiment de scénario, il en va de même pour cette fausse adaptation qui a été tournée dans les environs de Salt Lake City. Et si la blague est potache, les effets spéciaux, eux, sont très soignés.































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