Dernière modification : 31/05/2012 

- Religion - Tunisie


Le Premier ministre islamiste Hamadi Jebali s'en prend aux salafistes

Issu du parti islamiste Ennahda, le Premier ministre tunisien Hamadi Jebali attribue aux salafistes les récentes violences intervenues en Tunisie. Et les accuse de répandre des "messages faux et qui font peur" sur l'islam.

Par FRANCE 24 (vidéo)
Dépêche (texte)
 

AFP - Le Premier ministre tunisien Hamadi Jebali a accusé mercredi les salafistes radicaux à l'origine de récentes violences de "transmettre des messages faux et qui font peur" sur l'islam, et estimé que "la patience des Tunisiens était à bout".

"Pourquoi tant de violence, pourquoi tant d'agressions ?", a lancé M. Jebali interrogé sur la violence de groupes salafistes, lors d'un entretien diffusé par plusieurs chaînes de télévision tunisiennes.

"Est-il inscrit dans l'islam d'imposer à autrui ses idées avec la force et la violence ? Vous êtes en train de transmettre des messages faux et qui font peur sur l'islam", a-t-il déclaré, assurant que le gouvernement n'allait "pas rester les bras croisés". "Nous allons appliquer la loi. La patience des Tunisiens est à bout", a-t-il ajouté.

"Ennahda (le parti islamiste qui domine le gouvernement, ndlr) ne s'allie pas avec ceux qui traitent les gens de mécréants", a-t-il martelé.

Les incidents liés à des groupes salafistes radicaux se sont multipliés ces dernières semaines, avec notamment des débits d'alcool attaqués et des postes de police incendiés le week-end dernier dans le nord ouest de la Tunisie.

Ces groupes de "barbus" sont minoritaires mais ultra-présents dans le champ public et pas un jour ne passe en Tunisie sans qu'il ne soit fait état d'incidents --pas toujours vérifiés-- liés aux salafistes.

Les autorités sont régulièrement accusées de laxisme et Ennahda est souvent soupçonné d'entretenir des relations ambigües avec cette mouvance.

 

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(3) Réactions

le premier ministre

ha maitenant vous apeller les gens par leur religion c'est nouveau ça

A mizaanoun

Tout d’abord Annahda n’a jamais dit qu’il était le seul parti à être dépositaire de la lecture du coran et de son interprétation. Lecture en passant dont vous vous êtes abstenu visiblement car le coran est bourré de règles de vies temporelles… Très utile comme inspiration pour l’élaboration d’une politique de vie, la structuration d’une société commune avec des règles, des obligations, des aspirations… Qui vise d’ailleurs en plus du confort matériel qui vous est cher, la spiritualité dont vous semblez complètement dénué.

La solution réside dans la dissolution d'Anahdha.

Précisément, ce sont bien les fondateurs de ce parti, dont le premier ministre qui déclare, qui sont à l’origine de l’existence de ces groupes « qui font peur sur l’Islam ». La solution ne réside pas dans l’application des « lois » comme il le soutient ou il menace, mais bien dans dissolution du parti même « Anahdha » qui se dit d’inspiration religieuse et de tout parti qui s’identifie en tant que tel. Sinon au nom de quoi ce monsieur et ses compagnons, au pouvoir, veulent-ils être les seuls dépositaires de la lecture correcte de la religion ? – Et en au nom de quoi veulent-ils mêler ou se servent-ils de la religion pour des besoins strictement politiques ? On est d’accord qu’un parti politique s’inspire d’une idéologie ou d’une culture religieuse, mais à condition de parler un langage temporel et d’avoir un projet de construction comme la vie de tous les jours l’exige avec des droits, des obligations, des aspirations et une prospérité matérielle générale où tous les citoyens s’adhèrent et s’identifient. Que chacun par la suite adapte sa vie spirituelle comme il l’entend.
Brièvement dit, tant que ce parti, dans sa forme superstitieuse, se trouve au pouvoir, il reste la plus grande menace pour la stabilité du pays.

 
 
 
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