Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : calme précaire dans la capitale, violences en province

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Au Cameroun, la population se mobilise pour l'éducation

En savoir plus

#ActuElles

Canada : les mystérieuses disparitions des femmes autochtones

En savoir plus

REPORTERS

Le meilleur des grands reportages de France 24 en 2014

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Retour sur les temps forts de l’année 2014

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Un troisième Bush à la Maison Blanche ?"

En savoir plus

DÉBAT

CAN-2015 : un défi pour le continent africain

En savoir plus

L'ENTRETIEN

"Il faut que Pékin réévalue ses politiques dans les régions tibétaines"

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Uruguay : la vie après Guantanamo

En savoir plus

Afrique

Des armes françaises dans l'arsenal rwandais à la veille du génocide

Vidéo par Christophe DANSETTE

Texte par Dépêche

Dernière modification : 01/06/2012

Un document de l'ONU, déterré par le journal "Libération", révèle la présence de quinze missiles Mistral de fabrication française, alors interdits à la vente, dans l'arsenal de l'armée rwandaise à la veille du génocide de 1994.

AFP - Quinze missiles Mistral, alors interdits à la vente, figuraient au sein de l'arsenal de l'armée rwandaise, à la veille du génocide, indique un document de l'ONU, versé jeudi au dossier d'instruction sur l'attentat contre le président Habyarimana, affirme Libération.
             
La liste révélant la présence de ces missiles sol-air de fabrication française -- découverte par une journaliste britannique dans les archives de l'ONU -- a été remise jeudi aux juges Marc Trévidic et Nathalie Poux par les avocats des personnalités rwandaises mises en examen dans cette affaire par le juge Bruguière en 2006, précise le quotidien dans son édition à paraître vendredi.
             
Jeudi marquait l'expiration du délai offert à toutes les parties civiles pour commenter ou contester une expertise balistique rendue publique le 10 janvier. Celle-ci avait orienté l'enquête vers des tirs de missile depuis le camp de Kanombe, alors aux mains de l'armée, sans désigner les auteurs possibles de cette attaque.
             
L'attentat du 6 avril 1994 contre l'avion du président Habyarimana est considéré comme le déclencheur du génocide rwandais, qui en cent jours a coûté la vie à 800.000 personnes selon l'ONU.
             
Le gouvernement rwandais soutient depuis 2009 que les tirs sont partis du camp militaire de Kanombe, importante base des Forces armées rwandaises (FAR, loyalistes), jouxtant l'aéroport et la résidence présidentielle au sud-est.
             
L'enquête française conduite initialement par le juge Jean-Louis Bruguière avait abouti à l'inverse au lancement en 2006 de mandats d'arrêts contre des proches du président Kagame qui dirigeait en 1994 la rébellion tutsie du Front patriotique rwandais (FPR).
             
Depuis 1994, les anciens officiers rwandais inculpés par le Tribunal pénal international pour le Rwanda n'ont cessé d'affirmer qu'aucun des leurs ne pouvait être mêlé à cet attentat car ils ne possédaient pas de missiles, rappelle Libération.
             
Selon le quotidien, la présence de ces armes dans les stocks de l'armée rwandaise à la veille du génocide ne confirme ni ne contredit l'enquête en cours du juge Trévidic. Elle n'est qu'un élément qui incite à se poser des questions "sur l'enfumage constant de ce dossier", comme le souligne Bernard Maingain, l'avocat des officiels rwandais mis en examen, cité par le quotidien.

Première publication : 01/06/2012

  • RWANDA

    Attentat contre Habyarimana : "Le rapport d'expertise est à prendre au sérieux"

    En savoir plus

  • RWANDA

    Attentat contre Habyarimana : un rapport disculpe le clan Kagame

    En savoir plus

  • FRANCE - RWANDA

    Génocide rwandais : Kagame n'exige pas d'excuses de Paris

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)