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FRANCE

À Nantes, Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault affichent leur unité

Texte par Dépêche

Dernière modification : 03/06/2012

Jean-Marc Ayrault et Martine Aubry se sont retrouvés ce samedi à Nantes pour mener "main dans la main", selon la première secrétaire du PS, la campagne des législatives, afin de donner "une large majorité, cohérente et solide" au président.

REUTERS - Le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault et la patronne du Parti socialiste Martine Aubry ont affiché leur unité samedi lors d'un meeting à Nantes, à deux semaines du premier tour des élections législatives qui s'annonce plus dures que prévues pour la gauche.

Les sondages prédisent une victoire mais pas forcément une majorité absolue pour le PS sans ses alliés écologistes et de la gauche radicale. Un tel résultat constituerait une sévère épine dans le pied pour le nouveau président François Hollande porté à
l'Elysée le 6 mai après dix ans de gouvernements de droite.

Martine Aubry, qui briguait Matignon mais à laquelle François Hollande a préféré le patron du groupe PS à l'Assemblée, a rendu un hommage appuyé à son rival, à l'égard
duquel des médias lui ont prêté une vive animosité.

"Mon cher Jean-Marc, je veux te dire combien nous sommes heureux de te savoir à Matignon, mais aussi extrêmement confiants", a-t-elle dit.

Jean-Marc Ayrault, qui a abandonné le siège de maire de Nantes qu'il occupait depuis 1989, a réitéré l'engagement de rétablissement de l'âge de départ de retraite à 60 ans pour certaines catégories de salariés et promis que la mesure serait à l'ordre du prochain conseil des ministres de mercredi.

S'opposant à l'idée de mener les réformes en "100 jours", il a dit vouloir installer "le changement dans la durée" mais affirmé qu'il voulait instaurer rapidement l'exemplarité dans les rémunérations des dirigeants politiques et d'entreprises publiques.

"L'indécence, c'est fini", a-t-il lancé, confirmant qu'un projet serait prochainement présenté pour limiter dans un rapport de un à 20 l'échelle des salaires dans les entreprises publiques. Il souhaite par ailleurs que le dirigeant de la banque Dexia Pierre Mariani rende son "parachute" doré.

Il a rendu à Martine Aubry son hommage, parlant d'un travail "difficile, patient et ingrat" à la tête du PS qu'elle doit abandonner à l'automne.

Elle ne sera pas candidate aux législatives et la presse lui prête une ambition par un poste à la Commission européenne, que son père Jacques Delors a présidé dans les années 1980. Interrogée à ce sujet dans Le Monde de dimanche, elle dit :
"Bien que profondément européenne, je n'ai jamais songé à cela".
 

Première publication : 02/06/2012

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