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SPORT

Richard Gasquet laisse Paul-Henri Mathieu sur le bord du chemin

Texte par Dépêche

Dernière modification : 03/06/2012

Paul-Henri Mathieu n'a pas survécu au seizième de finale qui l'opposait à l'Espagnol Marcel Granollers, vainqueur en cinq sets (6-4, 6-4, 1-6, 4-6, 6-1) après quatre heures de jeu. Richard Gasquet, lui, continue sa route en huitième de finale.

AFP - Richard Gasquet est le seul Français samedi à avoir rejoint Jo-Wilfried Tsonga en huitièmes de finale de Roland-Garros où Paul-Henri Mathieu à failli réussir un nouveau retour impossible.

Ils ne sont que deux à continuer leur route. Mais, à moins de nouveaux exploits, le Français qui aura marqué la quinzaine sera reconnaissable à tout jamais sous le sigle PHM, revenu encore une fois de nouvelle de nulle part.

Après avoir remonté un retard de deux sets à zéro au premier tour et passé 5h41 à battre John Isner au deuxième, Mathieu a livré sa troisième bataille en cinq sets avant de s'avouer vaincu (6-4, 6-4, 1-6, 4-6, 6-1) face à l'Espagnol Marcel Granollers.

De retour après une grave blessure au genou, il a encore trouvé la force de passer 3 h 56 min sur le court. Le cumul de ses trois matches indique 12 h 51 min, un chiffre impensable avant le tournoi pour quelqu'un qui n'avait pratiquement pas dépassé les deux heures de jeu à l'entraînement.

"C'était dur. Si j'avais pu me libérer un set plus tôt ça aurait peut-être pu changer la physionomie du match. Mais je suis content d'avoir pu faire trois matches d'affilée. Et cela sans douleur", a-t-il commenté à la sortie du court après avoir reçu une formidable ovation du public du court N.1.

"Je me suis battu quinze mois pour revivre ces moments-là, je suis juste content", a-t-il ajouté, très ému, alors que le public scandait "Paulo, Paulo".

Il n'y aura donc que deux Français en huitièmes de finale puisque Julien Benneteau, à court de carburant, s'est logiquement arrêté (6-3, 7-5, 6-4) face au Serbe Janko Tipsarevic après, là-aussi, un beau tournoi.

Gasquet, lui, n'a pas l'intention de s'arrêter, même si c'est le N.4 mondial Andy Murray qui l'attend désormais. Encouragé par son feu d'artifice final face à Tommy Haas, contre qui il a remporté les quatorze derniers jeux (6-7, 6-3, 6-0, 6-0), il attend la suite avec gourmandise.

"Comme le Barça!"


L'année dernière, il n'avait rien pu faire en huitièmes de finale contre le N.1 mondial Novak Djokovic. Cette fois, il aura un coup à jouer face à Murray qu'il a battu début mai sur la terre battue de Rome et qui ne semble pas au top en ce moment, même s'il s'est rassuré face au Colombien Santiago Giraldo.

"Je suis content d'arriver en deuxième semaine mais ce n'est pas une finalité. Je suis capable de faire plus. Maintenant, en tennis, il faut repartir tous les jours. Tu restes humble avec ce sport", a estimé Gasquet.

Mais s'il joue comme samedi, tout est possible. Complètement libéré après avoir fait le break au deuxième set, il a lâché son bras pour enchaîner points gagnants et sucreries en tous genres, déclenchant des "olas" dans les tribunes du Suzanne-Lenglen.

"C'est vrai que j'ai bien joué, j'ai lâché mes coups. J'ai réussi des coups énormes sur la fin du troisième set", a-t-il commenté. "Il joue trop souvent comme Chelsea alors qu'il peut jouer comme le Barça!", s'est enthousiasmé son entraîneur italien Riccardo Piatti.

"Ouais mais Chelsea a Drogba. Et ce sont eux qui ont gagné cette année", a répondu Gasquet, génial sur son revers mais aussi en coup droit.

"Je ne veux plus jamais jouer sur ce court", a d'abord dit son adversaire qui avait déjà vécu exactement la même mésaventure sur le même court contre Nikolay Davydenko en 2005 (7-5, 6-0, 6-0).

Mais Haas aussi a été estomaqué par le niveau de Gasquet qui était "juste trop bon" et qui sera "difficile à battre s'il continue comme ça".

"On s'emballe depuis que je suis né", a temporisé le Français qui avait fait la une de Tennis Magazine dès l'age de neuf ans. "A seize ans j'étais un génie. Je le suis moins maintenant. J'ai 26 ans. Le temps passe, je fais partie des vingt meilleurs. Ce sont de belles émotions de vivre des moments comme ça."


TENNIS

Première publication : 02/06/2012

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