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Afrique

Au Caire, des centaines de manifestants occupent toujours la place Tahrir

Vidéo par Natacha VESNITCH

Texte par Dépêche

Dernière modification : 03/06/2012

Des centaines de manifestants continuaient à occuper la place Tahrir au Caire, ce dimanche, pour exprimer leur colère au lendemain de l'acquittement de six ex-hauts responsables de la sécurité du régime d'Hosni Moubarak.

AFP - La place Tahrir au Caire était toujours occupée dimanche par des centaines de manifestants hostiles à l'acquittement d'ex-hauts responsables de la police dans le procès de Hosni Moubarak, qui a passé sa première nuit en prison après avoir été condamné à la perpétuité.

L'issue de ce procès alourdit encore le climat à l'approche du second tour de la

Le procureur général fait appel des verdicts au procès Moubarak

Le procureur général d'Egypte a interjeté appel, dimanche, contre les verdicts rendus samedi au procès de l'ancien président Hosni Moubarak, de ses deux fils et de plusieurs anciens hauts responsables de la sécurité, a rapporté dimanche la télévision nationale égyptienne.

L'ancien raïs, âgé de 84 ans, a échappé à la peine de mort et a été condamné à la réclusion à perpétuité, alors que le ministère public avait requis en janvier la peine capitale. Les deux fils de Moubarak, accusés de corruption, sont quant à eux ressortis libres du tribunal, les magistrats estimant qu'il y avait prescription pour les faits qui leur étaient reprochés. (REUTERS)
 

présidentielle, les 16 et 17 juin, qui se jouera entre le Frère musulman Mohammed Morsi et le dernier Premier ministre de M. Moubarak, Ahmad Chafiq.

M. Moubarak, 84 ans, a passé la nuit dans l'aile médicalisée de la prison de Tora, un faubourg au sud du Caire, alors qu'il était jusqu'à présent en détention préventive dans un hôpital militaire.

Plusieurs centaines de personnes étaient réunies dans le calme dans la matinée sur la place Tahrir, après avoir dormi sur ce site emblématique de la révolte du début 2011, où quelque 20.000 manifestants s'étaient rassemblés la veille.

"Nous comptons bien rester aujourd'hui et peut-être demain. Nous attendons beaucoup plus de monde dans la journée", notamment en fin d'après-midi quand la chaleur baisse, affirmait un jeune manifestant, Omar Abdelkader.

"Beaucoup de gens ont eu le sentiment en écoutant le verdict que nous étions de retour à l'époque de l'ancien régime", estimait un étudiant, Foda Essam.

Les manifestants ont érigé un petit mémorial reproduisant un cimetière en miniature avec des tombes de pierre et de sable en hommage aux "martyrs" tombés sur la place durant la révolte contre M. Moubarak.

Sur une banderole on pouvait lire: "Martyrs, au nom de votre sang nous aurons une nouvelle révolution".

La justice a condamné samedi l'ancien président et son ministre de l'Intérieur Habib el-Adli à la prison à vie, alors que le procureur avait requis la peine capitale.

Le tribunal a également acquitté six anciens hauts responsables de la sécurité eux aussi jugés pour la mort de 850 personnes durant la révolte en janvier/février 2011.



Une "farce"




Les deux fils de M. Moubarak, Alaa et Gamal, ont vu les accusations de corruption qui pesaient sur eux déclarées prescrites par la cour, et n'ont pas été condamnés. Ils restent toutefois en détention en attendant un autre procès pour malversations financières.

Le QG de campagne d'Ahmed Chafik envahi

Plusieurs dizaines jeunes Egyptiens ont mis à sac le quartier général de campagne du candidat à la présidentielle Ahmed Chafik à Fayoum, au sud du Caire, samedi soir, quelques heures après la condamnation à la prison à vie de l’ex-président Hosni Moubarak, rapporte le quotidien Al Ahram sur son site internet.

Ahmed Chafik, qui affrontera le candidat des Frères musulmans Mohammed Morsi au second tour, les 16 et 17 juin, a été le dernier Premier ministre de Moubarak, renversé le 11 février 2011. Son QG de campagne avait déjà été attaqué ces derniers jours.
 

Source: Reuters

Certains jugent le verdict trop clément et réclament la pendaison de M. Moubarak, comme requis par le Parquet durant le procès.

Mais les critiques les plus vives ont été provoquées par l'acquittement des six anciens responsables de la sécurité de M. Moubarak, considéré comme un message d'impunité adressé à une police très décriée, accusée de violations à grande échelle des droits de l'Homme.

"La perpétuité pour le pharaon et son ministre, mais leurs policiers sont innocentés", titrait le quotidien gouvernemental al-Ahram, qui écrit aussi que "la colère envahit l'Egypte faute de châtiment pour les meurtriers des martyrs".

Pour le journal indépendant al-Chorouq, "Moubarak est condamné, son régime acquitté" et "les révolutionnaires sont à nouveau sur Tahrir". Al-Watan (indépendant) estimait que "l'Egypte retourne au 25 janvier", date du début de la révolte anti-Moubarak l'an dernier.

Dans la nuit de samedi à dimanche, des locaux de M. Chafiq, qui a appelé à respecter les décisions de la justice, ont été attaqués par des inconnus dans deux villes de province, Fayyoum (au sud du Caire) et Hourghada (sur la mer Rouge), selon des sources de sécurité. Le QG de campagne de M. Chafiq au Caire avait déjà été mis à sac lundi.

Son rival islamiste Mohammed Morsi a qualifié samedi le procès Moubarak de "farce" et le puissant mouvement des Frères musulmans auquel il appartient a appelé à des manifestations de masse.

Outre le Caire, des manifestations ont été signalées samedi à Alexandrie (nord), où 4.000 à 5.000 personnes se sont rassemblées, et dans plusieurs villes du canal de Suez (Suez, Port-Saïd, Ismaïliya). La presse de dimanche faisait également état de manifestations dans de nombreux autres endroits.

Premier des dirigeants emportés par le Printemps arabe à comparaître en personne devant le juge, M. Moubarak était jugé depuis le 3 août 2011. Il avait une nouvelle fois comparu allongé sur une civière, enfermé dans un box grillagé. Un de ses avocats a annoncé samedi à l'AFP que son client allait faire appel.


Première publication : 03/06/2012

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