Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Ukraine - Russie : les "Mistral" plus forts que les sanctions ?

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Apple mise sur la Chine

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Nobel de la paix pour Tsahal"

En savoir plus

SUR LE NET

Des internautes juifs et arabes se mobilisent pour la paix

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Radical"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Gaza: des morts trop télégéniques

En savoir plus

DÉBAT

Centrafrique - forum pour la paix : comment relever le défi de la réconciliation nationale ?

En savoir plus

L’EUROPE DANS TOUS SES ÉTATS

Best of (Partie 2)

En savoir plus

L’EUROPE DANS TOUS SES ÉTATS

Best of (Partie 1)

En savoir plus

  • Manifester, une liberté qui reste "la règle"... mais sous haute surveillance

    En savoir plus

  • Après le gel des vols vers Tel Aviv, Israël dénonce une mesure "injustifiée"

    En savoir plus

  • Vente du Mistral à la Russie : Fabius invite Cameron à balayer devant sa porte

    En savoir plus

  • Infographie : l'ultime voyage controversé du Costa Concordia

    En savoir plus

  • MH17 : jour de deuil aux Pays-Bas, Washington évoque une "erreur" de tir

    En savoir plus

  • Le Festival d'Avignon, une tradition politique ancrée dans l'actualité

    En savoir plus

  • Vidéo : à Khan Younès, les cortèges funéraires se succèdent

    En savoir plus

  • Tour de France : Thibaut Pinot, une dose de "combativité", une dose de "déconne"

    En savoir plus

  • Plusieurs compagnies aériennes annulent leurs vols vers Israël

    En savoir plus

  • Violences à Sarcelles : quatre personnes condamnées à de la prison ferme

    En savoir plus

  • Gaza : "Nous devons aller jusqu'au bout de la mission", prévient Israël

    En savoir plus

  • Les négociations de paix en Centrafrique tournent court à Brazzaville

    En savoir plus

  • Londres relance l'enquête sur la mort de l'ex-espion russe Litvinenko

    En savoir plus

  • Les télévisions libanaises unissent leur voix pour soutenir Gaza

    En savoir plus

  • Le FBI accusé de transformer des citoyens musulmans en terroristes

    En savoir plus

Asie - pacifique

Pékin célèbre le souvenir de Tiananmen par la censure et les interpellations

Texte par Dépêche

Dernière modification : 04/06/2012

Les autorités chinoises ont accentué leur répression ce lundi à l'occasion du 23e anniversaire de Tiananmen en interpellant des centaines de militants des droits de l'Homme. Sur Internet, toute recherche en rapport avec l'événement a été bloquée.

AFP - Des centaines de militants des droits de l'Homme ont été interpellés en Chine dans une atmosphère tendue à l'occasion du 23e anniversaire de la répression du mouvement prodémocratique de Tiananmen, tandis que Pékin exprimait lundi son mécontentement après un appel de Washington à libérer les protestataires du printemps 1989 encore détenus.

L'appel lancé dimanche par le département d'Etat américain constitue une ingérence "dans les affaires intérieures de la Chine et des accusations infondées contre le gouvernement chinois", a indiqué Liu Weimin, porte-parole de la diplomatie chinoise, exprimant le "vif mécontentement" de son pays.

L'anniversaire de Tiananmen reste une date sensible pour le régime communiste, et particulièrement cette année avec les luttes de pouvoir en coulisse avant le 18e congrès du parti communiste chinois (PCC) cet automne, qui verra une nouvelle génération de dirigeants accéder au pouvoir.

Plus de deux décennies après le mouvement dont la sanglante répression par l'armée avait fait des centaines, voire des milliers de morts, la Chine considère toujours celui-ci comme une "rébellion contre-révolutionnaire" et refuse d'envisager des compensations pour les proches des victimes.

"Le gouvernement et le Parti sont arrivés à une conclusion très claire sur cet incident", a souligné M. Liu.

Près d'une dizaine de personnes restent emprisonnées pour leur implication dans les manifestations du "deuxième printemps de Pékin", pour lesquelles plus de 1.600 Chinois avaient été condamnés à des peines de prison, selon la fondation Duihua (Dialogue), dont le siège est aux Etats-Unis.

Le gouvernement s'efforce d'empêcher toute discussion publique ou commémoration des événements de 1989, et le sujet reste tabou pour les médias officiels.

Sur les réseaux sociaux, toute recherche portant sur la date du 4 juin, le nombre 23 (pour 23e anniversaire) ainsi que le mot "bougie" était bloquée lundi.

A Pékin, près d'un millier de personnes venues de différentes régions ont été arrêtées dans les jours précédant le 4 juin et renvoyées dans leur province d'origine, a rapporté à l'AFP un pétitionnaire.

"Un grand nombre de bus ont été amenés à la gare du Sud de Pékin samedi soir pour interpeller les pétitionnaires", selon Zhou Jinxia, qui est originaire du Liaoning (nord-est).

"Il y avait entre 600 et 1.000 pétitionnaires venus de toute la Chine. Ils ont relevé nos identités et ont commencé à nous renvoyer dans nos villes natales", a ajouté Zhou.

Malgré la surveillance policière, plus de 80 militants des droits civiques se sont réunis sur une place de Pékin munis de banderoles et entonnant des slogans demandant une réhabilitation du mouvement de 1989.

"Nous avons crié +à bas la corruption+", a déclaré à l'AFP le militant Wang Yongfeng, originaire de Shanghai.

Des photos postées sur l'internet de ce rassemblement montrent des manifestants munis de grandes pancartes sur lesquelles on peut lire: "Souvenez-vous de notre combat pour la démocratie, la liberté et les droits ainsi que des héros qui ont connu un sort tragique".

Une manifestation similaire a eu lieu la semaine dernière à Guiyang (sud-ouest), où la police a par la suite arrêté au moins quatre organisateurs, selon l'organisation Chinese Human Rights Defenders (CHRD).

Comme les années précédentes, la surveillance des dissidents a été renforcée, a indiqué l'un des plus célèbres d'entre eux, Hu Jia, sur son microblog.

Certains ont été intimidés, comme Yu Xiaomei, dans la province orientale du Jiangsu, qui a déclaré avoir été suivie par trois hommes lundi alors qu'elle sortait de chez elle.

"J'ai reconnu l'un d'entre eux. Il m'avait détenue et frappée il y a deux ans. Je me suis enfuie, je n'ose pas ressortir aujourd'hui", a-t-elle dit.

La seule commémoration autorisée sur le sol chinois devait avoir lieu lundi soir à Hong Kong, territoire britannique rétrocédé à la Chine en 1997 qui jouit d'un statut spécial garantissant la liberté d'expression et de rassemblement.

Une veillée aux chandelles à la mémoire des victimes pourrait y réunir 150.000 personnes, selon les organisateurs.
 

Première publication : 04/06/2012

  • DIPLOMATIE

    La Chine rejette les leçons des États-Unis en matière de droits de l'Homme

    En savoir plus

  • CHINE

    Hu Jintao concède qu'il reste "beaucoup à faire" sur les droits de l'Homme

    En savoir plus

  • INTERNET

    Google met une nouvelle fois en cause la censure chinoise

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)