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Hommages à un réalisateur syrien tué à Homs
Des internautes rendent hommage à un réalisateur syrien tué à Homs. Au Kirghizstan, une campagne vidéo s’attaque aux mariages forcés par enlèvements. Et les commémorations du massacre de la place Tiananmen se heurtent à la censure chinoise.
Hommages à un réalisateur syrien tué à Homs
« Bassel, le courageux », ou bien « l’espoir perdu du cinéma syrien »… Les hommages à Bassel Shahade ne cessent d’affluer sur les réseaux sociaux depuis la mort de ce réalisateur, tué la semaine dernière à Homs alors qu’il documentait les violences dans ce bastion de la contestation.
Membre de la communauté chrétienne de Damas, le jeune homme de 28 ans avait obtenu une bourse pour aller étudier le cinéma à l’université de Syracuse, aux Etats-Unis. Il y avait interviewé, l’an dernier, des intellectuels américains comme Noam Chomsky dans le cadre d’un documentaire sur les mouvements de protestation pacifique en Syrie.
Puis fin 2011, Bassel Shahade décide de mettre ses études entre parenthèses pour retourner dans son pays natal et être au plus près des événements. Il se rend notamment à Homs, ville assiégée depuis des mois par les forces du régime de Bachar al-Assad, pour y former des activistes locaux aux techniques de tournage et de montage.
Une aide précieuse pour ces journalistes amateurs dont les vidéos sont reprises par les médias internationaux pour couvrir la situation sur le terrain. D’après des activistes, ces images seraient les dernières qu'ait tournées Bassel Shahade. Des séquences qui dénoncent la présence de tireurs embusqués dans les immeubles de Homs.
Kirghizstan : une campagne vidéo contre les kidnappings
Plus de 8000 femmes seraient kidnappées chaque année au Kirghizstan pour être ensuite mariées de force, selon le médiateur de la République Tursunbek Akun. Une pratique ancestrale qui connaît une recrudescence depuis la chute du communisme, comme le rappelle le site Vice News qui a récemment enquêté sur le phénomène.
Face à l’augmentation du nombre d’enlèvements et au faible taux de résolution des affaires, l’association Open Line a mis en place un atelier pour tourner des vidéos de prévention et de lutte contre cette pratique. Une pratique symbolisée par le foulard blanc, qui est le signe l’appropriation de la jeune femme par la famille du kidnappeur. Plusieurs des créations ont ensuite été postées sur Youtube, et chacune aborde un angle différent. Ainsi un premier clip rappelle que l’enlèvement de jeunes femmes en vue de les marier de force est interdit par la loi.
Une autre vidéo se concentre, elle, sur la difficulté que peuvent éprouver les familles à recueillir en leur sein une fille de retour à la maison après s’être échappée. La tradition exige en effet que les parents ne l’accueillent plus puisqu’elle « appartient » dorénavant à un autre clan. Un rejet qui a conduit l’an passé au suicide de deux étudiantes et à plusieurs manifestations.
Plus historique, le troisième spot fait, quant à lui, référence à l’histoire de Kurmanjan Datka, figure emblématique du pays qui, au 19e siècle, est parvenue à s’enfuir avant de devenir reine d’une région des montagnes Kirghizes. La femme la plus célèbre du Kirghizstan est ainsi érigée en modèle de courage pour ses compatriotes d’aujourd’hui.
Enfin, la dernière vidéo sélectionnée incite les témoins d’un enlèvement à le signaler au plus vite via une hotline créée par le gouvernement.
Hugo Chavez offre une maison à une « followeuse »
S’abonner aux tweets d’Hugo Chavez, ça peut rapporter gros. C’est ce qu’a découvert Natalia Valdivieso, étudiante de 19 ans et trois millionième « followeuse » du président vénézuélien. Elle s’est en effet vue offrir… Une maison! Il s’agissait d’une partie de l’opération de communication lancée par le dirigeant du Venezuela à quelques mois d’une présidentielle qu’il n’est pas sûr de remporter. 200 autres familles ont également reçu un logement de l’Etat. Plusieurs blogs et sites d’oppositions ont critiqué l’initiative, de la poudre aux yeux selon eux face aux millions de logements manquants.
La tendance du jour sur les réseaux sociaux
Le terme « Tiananmen », l’association des chiffres 6 et 4, ou encore le mot « bougie » ont été censurés ce lundi sur Sina Weibo, l’équivalent chinois de Twitter. Ces mots-clefs ont été bloqués pour empêcher les internautes de commémorer le 23e anniversaire du massacre de la place Tiananmen. Une liste à laquelle s’est ajouté le terme « Bourse de Shanghai » dont l’indice a terminé la journée en baisse de 64,89 points, un chiffre qui symbolise pour certains la date du 4 juin 1989.
La vidéo du jour
C’est un monument d’Internet qui est décédé dans la nuit de dimanche à lundi en Russie. Eduard Khil, alias Mister Trololo était devenu depuis quelques années une figure incontournable du Web viral et drôle, avec sa chanson datant de l’ère soviétique. Ce baryton russe avait vu ses paroles censurées sous l’URSS en 1976 et avait dû l’interpréter sans aucun mot. Ce lundi, les internautes lui rendent hommage sur les réseaux sociaux, autour du mot-clé RIP Trololo.































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