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FRANCE

Le Foll ou le défi de faire basculer l’ancien fief de Fillon à gauche

Texte par Ségolène ALLEMANDOU

Dernière modification : 07/06/2012

Le ministre de l’Agriculture met son portefeuille en jeu en se présentant dans la 4e circonscription de la Sarthe, qui n'est autre que l'ancien fief de François Fillon. Cette terre sarthoise ancrée à droite depuis 1958 pourrait basculer à gauche.

La 4e circonscription de la Sarthe est devenue un enjeu national depuis qu'elle est susceptible de basculer à gauche. Lors du second tour de la présidentielle, 52,63 % des électeurs de la circonsciption, à droite depuis 1958, ont voté pour François Hollande.

Pour sa troisième candidature aux législatives, Stéphane Le Foll, 52 ans, veut y croire. Surtout depuis que François Fillon, qui l’avait battu en 2002 et 2007 dès le premier tour (avec respectivement 55,21 % et 53,4 % des voix), a choisi pour ce scrutin de se présenter à Paris (dans la 2e circonscription) en vue des prochaines élections municipales en 2014.

Spécialiste des questions agricoles, le candidat PS mise sur sa notoriété ministérielle pour séduire ses électeurs soucieux de se doter d'un représentant d'envergure nationale après la décision de l’ancien Premier ministre François Fillon. D’autant que l’enfant du pays se plaît à arpenter le département, à serrer des mains sur les marchés et à discuter football local.

Mais le socialiste doit néanmoins affronter, parmi les huit autres candidats en lice, l'ancien suppléant de François Fillon, Marc Joulaud, qui a l'avantage pour lui d'être le député UMP sortant.

Duel entre deux enfants du pays

À 44 ans, Marc Joulaud entend bien défendre sa candidature qu’il place sous le signe de "la continuité logique avec l'action tracée par François Fillon". Pour cela, le maire de Sablé-sur-Sarthe et président de l’Association des maires du département mise sur le soutien des élus locaux ainsi que sur son expérience à l’Assemblée nationale, où il a remplacé durant deux mandats (2002 et 2007) François Fillon, alors nommé ministre.

C’est d’ailleurs sur ce point que le candidat UMP, réputé discret, attaque son adversaire socialiste. "Si Stéphane Le Foll est élu, il restera ministre et ne siégera pas à l'Assemblée, explique-t-il à France 24. Concrètement, les électeurs ont le choix entre Marc Joulaud et Sylvie Tolmont, [la suppléante de Le Foll]". Mais cette dernière ne jouit pas de la même notoriété que le candidat titulaire.

Pour l’heure, le ministre de l’Agriculture, qui met son portefeuille en jeu, devance son rival de droite, selon un sondage OpinionWay-Fiducial publié fin mai. Stéphane Le Foll est donné gagnant au second tour avec 53 % des voix. Pour le premier tour, le candidat PS serait en tête avec 38 % des intentions de vote, devant Marc Joulaud (34 %). Le Front national recueillerait 13 %, le Front de gauche 7 %, le MoDem 3 %, Europe Écologie-Les Verts 2 %, de même que le candidat divers droite, et Lutte ouvrière 1 %.

En cas de défaite, Stéphane Le Foll a déjà fait savoir qu'il éprouverait une "énorme amertume" en abandonnant son portefeuille, conformément à la règle édictée par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault selon laquelle les ministres battus aux législatives ne pourraient rester au gouvernement.

Première publication : 06/06/2012

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