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Economie

La zone euro "prête" à tendre la main à l'Espagne

Vidéo par France 2

Texte par Dépêche

Dernière modification : 06/06/2012

Le ministre français des Finances, Pierre Moscovici, a réaffirmé que la zone euro est disposée à "mobiliser très rapidement" ses "instruments" pour venir en aide à l'Espagne si le gouvernement ibérique le désire.

 

AFP - La zone euro est prête à "mobiliser très rapidement" ses "instruments" de secours pour venir en aide à l'Espagne "si le gouvernement espagnol le souhaite", a déclaré mercredi le ministre des Finances Pierre Moscovici.

"Nous respectons aussi la souveraineté d'un grand pays comme l'Espagne (...) en fonction de ce qu'il exprime comme demande", a-t-il ajouté, lors d'un point de presse à Bercy, signifiant implicitement que Madrid n'avait pas formulé de demande.

"Si le gouvernement le souhaite à un moment ou un autre, il lui revient d'en décider souverainement, nous avons dans la zone euro des instruments de solidarité que nous pouvons mobiliser très rapidement", a-t-il dit, en référence aux fonds de secours financiers déjà mis en place.

Pierre Moscovici a également affirmé que d'autres mécanismes pouvaient "être mis en place", notamment "la recapitalisation directe des banques" par les fonds de secours de la zone euro, que la France et la Commission européenne appellent de leurs voeux, mais qui soulève les réticences de l'Allemagne.

"Nous apporterons collectivement les réponses", "nous ferons face à cela", a assuré le ministre français, qui devait recevoir dans l'après-midi à Paris son homologue espagnol, Luis de Guindos.

Il a estimé que l'Espagne était "engagée dans un processus de réformes qui va dans le bon sens", "qui concernent à la fois la maîtrise de ses finances publiques, sa compétitivité et son secteur bancaire".

"Il y a une revue de ça qui est en cours en Espagne, une revue utile. Comme le gouvernement espagnol, nous attendons le résultat de cette revue", a précisé Pierre Moscovici.

Pour autant, il a insisté sur le fait que la France n'avait "pas de doute sur la capacité et la volonté du gouvernement espagnol à faire ce qui est nécessaire".

S'agissant de la Grèce, le ministre a espéré "qu'après les élections" du 17 juin "il y aura un choix qui puisse permettre la poursuite des engagements" européens d'Athènes. "Nous sommes disposés à l'aider", a-t-il souligné, "il faudra veiller à ce que les fonds et instruments structurels européens soient mobilisés pour mettre la Grèce sur la voie de la croissance et de la création d'emplois".

Pierre Moscovici, qui a rencontré depuis sa prise de fonctions mi-mai plusieurs acteurs de la scène européenne, a de nouveau plaidé pour des "projets de plus long terme" censés "créer les conditions de la croissance" dans la zone euro. Il a cité l'union bancaire et surtout la nécessité de "dessiner les étapes qui nous permettront d'avoir une gestion européenne de la dette" grâce à des euro-obligations, un sujet qui rencontre une vive résistance de Berlin.
 

 

Première publication : 06/06/2012

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