Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Amel Karboul, ministre tunisienne du Tourisme

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Classement des personnalités influentes : 10 africains dans le palmarès du Time magazine

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Où s'arrêtera Poutine ?

En savoir plus

DÉBAT

Crise en Ukraine : l'escalade à l'est jusqu'où ? (Partie 2)

En savoir plus

DÉBAT

Crise en Ukraine : l'escalade à l'est jusqu'où ? (Partie 1)

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : les ouvriers du textile au Bangladesh toujours en danger

En savoir plus

SUR LE NET

Opération ratée de la police de New York sur Twitter

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Sean Lennon dans les pas de son père

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

États-Unis : peine de mort et réglementation

En savoir plus

  • Wade à FRANCE 24 : "Macky Sall m’a empêché d’aller au Sénégal"

    En savoir plus

  • Ukraine : Washington met en garde Moscou contre une "erreur coûteuse"

    En savoir plus

  • Accord Hamas-Fatah : Israël suspend les négociations de paix

    En savoir plus

  • Quatre policiers du "36 quai des Orfèvres" placés en garde à vue pour viol

    En savoir plus

  • Standard & Poor's maintient la note "AA" pour la France

    En savoir plus

  • Le NETmundial condamne l’espionnage sur le Web

    En savoir plus

  • De la guerre civile aux portes de Paris, parcours de réfugiées syriennes

    En savoir plus

  • Présidentielle syrienne : deux candidats face à Bachar al-Assad

    En savoir plus

  • Vidéo : les ouvriers du textile au Bangladesh toujours en danger

    En savoir plus

  • Le rappeur Rohff mis en examen et incarcéré pour violences

    En savoir plus

  • Les îles Senkaku "couvertes" par le traité de défense américano-japonais

    En savoir plus

  • RD Congo : près de 50 morts dans un accident de train

    En savoir plus

  • Les dessous des résultats record d’Apple

    En savoir plus

  • Ségolène Royal dément avoir interdit les décolletés dans son ministère

    En savoir plus

  • Impression 3D : dix maisons construites en 24 heures à Shanghaï

    En savoir plus

  • Premières pistes pour mettre fin au conflit entre VTC et taxis

    En savoir plus

  • Au Caire, le voile de la discorde

    En savoir plus

  • Le patron de la F1 Bernie Ecclestone jugé pour corruption

    En savoir plus

Economie

L'agence Fitch dégrade de trois crans la note souveraine de l'Espagne

©

Texte par Dépêche

Dernière modification : 08/06/2012

L'Espagne, qui est au cœur des inquiétudes des marchés financiers depuis l'annonce du sauvetage de Bankia, a vu sa note souveraine dégradée de trois crans à BBB par l'agence de notation Fitch. Une décision assortie d'une perspective négative.

AFP - L'agence de notation Fitch a abaissé de trois crans jeudi la note de l'Espagne, évoquant le coût d'une restructuration du secteur bancaire, chiffré entre 60 et 100 milliards d'euros et qui rend de plus en plus probable le scénario d'une aide financière européenne à ce pays.

L'Espagne, quatrième économie de la zone euro, au coeur de la crise de la dette, voit

Jean-Claude Juncker : "Si l'Espagne a besoin d'aide, elle sera soutenue"

sa note abaissée de A à BBB par l'agence et assortie d'une perspective négative. Fitch signifie ainsi qu'elle pourrait à nouveau dégrader le pays.

Parmi les raisons évoquées figure le "coût budgétaire d'une restructuration et d'une recapitalisation du secteur bancaire espagnol", estimé entre 60 et 100 milliards d'euros par l'agence, soit un bond de plus du double par rapport à l'estimation précédente de Fitch, 30 milliards d'euros.

"Fitch s'attend à ce que l'Espagne obtienne un soutien financier extérieur pour recapitaliser ses banques de taille moyenne ainsi que ses caisses d'épargne, ce qui redonnerait confiance dans tout le secteur bancaire", écrit l'agence.

"La flexibilité financière très réduite du gouvernement espagnol réduit sa capacité à intervenir de manière décisive dans la restructuration du secteur bancaire et a accru la probabilité d'une aide financière extérieure", ajoute Fitch.

Plus tôt, jeudi, l'agence Standard & Poor's avait elle aussi asséné un nouveau coup à l'Espagne, estimant que les besoins de ses banques pourraient atteindre entre 50 et 82 milliards d'euros, "ce qui augmenterait en conséquence la probabilité d'un soutien de l'Union européenne au gouvernement espagnol".

Selon les prévisions de Fitch, sur la base d'une facture qui s'éleverait à 60 milliards, la dette publique brute de l'Espagne pourrait exploser à 95% du Produit intérieur brut en 2015.

En outre, "l'Espagne devrait rester en récession jusqu'à la fin de l'année et en 2013, alors que dans sa précédente prévision Fitch s'attendait à ce que son économie bénéficie d'une reprise modérée en 2013".

Depuis l'annonce du sauvetage historique de sa troisième banque par les actifs, Bankia, en mai, la pression s'est brusquement intensifiée autour de l'Espagne et de son secteur bancaire.

Dans ce contexte, le pays a dû s'aventurer sur les marchés jeudi.

Même si elle réussi à emprunter plus de 2 milliards d'euros, l'Espagne a dû concéder des taux d'intérêt en forte hausse (6,044% sur dix ans), signe que la tension ne se relâchera pas complètement tant que le pays n'aura pas obtenu d'aide européenne pour ses banques.

Cet emprunt faisait figure de test alors que l'Espagne se refuse toujours à demander un plan de sauvetage global, à l'image de ce qui a été fait pour le Portugal, l'Irlande ou la Grèce.

Ce qu'elle souhaite, c'est un coup de pouce uniquement pour son secteur bancaire, fragilisé par les actifs immobiliers risqués depuis l'éclatement de la bulle en 2008.

Madrid milite donc pour que le fonds de secours européen --le FESF actuellement en place ou le MES qui sera lancé début juillet-- soit autorisé à recapitaliser directement ses banques.

De quoi éloigner la perspective du plan de sauvetage, qui placerait le pays sous tutelle et irait de pair avec des conditions strictes dictées par ses bailleurs de fonds internationaux.

L'Espagne a assuré qu'elle prendrait une décision dans les quinze jours sur un éventuel appel à l'aide internationale, attendant pour ce faire les résultats d'un rapport du Fonds monétaire international (FMI) sur ses banques, qui doivent être publiés lundi, et les rapports de deux cabinets d'audit.

"J'attendrai que le FMI et les experts indépendants fassent connaître leur opinion sur les nécessités de recapitalisation du système financier espagnol et à partir de là, je donnerai mon chiffre et le gouvernement dira de quoi a besoin le système pour se recapitaliser", a déclaré jeudi le chef du gouvernement, Mariano Rajoy.

"Ce qui est sûr, c'est que les choses sont en train de bouger: il semble que l'Espagne va réussir à obtenir un sauvetage +sur mesure+ pour son secteur bancaire problématique", soulignaient jeudi les analystes de Bankinter.

Le journal El Economista affirmait jeudi que Berlin accepterait finalement un sauvetage de 80 milliards d'euros limité aux banques, à travers l'Etat espagnol qui donnerait ensuite cet argent au Frob, le fonds public d'aide au secteur.

Première publication : 07/06/2012

  • ZONE EURO

    L'Espagne emprunte plus de deux milliards d'euros à taux élevé

    En savoir plus

  • UNION EUROPÉENNE

    Angela Merkel plaide pour une "union politique" en Europe

    En savoir plus

Comments

COMMENTAIRE(S)