Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Présidentielle en Algérie : un vote, quels changements ? (Partie 1)

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Guillaume Poitrinal, co-président du conseil de la simplification

En savoir plus

FOCUS

Bitcoin, une révolution monétaire?

En savoir plus

SUR LE NET

Nigeria : les internautes mobilisés contre les violences

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Sur les traces d'Agatha Christie : l'Orient Express fait escale à Paris

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Mansouria Mokhefi, spécialiste de l’Algérie

En savoir plus

DÉBAT

L'Algérie d'aujourd'hui : économie, sécurité... le pays inquiet (partie 1)

En savoir plus

DÉBAT

L'Algérie d'aujourd'hui : économie, sécurité... le pays inquiet (partie 2)

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Après le 17, le 18"

En savoir plus

  • L'écrivain de génie Gabriel Garcia Marquez s'est éteint à 87 ans

    En savoir plus

  • Un scrutin sans suspense s'achève sur fond de violence en Algérie

    En savoir plus

  • À Genève, un accord commun conclu pour une issue à la crise ukrainienne

    En savoir plus

  • Cinq humanitaires maliens libérés par des troupes françaises

    En savoir plus

  • En images : un condamné à mort iranien gracié par la mère de sa victime

    En savoir plus

  • Les oranges de Floride victimes d'une bactérie, le prix du jus s'envole

    En savoir plus

  • Un conseiller de François Hollande épinglé pour ses conflits d'intérêts

    En savoir plus

  • Le 67e Festival de Cannes signe le retour de Jean-Luc Godard

    En savoir plus

  • La justice sénégalaise décide du maintien de Karim Wade en détention

    En savoir plus

  • En images : mince espoir de retrouver des survivants du ferry en Corée du Sud

    En savoir plus

  • Étape cruciale des élections législatives en Inde

    En savoir plus

  • Coupe du Roi : le Real Madrid enfonce le FC Barcelone

    En savoir plus

  • Jacques Servier, le père du Mediator, est décédé

    En savoir plus

  • Vidéo : les Algérois partagés entre fatalisme et peur de l’avenir

    En savoir plus

  • RD Congo : qui en veut au directeur du parc des Virunga, blessé par balles ?

    En savoir plus

  • Transfert d'argent : l'Afrique perd près de 2 milliards de dollars par an

    En savoir plus

  • Daniel Cohn-Bendit fait ses adieux au Parlement européen

    En savoir plus

  • Economies : Valls demande aux fonctionnaires de "participer à l'effort commun"

    En savoir plus

Economie

Madrid lance un appel à l'aide européenne pour ses banques

©

Vidéo par Adeline PERCEPT

Texte par Dépêche

Dernière modification : 10/06/2012

L'Espagne s'est résolue, samedi, à solliciter le soutien de l'Union européenne pour venir en aide à son secteur bancaire, asphyxié par la crise de l'immobilier. Le montant de l'enveloppe européenne pourrait atteindre 100 milliards d'euros.

AFP - L'Espagne, quatrième économie de la zone euro, s'est résignée samedi à lancer un appel à l'aide européenne pour ses banques, qui pourrait atteindre cent milliards d'euros, un scénario longtemps écarté à Madrid, mais devenu inévitable face à l'aggravation de la crise de la dette.

Ce plan d'aide sera le quatrième pour un pays de la zone euro depuis le début de cette crise fin 2009, après la Grèce, l'Irlande et le Portugal

Il s'agira cette fois de renflouer le secteur bancaire de l'Espagne, asphyxié par son exposition à l'immobilier, pour un montant évalué par l'Eurogroupe à cent milliards d'euros au maximum.

L'Espagne va demander "une aide financière européenne" pour redresser son secteur bancaire, a annoncé à Madrid le ministre de l'Economie Luis de Guindos, après une réunion téléphonique des ministres des Finances des 17 pays de la zone euro.

Les Espagnols craignent que le scénario ne se transforme en "tragédie grecque"


Il a affirmé qu'en échange, il n'y aura aucune condition de réformes économiques "hors du domaine du secteur financier".

"Les conditions seront imposées aux banques, pas à la société espagnole", a ajouté le ministre, tentant de rassurer le pays, au taux de chômage record de 24,44% et déjà soumis à une rude cure d'austérité pour réduire son déficit public de 8,9% en 2011 à 5,3% cette année.

"Cela n'a rien à voir avec un sauvetage", a insisté M. de Guindos, précisant que l'aide sera réservée aux "30% (des banques) qui ont le plus de difficultés", et identifiées comme telles dans le rapport du Fonds monétaire international (FMI) publié vendredi soir.

"Cette annonce est bonne pour l'économie espagnole et pour l'avenir de la zone euro", "c'est un signal très positif sur la volonté politique de toute la zone euro", a déclaré le ministre, qui a nié fermement avoir subi la moindre pression de la part de ses partenaires européens.

M. de Guindos a expliqué que cette aide serait considérée comme de "la dette publique" espagnole, qui va donc augmenter, et "devra absolument être remboursée".

Elle sera injectée dans le fonds public espagnol d'aide au secteur (Frob), qui attribuera

La France salue un "signal très fort de solidarité"

La France a salué l'accord trouvé samedi au sein de la zone euro pour aider l'Espagne à recapitaliser ses banques, qui constitue "un signal très fort de solidarité", a déclaré le ministre des Finances Pierre Moscovici à l'AFP.

"C'est un bon accord, c'est un signal très fort de solidarité", a-t-il affirmé, précisant avoir "insisté pour que les conditions soient strictement cantonnées au secteur bancaire" espagnol et ne comportent pas de "politiques d'austérité".

cet argent aux "banques qui le demandent", a-t-il expliqué.

Le FMI participera au plan d'aide, mais n'aura qu'un rôle de surveillance, selon deux sources proches du dossier.

Quelques heures plus tôt, les ministres des Finances de la zone euro avaient eu une vidéo-conférence pour dessiner les contours de ce plan.

"Il s'agira en fait d'un des plus grands sauvetages financiers de l'histoire récente", avait souligné le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt, dont le pays ne fait pas partie de l'Union monétaire.

Quatrième économie de la zone euro, l'Espagne constitue en effet 12% du PIB de la zone euro, contre seulement 6% pour l'Irlande, le Portugal et la Grèce réunis. Les plans de sauvetage de ces trois pays ont coûté respectivement 85 milliards, 78 milliards et 292 milliards d'euros.

Jusqu'ici, Madrid s'était refusé à lancer un appel à l'aide de crainte de se voir imposer, comme la Grèce, un programme qui irait de pair avec des conditions strictes dictées par ses bailleurs de fonds internationaux.

Mais le gouvernement espagnol a dû plier, sous la pression extrême des marchés et de l'Europe, soucieux probablement de régler le problème avant les élections en Grèce du 17 juin, de peur d'une contagion.

Cette semaine encore, le gouvernement était resté inflexible : "j'attendrai que le FMI et les experts indépendants fassent connaître leur opinion sur les nécessités de recapitalisation du système financier espagnol et à partir de là, je donnerai mon chiffre et le gouvernement dira de quoi a besoin le système pour se recapitaliser", avait déclaré jeudi le chef du gouvernement couservateur, Mariano Rajoy.

Le rapport du FMI a chiffré les besoins du secteur à au moins 40 milliards d'euros, mais la zone euro s'est dite prête à "répondre favorablement à une demande d'aide" de l'Espagne en faveur de son secteur bancaire et à lui prêter jusqu'à 100 milliards d'euros.

"C'est une somme maximum", a souligné Luis de Guindos, et, "très clairement, il y a une marge de sécurité" dans ce chiffre.

Pour formuler une demande précise, Madrid attend, en plus du rapport du FMI, les résultats de l'audit réalisé par les cabinets allemand Roland Berger et américain Oliver Wyman. Ils seront connus "dans quelques jours", a indiqué le ministre.

Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a, pour sa part, rapidement salué l'accord trouvé avec l'Espagne, qu'il juge sur "la bonne voie".

"Je salue, comme les autres collègues de l'Eurogroupe, la détermination du gouvernement espagnol à procéder à la recapitalisation (des banques) et par le biais de ce programme à avoir recours au fonds de secours européen (FESF) ou au fonds de sauvetage (MES) avec les conditions correspondantes", a-t-il dit.

Première publication : 09/06/2012

  • CRISE ÉCONOMIQUE

    La zone euro "prête" à tendre la main à l'Espagne

    En savoir plus

  • ZONE EURO

    "Je ne crois pas au grand soir dans le secteur bancaire"

    En savoir plus

  • ZONE EURO

    Le plan de sauvetage espagnol de Bankia rejeté par la BCE

    En savoir plus

Comments

COMMENTAIRE(S)