Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Enlèvement en Algérie

En savoir plus

DÉBAT

Organisation de l'État Islamique : à quel jeu joue la Turquie ?

En savoir plus

DÉBAT

Manuel Valls à Berlin : prendre exemple sur le modèle allemand ?

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

La route rebelle de Nouvelle-Caledonie et les étudiants reconstruisent Tripoli

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : Catherine Samba Panza en quête de soutien à l'ONU

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Ebola : "nous avons devant nous l’une des pires épidémies", dit Douste-Blazy

En savoir plus

LES ARTS DE VIVRE

Les nouveaux road trip

En savoir plus

LES ARTS DE VIVRE

Le succès du high-tech "made in France"

En savoir plus

ÉLÉMENT TERRE

Réchauffement climatique : la planète bientôt sous l'eau?

En savoir plus

  • Qui est Hervé Gourdel, l’otage français aux mains des jihadistes algériens ?

    En savoir plus

  • Menaces contre la France : "l’EI a décidé d’exporter le conflit en Occident"

    En savoir plus

  • Présidentielle tunisienne : le point sur les candidats

    En savoir plus

  • Un million de bébés européens nés grâce à Erasmus

    En savoir plus

  • Le Mondial-2022 ne se jouera pas au Qatar, selon un membre de la Fifa

    En savoir plus

  • Apple bat des records de ventes avec ses nouveaux iPhone

    En savoir plus

  • Face aux jihadistes de l'EI, "on ne comprend pas l'attitude d'Ankara"

    En savoir plus

  • À Berlin, Manuel Valls promet des réformes à Angela Merkel

    En savoir plus

  • Mort d’Albert Ebossé : la JS Kabylie suspendue deux ans par la CAF

    En savoir plus

  • Hong Kong : les étudiants en grève pour dénoncer la mainmise de Pékin

    En savoir plus

  • Selon Bernard Cazeneuve, "la France n’a pas peur" face à la menace jihadiste

    En savoir plus

  • Ebola : sept questions sur le virus

    En savoir plus

  • Le report du projet de Transavia Europe ne suffit pas aux pilotes d'Air France

    En savoir plus

  • Préservatifs trop petits : un problème de taille pour les Ougandais

    En savoir plus

Economie

Banques espagnoles : les risques du plan d'aide européen

Vidéo par Vanessa TSANGA TABI

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 11/06/2012

Les marchés financiers ont accueilli favorablement le plan de soutien européen aux banques espagnoles. Mais si elle fait les affaires de Madrid, cette perfusion risque aussi de faire grincer des dents en Grèce, en Irlande et au Portugal...

Le plan de soutien européen aux banques espagnoles semble satisfaire tout le monde. Aussi bien en Asie qu’en Europe, les marchés financiers évoluent à la hausse, ce lundi 11 juin, dénotant d’un sursaut d’optimisme quant à la situation au sein de la zone euro. L’action de la banque Bankia, dont la quasi-faillite a précipité l’aide internationale, a même regagné 18 % à l’ouverture de la Bourse de Madrid, alors qu'elle avait chuté de 43 % depuis la mi-mai.

Cet optimisme des investisseurs fait écho à celui de Mariano Rajoy. Le président du gouvernement espagnol a, en effet, assuré, dimanche, que cette aide au système bancaire espagnol - qui pourrait atteindre 100 milliards d’euros - était “une victoire pour la crédibilité de l’euro”. Luis de Guindos, son ministre de l’Économie, s’est, quant à lui, félicité qu’elle n’implique “aucune condition imposée [par l'Union européenne (UE), la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI), NDLR] à la société espagnole”.

Une manière de dire que Madrid s’en tire mieux que la Grèce, le Portugal ou encore l’Irlande, les trois autres États membres de la zone euro qui ont été contraints à d’importantes mesures d’austérité pour bénéficier d’un plan de sauvetage international.

L’Espagne se refuse d’ailleurs de parler d’un quelconque “sauvetage” en ce qui la concerne. “Contrairement aux trois autres pays, ce n’est pas l’État qui reçoit une aide mais uniquement les banques”, confirme Danielle Schweisguth, spécialiste de l’économie espagnole à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE).

“Too big to fail”

Le pays semble, en effet, avoir gagné au loto de l’euro. Ses partenaires mettent à la disposition de ses banques un prêt de 100 milliards d’euros que Madrid peut utiliser à volonté pour apurer les comptes du secteur. Ce prêt viendra, certes, alourdir la dette espagnole qui équivaut à 68 % du PIB, mais ce sont les banques qui devront s’acquitter des intérêts.”Il faut bien reconnaître que l’Espagne a bénéficié d’un coup de pouce généreux de la part de l’Europe”, assure ainsi Danielle Schweisguth.

Ces conditions avantageuses, Madrid les doit avant tout à son statut de “too big to fail” (“trop important pour faire défaut"), croit savoir cette spécialiste. “Les autres pays qui ont reçu un soutien financier international ne sont économiquement pas aussi importants pour l’ensemble de l’Europe et on pouvait donc leur imposer des conditions plus dures”, estime-t-elle. Si l’Espagne, quatrième puissance économique de la zone euro, se retrouvait dans une récession à la grecque à la suite d'une politique d’austérité drastique dictée par Bruxelles, elle risquerait d’entraîner les autres pays avec elle.

Pour autant, l’Allemagne, gardienne du temple de l’austérité budgétaire européen, n'entend pas signer un chèque à Madrid sans broncher. Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances, a ainsi averti, ce lundi, que l’Europe allait garder un œil sur la manière dont l’Espagne organise le sauvetage de ses banques et sur l’impact que cela aura sur les finances publiques espagnoles. Joaquin Almunia, le commissaire européen à la Concurrence, a renchéri, lui, en assurant que "personne ne prête de l'argent gratuitement et qu'on veut toujours savoir ce qui en est fait". En clair : Bruxelles restera à l’écart de la politique économique espagnole tant que Madrid gardera le cap de la rigueur que la gouvernement Rajoy a imposée depuis près d’un an...

Deux vitesses

Reste que les conditions de ce prêt risquent d’irriter les autres pays européens qui ont bénéficié d’une aide internationale. “L’Irlande, qui avait un problème similaire d’insolvabilité de ses banques, peut juger qu’il y a là une politique du deux poids, deux mesures”, admet Danielle Schweisguth. Du coup, rien ne dit que Dublin ne cherchera pas à renégocier son prêt afin de pouvoir bénéficier des mêmes conditions que Madrid.

En Grèce également, où les plans d'austérité se succèdent depuis des mois, la pilule risque d'avoir du mal à passer. L'UE devrait d'ailleurs le savoir dès dimanche prochain, jour où les Grecs sont rappelés aux urnes pour élire à nouveau leurs députés : il ne fait en effet aucun doute que les partis contestataires comme l’extrême droite ou la gauche radicale, sortis grands vainqueurs du scrutin du 6 mai, ne manqueront pas de s'emparer de cette apparente générosité à l’égard de l’Espagne pour nourrir leur discours anti-austérité auprès des électeurs.

Première publication : 11/06/2012

  • ZONE EURO

    "Je ne crois pas au grand soir dans le secteur bancaire"

    En savoir plus

  • ZONE EURO

    Boudée par les marchés, l'Espagne appelle Bruxelles à recapitaliser ses banques

    En savoir plus

  • ZONE EURO

    Fitch abaisse la note de Madrid

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)