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FRANCE

L'UMP ne choisira pas entre le Front national et le front républicain

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 11/06/2012

L'UMP n'appellera à voter ni pour le Front national, ni pour le Front républicain au second tour des élections législatives dans les circonscriptions où le parti n'a pas de candidat en lice. Les candidats qualifiés sont sommés de se maintenir.

AFP - L'UMP a opté lundi pour le ni-ni (ni Front national, ni Front républicain) en vue du second tour des élections législatives dans les circonscriptions où un candidat de gauche se retrouve seul en lice face à un candidat d'extrême droite, a-t-on appris de sources UMP.
             
Par ailleurs, l'UMP a demandé le maintien de "tous ses candidats" partout où ils sont qualifiés pour le second tour, a-t-on indiqué à l'AFP.
             
La ligne du ni-ni, qui avait déjà prévalu au second tour des cantonales de 2011, a été arrêtée lundi après-midi lors d'un bureau politique extraordinaire à huis clos du parti, organisé à l'Assemblée nationale, ont annoncé à l'AFP des participants à la réunion. Elle a été décidée "à l'unanimité", selon un membre de la direction de l'UMP, à "la quasi-unanimité", selon un autre.
             
"Pas question d'appeler à voter pour le Front national ni d'appeler à voter pour le candidat socialiste qui en plus fait alliance avec le Front de gauche", a lancé lors de cette réunion le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé.
             
M. Copé, qui a tenu une conférence de presse à l'issue du bureau politique, a rappelé que l'UMP "demande à l'ensemble de ses candidats" qualifiés pour le second tour "de se maintenir", selon des participants. "Si l'un des nôtres se retirait, il serait désapprouvé par notre famille politique", a-t-il lancé pendant la réunion.
             
La consigne de l'UMP sur le maintien en toutes circonstances connaît des ratés, certains candidats distancés par la gauche et le FN étant tentés de jeter l'éponge pour gêner le PS, dans le sud-est.
             
C'est le cas de Roland Chassain, arrivé 3e dans la 16e circonscription des Bouches-du-Rhône, qui a annoncé lundi à l'AFP qu'il se retirait pour tenir sa "position" qui est "tous contre Michel Vauzelle" (PS). Il pourrait être imité par Etienne Mourrut dans la 3e du Gard.
             
Ce bureau politique extraordinaire avait été convoqué dès avant le premier tour pour analyser les résultats de dimanche où l'UMP a enregistré un net recul par rapport à 2007 sans pour autant subir de déroute. Au menu également figurait la ligne à tenir dans les 20 duels où la gauche reste en lice face au FN.
             
Le ni-ni constitue déjà une semi-victoire pour le FN car il revient à mettre sur un même plan extrême droite et gauche. "Quel est le sens d'appeler à voter pour le PS qui, lui, s'allie avec l'extrême gauche de Mélenchon?", avait redit lundi matin le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé.
             
Le bureau politique extraordinaire de l'UMP a par ailleurs décidé le maintien de son candidat, Eric Saubatte, arrivé troisième derrière le PS et François Bayrou (MoDem) dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques.
             
Cette triangulaire rend encore plus difficile la réélection du leader centriste, qui a lui-même reconnu dimanche soir que son second tour serait "particulièrement ardu".
             
L'UMP avait prévenu il y a plusieurs semaines qu'elle ne ferait "aucun cadeau" à l'ancien candidat à la présidentielle, voué aux gémonies depuis qu'il avait annoncé, entre les deux tours, qu'il voterait pour François Hollande (PS) dans son duel face à Nicolas Sarkozy (UMP).

Première publication : 11/06/2012

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