Dernière modification : 14/06/2012 

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"Je ne m'avoue jamais vaincue"

Presse française, Jeudi 14 juin. Au menu de la presse française ce matin, la contre-attaque de Ségolène Royal après la polémique du «tweetweiler», les «éléments de langage» de l’UMP pour justifier le refus d’un front républicain anti-FN, et la crise européenne.

Par Hélène FRADE

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On commence cette revue de presse française avec la contre-attaque, ce matin, de Ségolène Royal dans Libération. La candidate du PS à la Rochelle réagit au tweet de Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande qui a déclaré son soutien à son rival, le dissident Olivier Falorni.

Ségolène Royal, qui est donnée perdante pour le moment par les sondages, et qu’on n’avait pas entendue depuis le début de l’affaire, passe à l’offensive avec cette déclaration à la Une de Libération: «Je ne m’avoue jamais vaincue». Dans l’entretien qu’elle a accordé au journal, elle explique que «face à la violence du coup, (elle) n'a pas voulu réagir à chaud» car, dit-elle, elle «mène un combat politique difficile» et qu’elle «(se doit) de tenir bon». L’ex-compagne de François Hollande demande à ce qu’on respecte «le soutien politique que (lui) apporte le président de la République en tant qu'unique candidate de la majorité présidentielle». Et elle dit même estimer que le maintien de la candidature de son adversaire est «une forme de trahison politique, je cite toujours,  s’apparentant à celle d'Eric Besson en 2007».

L’affaire «tweetweiler», qu’on retrouve également dans le Monde daté d’aujourd’hui. Le quotidien du soir conseille à la toute nouvelle première dame d’oublier purement et simplement twitter, et de choisir définitivement entre son rôle de première dame et son métier de journaliste. Valérie Trierweiler à laquelle, on le rappelle, le chef du gouvernement Jean-Marc Ayrault a conseillé, hier, de conserver «un rôle discret».

L’histoire du tweet malheureux, suite et fin, c’est à la Une ce matin du Figaro, qui veut voir dans cet épisode la manifestation d’un «trouble au sommet de l’Etat», une sorte d’affaire Krammer contre Krammer, Hollande contre Hollande: «Il aura donc fallu peu de temps pour que la présidence normale devienne franchement étrange», écrit le journal.

Le Figaro auquel une autre femme, l’ex-porte parole de la campagne de Nicolas Sarkozy, NKM, a accordé une interview pour justifier le choix du «ni ni» de l’UMP face au Front national. Elle avait pourtant écrit un livre l’année dernière où elle préconisait un soutien «au cas par cas» aux candidats socialistes en cas de triangulaires. Les temps ont visiblement changé, puisqu’elle défend désormais la ligne choisie par le bureau politique de l’UMP. Un revirement qu’elle explique par le fait que «le PS a fait le choix de s’allier avec l’extrême-gauche», et que ce choix rend impossible la formation d’un front républicain.

A voir également ce matin, la crise en Europe, évoquée à la Une du journal la Croix. Le quotidien catholique consacre ce matin tout un dossier à la situation en Grèce, qui va voter une nouvelle fois dimanche pour élire leurs députés. Et ces législatives vont peser lourd sur l’avenir de l’Europe, d’après le journal ; qui rappelle que les difficultés sont aussi en train de s’accumuler au Portugal, en Espagne, en Italie et à Chypre. La croix qui met en garde contre un possible «effet domino» en Europe et explique que «les plus riches» n’auront pour l’empêcher pas d’autre choix que de payer pour «les plus pauvres», n’en déplaise à Angela Merkel.

La chancelière allemande que François Hollande cherche à isoler, d’après les Echos, qui reviennent sur l’offensive européenne tous azimuts du président français.

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(1) Réaction

"Je ne m'avoue jamais vaincue" de Ségolène Royal

C'est bien pour elle, car il n'est pas interdit de rêver. Mais, sait-elle un seul instant que la messe est déjà dite pour elle ?

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