- Crise économique - François Hollande - Mario Monti - Zone euro
Crise de la dette : Hollande et Monti s'accordent sur le rôle de la croissance
Le président français François Hollande et le chef du gouvernement italien Mario Monti se sont accordés, ce jeudi, sur les moyens à adopter pour relancer la croissance et enrayer la crise financière de la zone euro.
AFP - Les discussions à Rome entre le chef du gouvernement italien Mario Monti et le président français François Hollande ont fait émerger "une très forte convergence de vues" entre les deux pays sur les moyens d'enrayer la crise de la zone euro, a déclaré jeudi M. Monti.
Les deux dirigeants ont jugé "positivement" tout ce qui a été fait jusqu'à présent face à la crise, mais "les progrès importants y compris dans la gouvernance de la zone euro ne sont pas suffisants pour mettre l'euro à l'abri des turbulences des marchés", a ajouté M. Monti devant la presse.
"Nous devons agir pour renforcer les points actuellement faibles du système", a-t-il ajouté.
Il a en même temps souligné avoir partagé avec M. Hollande l'idée "d'une plus grande attention à la croissance, ce qui ne signifie pas l'abandon ou une attention moindre envers la discipline budgétaire".
M. Monti a souligné avoir discuté avec M. Hollande de "la dette souveraine et des instruments pour rétablir la confiance concernant les pays les plus exposés".
Dans ce cadre, les deux dirigeants ont "échangé des opinions sur l'hypothèse" d'une "émission commune de titres" obligataires, baptisés euro-obligations.
A propos du risque d'une sortie de la Grèce de l'euro, M. Monti s'est montré optimiste.
"Les élections auront lieu dans trois jours en Grèce : je désire réaffirmer le souhait, et nous en avons parlé avec M. Hollande, qu'Athènes reste dans l'euro et respecte ses engagements", a déclaré M. Monti.
M. Hollande a dit "partager complètement" l'opinion du président du Conseil italien tout en soulignant: "c'est un pays souverain, c'est au peuple de décider".
M. Monti a confirmé sa vocation à faire le "pont" avec l'Allemagne en assurant que la chancelière allemande Angela Merkel est "comme moi-même, Hollande et les autres chefs d'Etat en permanence à la recherche de solutions pour l'Europe".
"J'ai toujours trouvé chez Mme Merkel un grand intérêt à trouver les meilleures solutions soit sous l'aspect de la croissance, soit sous l'aspect de la stabilité", a estimé M. Monti.



























Réagissez à cet article
(3) Réactions
Les Eurobonds permettent faire des bonds plus grands!
Les Euro bonds permettent aux gaspilleurs à faire des bonds plus grands ! Pourquoi le contribuable Allemand doit-il payer les dettes de la Grèce, l’Italie, l’Espagne et du Portugal ?
crise de la dette
C'est amusant de constater combien des promesses de campagne (qui accessoirement ont servi à faire élire) peuvent s'évaporer aussi rapidement : renégociation du traité sur la stabilité, coordination et gouvernance, discipline budgétaire, eurobonds, etc. Rien n'a été tenté ni acquis, la capacité de négociation face à l'Allemagne qu'on nous annonçait mâlement et avec des effets de matamore, s'est révélée nulle. Hollande s'est soumis sans aucune contrepartie.
Du syndicalisme à la française au niveau des Etats Sud UE
La sortie médiatique hier du premier ministre socialiste français en réponse à l’expression du point de vue de l’Allemagne est inopportune, manque de l'observation des convenances, de la hiérarchie du protocole : la 5ème république est de pouvoir présidentiel non parlementaire et sortie historiquement unique : Jamais un président de France et encore moins son premier ministre n’ont critiqué ou émis un jugement de valeur sur le chef de l’exécutif allemand. La ligne actuelle de tension suivie par l’exécutif socialiste à l’égard de l’Allemagne, contraire même à la conduite de l’inspirateur du PS Feu Mitterrand, risquerait d’ouvrir des blessures et la boite de pandore. En effet l’axe Franco Allemand suivi et entretenu par tous les présidents français antérieurs est stratégique il s’appuie sur la nécessité de dépasser les conséquences des affrontements destructeurs qu’ont connus les deux pays dont celui de la seconde guerre mondial. Politiquement les dirigeants politiques, président chancelier(e) affichent leur accord et évitent de produire maladroitement et dangereusement de la tension ainsi les citoyens des deux pays aussi ceux des pays de l’UE et du reste du monde vont sentir qu’il n’y aura pas de retour aux vieux démons. La tentative de vouloir créer une sorte de syndicat à la française anti germanique en voulant prendre la tête des pays du Sud de l’UE en répétant le mot croissance dont le contenu pour la France est plus d’endettement est hautement dangereux et risque d’isoler à terme la France puisque les pays qu’elle veut fédérer ont engagé des politiques de discipline budgétaire courageuse et de la retraite au-delà de 65 ans que le PS se refuse et cette attitude produit de plus en plus de rejet chez les contribuables allemands qui manifestent contre le sauvetage à perte et sans gratitude des pays à la dérive, certains même demandent de sortir de l’€. En plus comme l’a dit, à juste titre la chancelière, en s’adressant au G20 pour prendre ses responsabilités l’économie allemande seule ne peut supporter les dettes du Portugal, de l’Espagne, de l’Italie et de Grèce aussi même de la France dont la note sur la question vient d’être dégradée. Après les annonces pour naïfs et de chatouille de l’électorat, sans aucun effet sur les contraintes de la crise, qui risque de durer quelques des années plus si le PS n’entame pas les réforme nécessaires et douloureuses que l’UMP avait initié au lieu d’aller à contre courant de ce que les autres pays avaient engagé. A titre indicatif les dépenses publiques en France représentent 56% du PIB, en Allemagne seulement 46% et en Italie 49%. L’âge de la retraite dépendant pourtant de l’amélioration de l’espérance de vie donc augmente, ce que refuse le PS, est de 67 ans en Allemagne et dans les autres pays de l’UE de 65 ans en moyenne etc. En persistant dans sa politique actuelle le PS, qui va gouverner pratiquement en parti unique, mène la France droit dans le mur tout en remettant en surface des blessures qu’on croyait enterrées à jamais.