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Afrique

"L'armée égyptienne est dépassée par les évènements"

©

Vidéo par Sonia DRIDI

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 15/06/2012

Deux jours avant le début de l'élection du premier président de l’ère post-Moubarak, la justice égyptienne a déclaré, jeudi, le Parlement illégal. Robert Solé, spécialiste de l’Égypte, évoque un coup d’État militaire déguisé.

À deux jours du second tour de la présidentielle, la justice égyptienne a déclaré, le jeudi 14 juin, "illégal" le Parlement dominé par les islamistes. Dans le même temps, la Haute cour constitutionnelle maintenait la candidature contestée d'un ancien membre du gouvernement de Hosni Moubarak, Ahmed Chafik, au second tour de l'élection présidentielle lors de laquelle il affrontera Mohammed Morsi, candidat des Frères musulmans.

Inattendue, la nouvelle a provoqué l’agitation de la rue égyptienne et la colère des Frères musulmans. Vainqueurs des législatives avec près de la moitié des sièges, ils parlent aujourd’hui d'un véritable "coup d'État" fomenté par les militaires.

Écrivain et spécialiste de l’Égypte, Robert Solé est l’auteur de "Le Pharaon renversé, 18 jours qui ont changé l’Égypte". Il livre son analyse de la situation à FRANCE 24.

 

FRANCE 24 - Comment interpréter ce coup de théâtre qu'a été l'annonce d'une éventuelle dissolution du Parlement tout juste élu ?

Robert Solé - On peut parler d’un coup d’État militaire déguisé. Des signaux en ce sens se sont multipliés depuis deux semaines. On a d’abord vu que les principaux chefs de la police ont été acquittés. Puis, alors qu’il venait d’être supprimé, l'état d’urgence a en quelque sorte été remis en vigueur, puisque le ministère de la Justice a autorisé l’armée à arrêter des civils. Enfin, le Parlement a été invalidé.

 

F24 - Ces décisions, qui semblent menacer les acquis de la révolution, suscitent le mécontentement de la rue, et celui des Frères musulmans, vainqueurs des élections. Quelle est la stratégie de l’armée ?

R. S. - Mais toute la question est bien de savoir d’abord qui est derrière tout cela.
Est-ce vraiment l’armée, ou est-ce la justice ? Ou encore la justice qui est manipulée par l’armée ? Il est très difficile de le savoir.

Au début de la révolution, l’armée avait pensé sauver le régime en sacrifiant Hosni Moubarak et c’est un peu ce qui se passe pour le moment [si Moubarak n’est plus au pouvoir, le régime en tant que tel n’a pas changé, d’anciens proches du raïs étant toujours dans la vie politique et la même armée au pouvoir].

Mais l’armée égyptienne, que l’on soupçonne souvent de tirer toutes les ficelles depuis la chute de Moubarak, est totalement dépassée par les évènements En réalité, elle essaie de s’adapter aux évènements avec souvent beaucoup de maladresse. L’armée a perdu tout crédit en 15 mois.

 

F24 - Avec la dissolution de l’Assemblée, et le maintien du second tour de la présidentielle, quelle peut être la suite des évènements en Égypte ? Peut-on encore s’attendre à un vrai changement de régime ?

R. S. - Le pays est aujourd’hui en proie à une grande incertitude et personne ne peut faire de prévisions sérieuses sur la suite des évènements, même à court terme.

La scène politique égyptienne ressemble aujourd’hui à une partie de football interminable avec trois ou quatre équipes présentes sur le terrain et dont les règles changent tout le temps.

Première publication : 15/06/2012

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