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EUROPE

La Grèce joue son avenir dans la zone euro

Vidéo par Cyril VANIER

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 17/06/2012

Les électeurs grecs sont de nouveau appelés aux urnes, ce dimanche, le pays n'ayant pas réussi à se doter d'un gouvernement à la suite des législatives du 6 mai dernier. Un scrutin qui prend des allures de référendum pour ou contre l'austérité...

L’Europe et les marchés ont les yeux rivés sur les nouvelles élections législatives grecques, ce dimanche 17 juin. Après l’échec du scrutin du 6 mai dernier - qui n'a pu déboucher sur la formation d'aucun gouvernement -, les Grecs disposent d’une dernière chance pour sauver le pays de la banqueroute et éloigner le spectre d’une sortie imminente de la zone euro.

Pour les Grecs, ces nouvelles élections prennent la forme d'un référendum "pour ou contre" la politique de rigueur souhaitée par les créanciers internationaux (Fonds monétaire international, Banque centrale européenne et Union européenne) en échange de leur soutien financier. La pression est énorme : non seulement il est possible que l'échec du 6 mai se répète, mais tous les dirigeants européens, ainsi que le président américain Barack Obama, ont aussi mis en garde les 9 millions d'électeurs grecs contre les conséquences de leur vote pour eux-mêmes et pour toute la zone euro.

La Grèce va-t-elle revenir à la drachme ?

Tsipras, l'homme qui fait trembler Bruxelles

L’inquiétude de la communauté internationale, mais aussi des marchés, repose notamment sur la possibilité de voir Alexis Tsipras, le leader de la coalition de gauche radicale Syriza - encore inconnue il y a un mois -, remporter le scrutin.

Au point que même l’édition allemande du Financial Times a appelé, vendredi 15 juin, les Grecs à voter contre sa coalition, dénonçant la "démagogie" de son chef.

Fervent opposant à la poursuite des mesures d'austérité imposées à la Grèce par ses créanciers depuis 2010 en échange du versement des prêts internationaux, Tsipras souhaite, en effet, nationaliser toutes les banques grecques, relancer l’économie par la consommation, augmenter les pensions de retraite et le salaire minimum à 751 euros. "Le cas espagnol montre que cette crise n’est pas grecque mais européenne et que le traitement imposé jusque-là est totalement inefficace", a-t-il déclaré à plusieurs reprises. Et "si nous n’annulons pas le mémorandum européen [le plan de rigueur, NDLR] qui nous a mis sur le fil du rasoir, alors la catastrophe est inévitable", lançait-il encore le 12 juin.

Renégocier le "mémorandum"

A contrario, les espoirs des dirigeants européens reposent sur la victoire d'Antonis Samaras, le leader de la Nouvelle démocratie, auquel certains sondages donnent une avance minime sur son rival de gauche. Mais l’homme, qui ne veut pas revivre le désastreux scrutin de mai dernier - à l'issue duquel il était arrivé en tête avec 18,85 % des voix seulement -, ménage la chèvre et le chou.

Ainsi, s'il ne s'oppose pas au plan d'austérité voulu par Bruxelles, il sait aussi que lui apporter un soutien inconditionnel à l'heure où la population grecque est prise dans la spirale infernale du chômage pourrait lui coûter les législatives et propose donc de le renégocier. Dans le même temps, il ne manque jamais non plus une occasion de décrédibiliser son rival, avertissant les électeurs qu'une victoire de Syriza entraînerait, à coup sûr, une sortie du pays de la zone euro.

"Être ou ne pas être dans la zone euro ? Telle est la question", avait récemment lancé l'ex-Premier ministre grec, Lucas Papademos, paraphrasant Hamlet de Shakespeare. Sombre pronostic d’une tragédie annoncée ? Verdict ce dimanche...
 

Première publication : 15/06/2012

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