Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

#ActuElles

Réfugiés de Centrafrique: présercer son honneur et sa dignité

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

RDC : L'opposant Tshisekedi en convalescence à Bruxelles

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : manifestations contre la France au PK5

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Émeutes de Ferguson : Obama face à la question raciale

En savoir plus

TECH 24

Transports du futur : quand la réalité dépasse la fiction

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Philippe Ramette fait son éloge de la contemplation

En savoir plus

DÉBAT

UE - États-Unis - Russie : le double-jeu des sanctions

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

James Foley : la victime d'une profession exploitée à ses risques et périls

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

James Foley : "sur la piste de l'égorgeur"

En savoir plus

  • Ahmet Davutoglu, l'homme qui ne fait pas d'ombre à Erdogan

    En savoir plus

  • Irak : une trentaine de morts dans l'attaque d'une mosquée sunnite

    En savoir plus

  • Les éliminatoires de la CAN-2015 perturbées par le virus Ebola

    En savoir plus

  • Le Hamas exécute des "collaborateurs" présumés d'Israël à Gaza

    En savoir plus

  • Yémen : "Si la transition est abandonnée, alors le pays se disloquera"

    En savoir plus

  • Le "convoi humanitaire" russe est passé en territoire ukrainien

    En savoir plus

  • Mélenchon prend du recul mais ne quitte pas la vie politique

    En savoir plus

  • RD Congo : interrogations après des décès dus à une fièvre hémorragique

    En savoir plus

  • 22 août 1914 : le jour le plus meurtrier de l'histoire de France

    En savoir plus

  • Selon le Pentagone, neutraliser l'EI passe par une intervention en Syrie

    En savoir plus

  • Duel Manaudou-Gilot sur 100 m, point d’orgue de l'Euro-2014 des Bleus

    En savoir plus

  • Mohamed Deif, plus que jamais ennemi juré d'Israël

    En savoir plus

  • Vol MH17 : les victimes malaisiennes rapatriées à Kuala Lumpur

    En savoir plus

  • Riposte contre l’EI en Irak : "On assiste à un jeu très cynique"

    En savoir plus

  • Ebola : les deux Américains traités au sérum ZMapp sont guéris

    En savoir plus

Moyen-orient

Décès du prince Nayef, héritier du trône saoudien

Vidéo par Julie ALBET

Texte par Dépêche

Dernière modification : 16/06/2012

Demi-frère du roi Abdallah, Nayef Ben Abdel Aziz est décédé samedi à l'âge de 79 ans. Ministre de l'Intérieur depuis 1975, il avait été nommé prince héritier fin 2011 . Son frère, le ministre de la Défense, pourrait lui succéder.

AFP - Le prince héritier d'Arabie saoudite Nayef Ben Abdel Aziz, décédé samedi à l'âge de 79 ans, était un homme à poigne qui a dirigé pendant près de quatre décennies le puissant ministère de l'Intérieur et supervisé la lutte contre Al-Qaïda.

Demi-frère du roi Abdallah, 88 ans, il avait été nommé il y a juste huit mois, en octobre 2011, prince héritier en plus de son poste à l'Intérieur qu'il occupe depuis 37 ans, malgré ses ennuis de santé.

Selon des spécialistes du royaume, il avait souffert d'un cancer.

Aux dernières nouvelles, il se trouvait à l'étranger pour de nouveaux soins médicaux et des médias l'avaient montré il y a quelques jours recevant des proches à Genève.

Avec sa disparition, son frère, le prince Salmane ben Abdel Aziz, ministre de la Défense, apparaît comme celui qui pourrait lui succéder.

Sa nomination comme prince héritier après le décès de son frère, le prince Sultan, âgé de plus de 80 ans, illustre le vieillissement de la dynastie saoudienne à la tête du royaume, un acteur-clé dans la politique au Moyen-Orient et premier exportateur mondial de pétrole.

Personnage austère, le prince Nayef était considéré comme plus conservateur que le roi Abdallah, un prudent réformateur.

Ministre de l'Intérieur depuis 1975, il s'était imposé comme le rempart de la dynastie des Al-Saoud.

Il avait sévi contre Al-Qaïda qui a mené des attentats sanglants dans le royaume de 2003 à 2006, obligeant ses chefs et membres à s'enfuir au Yémen et démantelant les associations caritatives qui collectaient les dons pour le réseau.

Son fils, Mohammad, a été chargé d'un programme de réhabilitation d'extrémistes revenus de Guantanamo et a failli être assassiné par un kamikaze venu du Yémen en 2009.

Il avait aussi sévi contre toute forme d'opposition dont celle des militants progressistes.

"La france perd un ami"

Le président de la République François Hollande a fait part samedi de son "émotion" après le décès du prince héritier et ministre de l'Intérieur de l'Arabie saoudite, Nayef ben Abdel Aziz, assurant que la France avait "perdu un ami", selon un communiqué de l'Elysée.

"L'Arabie saoudite perd un homme d'Etat qui aura marqué de son empreinte l'essor de ce pays et aura contribué de façon décisive à sa sécurité et à la lutte commune contre le terrorisme", souligne le communiqué.

Le prince Nayef ben Abdel Aziz "a également contribué de façon déterminante à l'approfondissement des relations bilatérales franco-saoudiennes. Avec lui, la France perd un ami avec lequel elle avait noué un partenariat étroit", ajoute la présidence.

François Hollande a "adressé à sa majesté Abdallah Bin Abdelaziz Al Saoud, roi d'Arabie saoudite, à la famille du prince Nayef et au peuple saoudien, ses condoléances attristées".
 


Ces derniers mois, ses services avaient veillé à ce qu'aucune manifestation n'ait lieu dans le pays et il avait publiquement remercié en 2011 les Saoudiens de ne pas avoir suivi les appels dans ce sens lancés par des militants locaux.

Le prince Nayef était en outre connu pour entretenir de bonnes relations avec les milieux religieux tenants de l'orthodoxie et généralement opposés à une évolution du royaume ultra-conservateur.

Il avait un jour déclaré ne pas voir l'intérêt d'élections au Conseil consultatif, dont les 150 membres sont nommés, ni de la présence de femmes dans cette instance. Il avait même défendu les hommes de la police religieuse souvent accusés de brutalité et d'abus.

Tenant d'une ligne dure à l'égard de l'Iran, il avait néanmoins de solides relations dans le monde arabe. Il avait, selon des diplomates, joué un rôle dans la décision du royaume d'accueillir le président tunisien déchu Zine El Abidine Ben Ali et d'envoyer des troupes à Bahreïn pour aider à la répression de la contestation animée par des chiites.

Né à Taëf en 1933, il avait été nommé gouverneur de Ryad à seulement 20 ans, avant de devenir vice-ministre de l'Intérieur en 1970 puis ministre de l'Intérieur.

Faisant partie du "clan des Soudairi", les fils de l'une des épouses favorites du roi Abdel Aziz, fondateur du royaume, Hassa al-Soudairi, il avait notamment comme frères le roi Fahd, décédé en 2005, le prince héritier Sultan décédé, et le prince Salman, gouverneur de Ryad.
 

Première publication : 16/06/2012

  • ARABIE SAOUDITE

    Le roi Abdallah octroie le droit de vote aux Saoudiennes

    En savoir plus

  • ARABIE SAOUDITE

    Le roi Abdallah achète la paix sociale en promettant de nouvelles aides

    En savoir plus

  • ARABIE SAOUDITE

    Le roi Abdallah gracie la Saoudienne condamnée pour avoir conduit

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)