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FRANCE

Sans surprise, François Hollande reconduit Jean-Marc Ayrault à Matignon

Texte par Dépêche

Dernière modification : 18/06/2012

Au lendemain de la large victoire du Parti socialiste aux élections législatives, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a remis la démission de son gouvernement au chef de l'État, qui l'a immédiatement renommé à Matignon.

AFP - Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a remis lundi matin la démission de son gouvernement au président François Hollande, au lendemain du second tour des législatives à l'issue duquel la gauche dispose de tous les pouvoirs pour s'attaquer au redressement du pays.

Aussitôt renommé Premier ministre par le chef de l'Etat, M. Ayrault devrait ajuster son équipe gouvernementale à la marge, les 25 ministres qui étaient candidats aux législatives ayant tous été élus.

"Quarante jours après avoir confié pour cinq ans les clefs de l'Elysée à François Hollande, les Français lui ont donné tous les moyens d'exercer son pouvoir", constate lundi le quotidien Les Echos.

Une cohérence soulignée par Libération, qui évoque "une vague impressionnante: le PS et ses alliés raflent l'hypermajorité au Parlement".

Le rythme s'est s'accéléré lundi, au lendemain du scrutin. Sans avoir commenté les résultats qui lui laissent les coudées franches pour diriger le pays, M. Hollande s'est envolé dans la matinée pour le sommet des pays du G20 au Mexique, après une cérémonie pour commémorer l'appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle.

Avec 314 députés sur 577, le Parti socialiste détient la majorité absolue à lui seul à l'Assemblée, ce qui lui permet de gouverner sans l'appui de ses alliés.

Une Assemblée où les deux députés Front national élus dimanche, la petite fille du

Composition de l'Assemblée Nationale

fondateur du parti, Marion Maréchal-Le Pen, et l'avocat Gilbert Collard, devraient également se faire entendre.

Marine Le Pen a d'ailleurs assuré lundi que "la recomposition politique est bel et bien là", mais que les dirigeants de l'UMP refusent de la voir. La présidente du FN a par ailleurs confirmé qu'elle allait introduire un recours sur le scrutin à Hénin-Beaumont, où elle a été battue de 118 voix.



"rien ne sera facile"



Elysée, Assemblée, Sénat, régions, majorité des départements... La gauche dispose désormais de tous les leviers.

"L'oeuvre qui est devant nous est immense. Rien ne sera facile. Rien ne nous sera donné", a mis en garde dimanche soir le chef du gouvernement, en appelant à la mobilisation de tous les Français.

"Rétablir nos comptes publics, retrouver la croissance, faire reculer le chômage, rendre à notre industrie son dynamisme" : il a égrené les chantiers auxquels le gouvernement doit s'attaquer, en appelant à "la contribution de tous".

Le chef du gouvernement doit à présent préparer le projet de budget 2013, dont dépend toute la politique du gouvernement. Entre respect des engagements pris auprès des électeurs et dure réalité des comptes.

Dès lundi, le PS réunit son Conseil national pour fixer la date de son congrès, qui désignera celui ou celle devant succèder à Martine Aubry à la tête du parti. Réélu député de Paris, Jean-Christophe Cambadélis a annoncé qu'il allait "proposer un ticket avec Harlem Désir", numéro deux du PS.

A droite, la course à la présidence de l'UMP - qui perd une centaine de députés par rapport à l'Assemblée précédente - est ouverte. Entre notamment François Fillon et le secrétaire général du parti, Jean-François Copé. Mais François Baroin sera "certainement" candidat si ses "idées ne sont pas reprises", a-t-il fait savoir.

La "stratégie de Grenoble", la "dérive droitière" de l'UMP "a échoué", a constaté pour sa part l'ancien Premier ministre UMP Jean-Pierre Raffarin.



défilé des nouveaux à l'Assemblée



Dès lundi également, le défilé des nouveaux députés peut débuter à l'Assemblée nationale, où ils se verront remettre les insignes de leurs fonctions. Avec 234 nouveaux élus, soit 40% du total, qui ne siégeaient pas dans l'Assemblée sortante, l'affluence s'annonce forte dans les couloirs du Palais Bourbon.

Objectif : se mettre en ordre de marche pour la "bataille du perchoir", qui désignera le 26 juin, le président de la nouvelle Assemblée. Au PS, Ségolène Royal battue dimanche à La Rochelle, Claude Bartolone a officialisé sa candidature. Les noms de Jean Glavany mais aussi d'Elisabeth Guigou sont également cités.

Entre-temps, les groupes politiques auront élu dès cette semaine leurs présidents. Christian Jacob, président du groupe UMP sortant, et Bruno Leroux pour les socialistes, font figure de favoris. Avec 17 députés, Europe Ecologie-Les Verts (EELV) obtient également son premier groupe à l'Assemblée.

Jean-Marc Ayrault a assuré que la "démocratie parlementaire sera restaurée", confirmant la promesse du président Hollande de renforcer le rôle du Parlement. Il pourra compter avec une Assemblée largement renouvelée, qui comprend 155 femmes, un record.

Seule ombre au tableau démocratique : l'abstention record confirme la désaffection des Français pour des législatives organisées dans la foulée de l'élection présidentielle. Avec 56,29% seulement de participation dimanche, jamais les électeurs n'avaient à ce point boudé ce type de scrutin depuis le début de la Ve République.


 

Première publication : 18/06/2012

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