Dernière modification : 18/06/2012 

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François Hollande propose un "pacte pour la croissance" de 120 milliards d'euros

François Hollande propose un "pacte pour la croissance" de 120 milliards d'euros

À moins de deux semaines du sommet de Bruxelles des 28 et 29 juin, le président français a soumis à ses homologues européens un document recensant ses propositions pour relancer l'économie de l'UE. Leur coût est estimé à 120 milliards d'euros.

Par Dépêche (texte)
 

AFP - François Hollande a proposé cette semaine aux chef d'Etat européens, en amont du sommet des 28 et 29 juin à Bruxelles, une série de mesures de croissance "à effet immédiat" nécessitant 120 milliards d'euros, affirme le JDD dans son édition de dimanche.

L'hebdomadaire assure s'être procuré une copie d'un document de 11 pages transmis selon lui jeudi par le président français à plusieurs dirigeants européens, dont la chancelière allemande Angela Merkel.

Dans ce document, intitulé "Pacte pour la croissance en Europe", il livrerait ses propositions pour relancer l'économie de l'UE via notamment de grands chantiers (réseaux intelligents, énergies renouvelables, numérique etc.).

"Des mesures de croissance à effet rapide, à hauteur de 120 milliards d'euros, devraient être décidées par le Conseil européen dès juin", écrit M. Hollande, selon le JDD.

"Elles devraient être développées avant la fin de l'année avec en particulier la création d'une taxe sur les transactions financières. Enfin, elles devraient être accompagnées de mesures pour l'emploi, en premier lieu en faveur des jeunes", ajoute-t-il.

Les 120 milliards proviendraient de trois sources. D'abord des fonds européens structurels de l'UE, pour 55 milliards, dont une part "significative" serait débloquée d'ici la fin de l'année. Ensuite de la Banque européenne d'investissement, qui dès lors qu'elle serait plus richement dotée par les pays membres, pourrait emprunter sur les marchés jusqu'à 60 milliards, "somme qu'elle prêterait à son tour pour des projets d'infrastructures", poursuit le journal.

Enfin 4,5 milliards d'euros seraient dégagés via des "project bonds", des emprunts lancés en commun par plusieurs pays européens pour financer de grands projets d'infrastructures continentaux. Un outil de croissance défendu par M. Hollande durant la campagne présidentielle.

Selon le JDD, le chef de l'Etat, en ce qui concerne ce type d'emprunts, "propose d'aller, à échéance plus lointaine, jusqu'à 10 milliards d'euros".

Toujours selon le journal, ce document ne fixe pas d'objectifs en termes d'impact des mesures en faveur de la croissance européenne et de l'emploi.

Outre les nouvelles technologies, le Président de la République veut aussi "à long terme (...) accélérer et harmoniser les investissements dans les nanotechnologies, les biotechnologies, les nouveaux matériaux, etc.".

Les transports et les réseaux d'eau sont également évoqués de même que l'amélioration de l'efficacité énergétique des bâtiments (isolation, panneaux solaires, constructions plus écologiques, etc.)

Si ces 120 milliards d'euros ne représentent que moins de 1% du PIB de l'Union européenne, le chef de l'Etat "compte sur un effet d'entraînement (de son plan) à tous les secteurs de l'économie", écrit le JDD.

Début juin, Berlin, en désaccord avec Paris sur les moyens de relance de l'économie européenne, avait proposé ses propres recettes de croissance pour l'Europe, dans un document de huit pages misant surtout sur les potentiels du marché commun et sur des réformes structurelles, comme l'accélération des privatisations et une flexibilité accrue du marché du travail, mais refusant une relance à crédit.
 

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(2) Réactions

Plus urgent est horizon intgration en UE, 120MD Euros modiques

Les élections en Grèce et l’horizon de former un gouvernement de partis qui respecteront la signature du pays aussi être en mesure de négocier avec l’UE des mesures éventuelles d’assouplissement et des actions pour la réforme de l’État grec miné par le clientélisme, l’évasion fiscale et la production de données non crédibles sur la vraie situation des institutions économiques et financières de la Grèce. Un tel résultat permet aux créanciers et soutien du renflouement de la Grèce de souffler, il lui évite, en rejetant pour un moment l’option extrême gauche à discours d’aller dans l’impasse, la paupérisation et la faillite sans l’aide de la zone Euro. Les élections françaises, confirmation des présidentielles, viennent de donner une majorité absolue au PS même plus le pouvoir du parti unique avec la majorité aussi au sénat dans presque toutes les régions et les grande villes. Ou le PS va se comporter avec courage comme le SPD allemand et initier des réformes douloureuses, impopulaires mais nécessaires pour préparer l’économie et la société française aux défis qui les attendent ; ou revenir aux choix des années 81. Si le PS, par dénigrement et propagande, avait réussi à imputer la crise générale et prolongée du capitalisme mondial à la personne de son prédécesseur il sera dans l’obligation d’accepter qu’elle n’est ni de gauche ni de droite ni personnalisable mais émane du propre fonctionnement du mode de production capitaliste, dont la finalité est la maximisation du profit et ses cycles plus moins long de croissance d’expansion et de récession , produisant des crise dont la plus dévastatrice fut celle de 1929. Le président après les annonces, de peu d’effet sur les fondamentaux, aura d’abord à résorber la tension avec l’Allemagne créée par les sorties médiatiques de ses ministres sans aucun respect des convenances, dont un était pour le non UE, et lui-même par sa tentative de créer un axe anti germanique avec les pays SUD UE qui ne pourtant partagent nullement ses propositions puisque ils ont la retraite à plus de 65 ans ,font de la rigueur budgétaire et de réduction des dépenses publiques ,l’Italie annonce des privatisations et tous n’ont pas les moyens financiers pour de l’opposition et pour amener les contribuables allemands à contribuer à plus de leur part actuelle de 33% des montants de sauvetage des dérives des autres. C’est aussi maladroit et inamical d’inviter des membres S.P.D comble dont le parti était jadis à la base des réformes dont l’Allemagne récolte les fruits. Le récent mémorandum de la France de 120 Milliards d’€ d’aide présente entre lignes un virage par son niveau très bas, puisque l’UE a promis uniquement à l’Espagne 100 Milliards €, aussi par la confusion entre euro obligations du départ et Project bonds. Par ailleurs il cible, en application de la théorie keynésienne, les grands chantiers qui sont très capitalistiques donc de faibles effets sur l’emploi, mettent plus du temps en exécution et de production d’effets en investissements de production qui dépendent de l’environnement (fiscalité, charge de l’entreprise et du travail..) et de la propension à consommer des ménages. En dernier lieu le président n’a pas répondu aux propositions de la chancelière très courageuses d’aller vers plus d’intégration politique économique de l’UE, on sait que le PS est contre plus de transfert de souveraineté et contre les reforme structurelles mais il est pour plus d’État,de répartition sans croissance. d’impôt et donc de "bourgeoisie d’Êtat".

La destruction de l'europe

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