Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Nigeria : un "colosse" économique face au défi sécuritaire (partie 2)

En savoir plus

DÉBAT

L'Algérie d'aujourd'hui : économie, sécurité... : à J-1 du scrutin, le pays inquiet (Partie 1)

En savoir plus

ÉLÉMENT TERRE

RDC : la ferme des anciens combattants

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Xavier Dolan nous fait trembler !

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Marathon de Boston, un an après

En savoir plus

FOCUS

Les Algériens de France : un vote courtisé

En savoir plus

SUR LE NET

Le web au chevet des sinistrés de Valparaiso

En savoir plus

DÉBAT

Nigeria : un "colosse" économique face au défi sécuritaire (partie 1)

En savoir plus

DÉBATS POLITIQUES EN FRANCE

Popularité : Valls fait-il de l’ombre à Hollande ?

En savoir plus

  • Les Algériens de France : un vote courtisé

    En savoir plus

  • Finale de la Coupe du Roi : FC Barcelone-Real Madrid en direct

    En savoir plus

  • Kiev impuissant face aux pro-Russes dans l'est de l'Ukraine

    En savoir plus

  • Qui en voulait au directeur du parc des Virunga, blessé par balles ?

    En savoir plus

  • En images : des centaines de disparus après le naufrage d’un ferry en Corée du Sud

    En savoir plus

  • Daniel Cohn-Bendit fait ses adieux au Parlement européen

    En savoir plus

  • Economies : Valls demande aux fonctionnaires de "participer à l'effort commun"

    En savoir plus

  • L'aviation jordanienne détruit plusieurs véhicules blindés venant de Syrie

    En savoir plus

  • Crimes de guerre en Syrie : la France veut faire saisir la CPI

    En savoir plus

  • Transfert d'argent : l'Afrique perd près de 2 milliards de dollars par an

    En savoir plus

  • Anelka affirme ne pas avoir accepté l’offre du club brésilien

    En savoir plus

  • La police de New York ferme une unité secrète chargée d'espionner les musulmans

    En savoir plus

  • Démission du puissant chef des renseignements saoudiens

    En savoir plus

  • "Injustices et corruption alimentent le cycle de violences au Nigeria"

    En savoir plus

  • Vladimir Poutine : "L'Ukraine est au bord de la guerre civile"

    En savoir plus

  • Violences sexuelles dans l'armée : Le Drian prône la "tolérance zéro"

    En savoir plus

  • La justice indienne reconnaît l’existence d’un troisième genre

    En savoir plus

FRANCE

L'UMP paie le prix fort ses œillades au Front national

©

Vidéo par France 2

Texte par Charlotte BOITIAUX

Dernière modification : 19/06/2012

Avec 229 députés, dont seulement 188 dans les rangs de l’UMP, la droite parlementaire n’a pas assisté au sursaut législatif tant espéré. Une déroute électorale imputée en grande partie à la porosité entre l'UMP et l'extrême droite.

C’est une lourde défaite électorale que se voient infliger les partisans de la ligne droitière de l'ancienne majorité présidentielle, qui affichait ses "valeurs communes" avec le Front national (FN). La moitié des 43 députés UMP qui appartenaient à la Droite populaire, l'aile droitière du parti, ont été battus dimanche soir.

Une hécatombe que Stéphane Rozès, politologue et ancien directeur général de l'institut de sondages CSA, impute sans nul doute à la ligne du "ni ni", ni gauche, ni Front national, théorisée par Jean-François Copé, le secrétaire général de l’UMP, entre les deux tours des législatives. "Une importante partie des électeurs de droite, et du centre droit, n’a jamais cautionné les appels du pied lancés par certains vers les frontistes. Elle a d’abord sanctionné Sarkozy dans les urnes présidentielles en votant Hollande. Elle a ensuite confirmé cette sanction en participant au succès de la gauche aux législatives", explique-t-il.

Une connivence avec le FN sanctionnée

Dans la ligne de mire du politologue : Claude Guéant, ancien ministre de l’Intérieur, battu dans la 9e circonscription des Hauts-de-Seine et Nadine Morano, battue dans la 5e circonscription de Meurthe-et-Moselle. Tous deux, estime-t-il, ont cristallisé le mécontentement d’une partie des électeurs en prônant cette neutralité électorale, considérée comme autant de clins d’œil – plus ou moins discrets - lancés vers le parti de Marine Le Pen.

Une analyse que partage Thierry Solère, député dissident UMP fraîchement élu à Boulogne-Billancourt face à Claude Guéant. Il ne fait en effet aucun doute pour le Boulonnais que l’opération séduction menée auprès du Front national a coûté cher à certains de ses collègues comme Jean-Paul Garraud (Gironde) - qui s’interrogeait récemment sur le maintien d’un "cordon sanitaire autour du FN" -, ou Brigitte Barèges (Tarn-et-Garonne), qui déclarait la semaine dernière qu’elle serait "ravie" de l’élection de Marine Le Pen à l’Assemblée nationale… "Ils ont tous signé leur défaite en menant une politique trop droitière. L’électorat de droite ne leur a pas pardonné cet écart. Je représente la droite humaniste, c’est pour cela que j’ai été élu", explique-t-il à FRANCE 24.

Exister dans l’opposition et clarifier son identité face au FN

À l’inverse, faut-il voir dans la victoire de Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP), élue dans l’Essonne malgré la virulente campagne de dénigrement menée à son encontre par le Front national, le succès d’une droite républicaine imperméable aux idées d’extrême-droite ? "Sans aucun doute", assure Stéphane Rozès. Contrairement à Roland Chassain (UMP), qui avait semé le doute dans la 16e circonscription des Bouches-du-Rhône en se retirant du second tour pour faire barrage au candidat socialiste Michel Vauzelle, l’ancienne porte-parole de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle s’est, elle, toujours opposée au moindre rapprochement avec le FN. "Sa position de fermeté a sûrement joué en sa faveur", reconnaît aussi Eddy Fougier, spécialiste de politique française à l’Institut international des relations stratégiques (IRIS).

Mais cette logique électorale a aussi ses limites. "Il ne faut pas oublier que dans le Sud-est de la France, les alliances discrètes UMP-FN ont fonctionné. De nombreux électeurs de droite et d’extrême-droite du Vaucluse, du Var, des Bouches-du-Rhône ont souvent souhaité, sondages à l’appui, contrecarrer les candidats socialistes de toutes les manières possibles…", insiste également le spécialiste de l'IRIS.

Le plus dur reste donc à faire pour ce parti orphelin depuis le départ de Nicolas Sarkozy : exister dans l’opposition tout en clarifiant son identité face au Front national. Un combat synonyme de gageure. D'une part, parce que Marine Le Pen appelle avec insistance à une refonte du parti de droite – dans lequel le FN entend évidemment jouer un rôle majeur -, d'autre part, parce que les ténors du parti, François Fillon, Jean-François Copé - et Alain Juppé ? – se disputent âprement la présidence de l’UMP. "Comment faire la synthèse de tous ces courants, de toutes ces dissenssions en une seule doctrine ?", s’interroge Eddy Fougier. Une question à laquelle tout l’avenir de l’UMP est suspendu.

 

Première publication : 18/06/2012

  • LÉGISLATIVES FRANÇAISES 2012

    Les écologistes deviennent la troisième force politique de l’Assemblée nationale

    En savoir plus

  • LÉGISLATIVES FRANÇAISES 2012

    Lourde défaite pour Ségolène Royal à La Rochelle

    En savoir plus

  • LÉGISLATIVES FRANÇAISES 2012

    Le Parti socialiste et ses proches alliés remportent la majorité absolue

    En savoir plus

Comments

COMMENTAIRE(S)