Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Stéphane Boujnah, directeur banque et marché, France & Bénélux, Banco Santander

En savoir plus

SUR LE NET

Crash du vol MH17 : attention aux arnaques en ligne

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Compatriotes"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Manifestations: les dangers de l'interdiction

En savoir plus

DÉBAT

Israël – Gaza : l’offensive se durcit, le bilan s’alourdit

En savoir plus

DÉBAT

Israël – Gaza : la guerre s’importe–t-elle en France ?

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

La poudrière de Ghardaïa et solidarité interconfessionnelle à Bangui

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Eric Clapton - JJ Cale : l’hommage d’une légende à une autre

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Dominique Cerutti, directeur-général d'Euronext

En savoir plus

  • Paris confirme la livraison du premier Mistral à Moscou, le second en suspens

    En savoir plus

  • Vol MH17 : les séparatistes ukrainiens ont remis les boîtes noires à la Malaisie

    En savoir plus

  • Gaza : l'armée israélienne annonce la disparition d'un de ses soldats

    En savoir plus

  • À Sarcelles, des dignitaires juifs et musulmans ont prié pour la paix

    En savoir plus

  • Gaza : au Caire, Ban Ki-moon et Kerry veulent arracher un cessez-le-feu

    En savoir plus

  • Les milices libyennes s’affrontent pour le contrôle de l’aéroport de Tripoli

    En savoir plus

  • Dunga sélectionneur : le manque d’imagination du football brésilien

    En savoir plus

  • "Quelle opération ciblée !", quand Kerry ironise sur les frappes israéliennes

    En savoir plus

  • Sous pression, Moscou dément avoir livré des missiles aux pro-russes

    En savoir plus

  • Les chrétiens fuient Mossoul, "un crime contre l'humanité" selon l'ONU

    En savoir plus

  • L’armée ukrainienne tente de reprendre le contrôle de Donetsk

    En savoir plus

  • Didier Drogba tout proche d’un retour à Chelsea

    En savoir plus

  • Cette presse égyptienne qui soutient Israël contre le Hamas

    En savoir plus

Moyen-orient

Le "semi-échec" de la mission d’observation de l'ONU en Syrie

Texte par Julien PEYRON

Dernière modification : 20/06/2012

L’ONU fait le point mardi sur sa mission d’observation en Syrie, interrompue par l'intensification des violences. Un ancien cadre des Nations unies estime que cette mission était vouée à l’échec, même s’il veut en retenir des aspects bénéfiques.

Un échec sur toute la ligne ? Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunit mardi 19 juin pour auditionner le responsable de sa mission d’observation en Syrie, le général Robert Mood, afin de faire le point sur ses deux mois passés dans le pays. En charge de superviser les 300 observateurs déployés en Syrie, Robert Mood a décidé, le 16 juin, que la Misnus (Mission de supervision des Nations unies en Syrie) ne pouvait pas aller au bout de son mandat, fixé au 20 juillet, en raison de "l'intensification des violences"

"Force est de constater que c’est un semi-échec", concède Yves Berthelot, ancien secrétaire général adjoint des Nations unies. Contacté par FRANCE 24, ce spécialiste des missions de maintien de la paix assure que ce revers est à mettre au crédit du régime syrien, qui "n’a pas joué le jeu".  "On aurait pu espérer que les autorités veillent à ne pas paraître trop brutales devant des observateurs internationaux. Mais malheureusement, le régime n’a pas mis un terme à sa répression, il l’a même renforcée, faisant fi de la mission de l’ONU, se désole-t-il. Ainsi, la mission n’est pas parvenue à son objectif principal : apaiser la situation dans le pays en vue de préparer des discussions entre les deux camps."

Pendant plus de deux mois, les observateurs de l’ONU ont en effet été confrontés à une situation de quasi-guerre civile sur le terrain. Les violences n’ont jamais cessé, malgré les injonctions des Nations unies et notamment de sa haut-commissaire aux droits de l'Homme, Navi Pillay, qui est allée jusqu’à accuser Damas de crimes contre l'humanité.

Une mission "vouée à l’échec" mais "nécessaire"

La résolution de l’ONU sur l’envoi d’observateurs en Syrie avait été emportée de haute lutte en avril, la Chine et la Russie s’étant tout d’abord opposées au projet. Mais dès le lancement de la mission, nombreux ont été les spécialistes à souligner la difficulté de l’entreprise pour Robert Mood et ses observateurs.

"C’était une mission très délicate car inédite dans sa forme. Les observateurs n’étaient pas en charge de contrôler une zone de démarcation entre deux camps, car les violences touchent l’ensemble du territoire syrien", rappelle Yves Berthelot. Celui-ci estime que la situation chaotique sur le terrain mettait également en danger la sécurité des observateurs. "Normalement, le pays qui accueille une mission est en charge de la protection des membres de l’ONU. Mais là encore, le régime n’a pas collaboré, c’était voué à l’échec dès le début."

L’ancien cadre de l’ONU veut tout de même retenir quelques aspects bénéfiques de ces deux mois de présence internationale en Syrie : "Grâce au rapport de Robert Mood, le monde entier va avoir une vision précise et objective de la situation sur le terrain. Rien que pour cela, la mission était nécessaire".

Des Casques bleus armés pour remplacer les observateurs ?

Confrontée au revers de sa mission d’observation, l’ONU va-t-elle se décider à envoyer des Casques bleus armés en Syrie, comme le réclame l’opposition au président Bachar al-Assad ? Un scénario auquel Yves Berthelot ne croit guère : "Ni les Russes, ni les Chinois, ni même la plupart des Occidentaux y sont favorables". Restent les sanctions économiques, mais leur efficacité n’est pas toujours avérée, selon lui. "Surtout, elles font souffrir autant le peuple que les dirigeants", ajoute-t-il

Quant à l’envoi d’une nouvelle mission d’observateurs, l’ancien fonctionnaire des Nations unies doute de son efficacité. "Pourquoi réussirait-t-elle là où la mission précédente a échoué ? Non, aujourd’hui, le salut n’est plus sur le terrain, mais au G20  puis au Conseil de sécurité, où les Occidentaux doivent parvenir à convaincre les Russes et les Chinois de lâcher le régime syrien." Sans avancée rapide sur le terrain diplomatique, c’est tout le plan Annan de sortie de crise qui menace de s’effondrer.

Première publication : 19/06/2012

  • SYRIE

    Obama et Poutine plaident pour un "arrêt immédiat" des violences en Syrie

    En savoir plus

  • SYRIE

    La haut-commisaire de l'ONU aux droits de l'Homme accuse Damas de crimes contre l'humanité

    En savoir plus

  • SYRIE

    L'opposition syrienne exhorte l'ONU à envoyer des Casques bleus armés

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)