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FRANCE

Élisabeth Guigou pose sa candidature à la présidence de l'Assemblée nationale

Texte par Dépêche

Dernière modification : 20/06/2012

Ancienne ministre et députée socialiste, Élisabeth Guigou a annoncé son intention de briguer la présidence de l'Assemblée nationale. Claude Bartolone et Jean Glavany ont également fait part de leur intérêt pour le poste.

AFP - La députée socialiste et ancienne ministre, Elisabeth Guigou, a annoncé mercredi sur France Info qu'elle présentait sa candidature à la présidence de l'Assemblée nationale.

"J'ai décidé hier soir d'être candidate à la présidence de l'Assemblée nationale (...) Je suis prête", a-t-elle dit en précisant avoir rencontré, avant de prendre sa décision, "beaucoup d'amis" et "beaucoup de députés".

"D'abord, il faut avoir l'ambition que l'Assemblée nationale joue un plus grand rôle", a-t-elle souligné en premier lieu.

Le nombre de femmes à l'Assemblée nationale depuis 1993.



"Je ferai en sorte naturellement que la majorité du Parlement soutienne le gouvernement, l'aide dans son action et aide à la réussite du gouvernement et du quinquennat", a-t-elle indiqué, tout en précisant que "quand il le faudra", elle veillerait à ce que l'Assemblée nationale soit "dans une critique constructive" et fasse des "propositions"

"Il faut que cette institution puisse faire des choses nouvelles qu'elle n'a jamais vraiment faites, travailler avec le Parlement européen", a-t-elle poursuivi.

"Il faut démocratiser l'Europe, c'est absolument essentiel, et ça, l'Assemblée nationale peut travailler à ça, avec le Parlement européen et avec d'autres Parlements nationaux", a souligné Mme Guigou qui a été ministre des Affaires européennes.

"Il faut absolument faire avancer la parité", a enfin relevé la députée socialiste, jugeant qu'"il est très important qu'aux plus hautes fonctions de l'Etat, il y ait au moins une femme".

"Et pourquoi il faut une femme? Parce que je veux travailler à la parité à l'Assemblée nationale", a-t-elle insisté.

"Nous avons fait des progrès, grâce à la gauche", a noté à cet égard Mme Guigou, soulignant toutefois que, dans le monde, "nous sommes au 34e rang, entre l'Afghanistan et la Tunisie. Je souhaite que la prochaine fois (le prochain scrutin législatif), nous ayons la moitié de femmes à l'Assemblée nationale", a ajouté l'ancienne garde des Sceaux.

Elisabeth Guigou a enfin rendu hommage à Ségolène Royal, battue dimanche aux législatives à la Rochelle, et qui avait exprimé son intérêt pour la présidence de l'Assemblée nationale.

"Elle aurait fait cela très bien", a-t-elle dit en estimant que Mme Royal "ne mérite pas ce qui lui est arrivé".
 

Première publication : 20/06/2012

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