Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

États-Unis, Cuba: "Somos todos americanos"

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

De plus en plus de réfugiés affluent au Niger

En savoir plus

DÉBAT

États-Unis - Cuba : un tournant historique

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Le dalaï-lama vante le "réalisme" du président chinois Xi Jinping

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Eau argentée" : la guerre en Syrie au cinéma

En savoir plus

FOCUS

Grands lacs : LRA, une guérilla affaiblie mais toujours menaçante

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Sanctions occidentales : "La Russie sortira renforcée", assure Lavrov

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

La Libye au cœur des discussions du Forum de Dakar

En savoir plus

SUR LE NET

Australie : la Toile solidaire de la commmunauté musulmane

En savoir plus

EUROPE

Le discours du chef de l'opposition travailliste sur l'immigration européenne marque un tournant

Texte par Dépêche

Dernière modification : 22/06/2012

Annonçant vendredi un "changement d'approche" sur l'immigration, le chef du parti travailliste a prôné l'instauration d'un système permettant de signaler les secteurs dans lesquels la main d'œuvre immigrée augmente de façon spectaculaire.

AFP - Le chef de l'opposition travailliste britannique Ed Miliband a annoncé vendredi un "changement d'approche" sur l'immigration, dénonçant la prédominance des travailleurs immigrés issus des pays les plus récemment entrés dans l'UE dans certains secteurs d'activité.

Il a estimé que les entreprises employant plus de 25% d'étrangers devraient être signalées à l'agence britannique pour l'emploi, Jobcenter Plus.

"Si nous voulons répondre aux préoccupations des gens, je pense que le Labour doit changer son approche de l'immigration", a déclaré Ed Miliband dans un discours devant l'Institute For Public Policy Research (IPPR).

"Le public nous a devancés en constatant certains problèmes causés par le rythme soutenu de l'immigration, en particulier venue de l'Union européenne élargie", a-t-il estimé.

"Il ne faut pas que dans les secteurs qui sont au coeur de notre économie, comme le bâtiment ou l'agriculture, des agences de recrutement puissent se vanter de n'employer que des Polonais ou dénigrer les talents locaux", a-t-il ajouté.

Le responsable travailliste a également appelé à pénaliser plus durement les employeurs ne respectant pas la législation sur le salaire minimum.

Tout en affirmant ne pas vouloir imposer un quelconque "quota", il a prôné la mise en place d'un système dans lequel les services d'immigration pourraient signaler les secteurs dans lesquels "la part des immigrés dans la main-d'oeuvre a augmenté de façon spectaculaire".

"Il n'y a rien de mal à employer des ouvriers polonais, des nounous suédoises ou des cuisiniers français", a-t-il toutefois souligné. Issu d'une famille de juifs polonais, il a rappelé qu'il était lui-même un "fils d'immigrés" et qu'il croyait aux "bénéfices" de l'immigration.

Mais "les gens qui s'inquiètent à propos de l'immigration, parlent d'immigration, pensent à l'immigration ne sont pas pour autant des gens sectaires", a-t-il affirmé, faisant allusion à une "gaffe" de Gordon Brown en 2010.

En pleine campagne pour les élections législatives, le Premier ministre travailliste avait éconduit, la qualifiant de "sectaire", une retraitée qui déplorait l'importante immigration en provenance des pays de l'Est.

Ed Miliband a estimé que le dernier gouvernement travailliste avait eu "tort" sur la question de l'immigration. "Nous avons été trop déconnectés des préoccupations des travailleurs", a-t-il déclaré.

Première publication : 22/06/2012

  • ROYAUME-UNI

    Un premier discours plutôt centriste pour "Ed le rouge"

    En savoir plus

  • ROYAUME-UNI

    Ed Miliband prend les rênes du Parti travailliste

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)