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La Chine réussit son "baiser spatial" entre deux vaisseaux en orbite

Texte par Dépêche

Dernière modification : 24/06/2012

"Suçon de l'espace", "baiser spacial": la Chine a réussi son premier amarrage entre deux vaisseaux en orbite. Une prouesse pour Pékin qui effectuait là sa quatrième expédition spatiale.

AFP - La Chine a réussi dimanche son premier amarrage en mode manuel entre deux vaisseaux en orbite autour de la Terre, une étape importante pour son programme spatial qui vise la réalisation d'une station orbitale habitée de façon permanente à l'horizon 2020.

A la suite d'une manoeuvre effectuée par le spationaute Liu Wang, Shenzhou IX ("Vaisseau divin") est entré en contact peu avant 14H50 GMT avec le module Tiangong-1 ("Palais céleste"), duquel il s'était séparé un peu plus tôt dimanche, selon les images diffusées par la télévision nationale CCTV.

Quelques minutes plus tard, le centre de contrôle spatial de Pékin annonçait la réussite de l'opération, qui constituait la principale tâche de l'équipage de Shenzhou IX pour cette quatrième mission spatiale habitée de la Chine.

Les trois astronautes à bord pour ce voyage spatial de 13 jours, dont la première femme jamais envoyée par la Chine dans l'espace, Liu Yang, avaient tous regagné Shenzhou IX avant sa séparation d'avec Tiangong-1, intervenue peu après 03H00 GMT.

Le premier rendez-vous spatial habité chinois avait eu lundi dernier entre ces deux vaisseaux, mais en mode automatique, c'est à dire que l'ensemble de la manoeuvre était pilotée par le centre de contrôle spatial au sol.

Manoeuvre très délicate

Les amarrages manuels peuvent s'avérer nécessaires en cas de défaillance des systèmes automatiques.

"Ce premier amarrage manuel était parfait", a réagi Zhang Liyan, une responsable du Programme spatial chinois de vol habité, sur CCTV.

Elle a estimé qu'"au dernier moment, les deux vaisseaux étaient même mieux alignés que la dernière fois" lors du rendez-vous en mode automatique.

La manoeuvre était très délicate, les deux vaisseaux tournant autour de la Terre à environ 28.000 km/h et risquant de se détruire mutuellement en cas de collision.

Liu Wang avait répété au moins 1.500 fois au sol l'amarrage en mode manuel, réalisé avec des manettes situées à gauche et à droite de son siège à bord de Shenzhou IX.

Assis incliné vers l'arrière entre Liu Yang et le chef de la mission Jing Haipeng, Liu Wang, très concentré, a mené l'opération en constante communication avec le centre de contrôle au sol, le corps immobile en dehors de ses mains.

Avant de donner l'ordre de procéder à l'ultime approche après un point d'arrêt situé à 140 mètres de distance entre les deux vaisseaux, le centre spatial au sol a attendu que Shenzhou IX soit positionné de façon optimale pour pouvoir reprendre en cas de besoin le contrôle de la manoeuvre depuis le sol, ce qui n'a pas été nécessaire, a expliqué la télévision chinoise.

Les trois taïkonautes, selon le nom parfois donné aux spationautes chinois, devaient retourner dans la journée à bord du module Tiangong-1 pour y poursuivre des expériences scientifiques, selon l'agence Chine nouvelle.

Station orbitale dans dix ans

Il y a un peu plus de sept mois et demi, la Chine avait réussi son premier "baiser" spatial" entre le vaisseau inhabité Shenzhou VIII et Tiangong-1, lancé le 29 septembre dernier.

La maîtrise des rendez-vous spatiaux en orbite autour de la Terre est une étape cruciale dans la conquête de l'espace, franchie par les Russes et les Américains dans les années 1960.

Le programme de vol habité chinois, objet d'une grande fierté dans un pays qui a fait du rattrapage de son retard technologique une priorité, vise à doter d'ici une décennie la Chine d'une station orbitale dans laquelle un équipage peut vivre en autonomie durant plusieurs mois, sur le modèle de l'ancienne station russe Mir ou de la Station spatiale internationale (ISS).

La Chine est parallèlement engagée dans une course vers la Lune, où elle rêve d'être le premier pays asiatique à poser le pied. Dans le cadre de ce programme nommé "Chang'e", elle a déjà lancé avec succès deux sondes lunaires, en 2007 et 2010.

Plus près des entrailles de la Terre que de l'espace, la Chine a accompli dimanche une autre prouesse technologique, battant un record national en faisant descendre à plus de 7.000 mètres de profondeur dans le Pacifique occidental un submersible de recherche scientifique, le Jiaolong.

Première publication : 24/06/2012

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